{"id":379974,"date":"2024-06-23T14:00:00","date_gmt":"2024-06-23T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=379974"},"modified":"2026-09-21T11:23:15","modified_gmt":"2026-09-21T09:23:15","slug":"identifier-et-reduire-les-risques-cardiopulmonaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/identifier-et-reduire-les-risques-cardiopulmonaires\/","title":{"rendered":"Identifier et r\u00e9duire les risques cardiopulmonaires"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Il existe de plus en plus de r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes montrant que les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) pr\u00e9sentent un risque cardiovasculaire accru et que les exacerbations de la BPCO favorisent les complications cardiaques graves. Une revue publi\u00e9e en 2024 dans la revue <em>Advances in Therapy <\/em>r\u00e9sumera les r\u00e9sultats, y compris les \u00e9tudes th\u00e9rapeutiques actuelles qui ont \u00e9valu\u00e9 diff\u00e9rents traitements combin\u00e9s par inhalation en termes de r\u00e9sultats cardiovasculaires et autres.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">COPD ist durch eine Obstruktion der Atemwege und\/oder ein nicht reversibles Lungenemphysem gekennzeichnet. Ausgangspunkt ist stets eine chronische Inflammation der Bronchien: \u00fcberschiessende Entz\u00fcndungsreaktionen k\u00f6nnen zu einer irreversiblen Sch\u00e4digung der Lungenstruktur bis zur Zerst\u00f6rung der Lunge f\u00fchren. Meistens leiden COPD-Patienten unter einer oder mehreren Komorbidit\u00e4ten, wobei kardiovaskul\u00e4re Erkrankungen (CVD) am h\u00e4ufigsten vorkommen [1]. Dass COPD mit einem deutlich erh\u00f6hten kardiovaskul\u00e4ren Risiko einhergeht, best\u00e4tigte sich auch in einer grossen retrospektiven kanadischen Kohortenstudie, deren Ergebnisse 2023 ver\u00f6ffentlicht wurden [2]. Von ~5,8 Millionen \u226540-j\u00e4hrigen Erwachsenen ohne nachgewiesene CVD hatten 152\u2009125 eine COPD. Nach Adjustierung bez\u00fcglich anderer kardiovaskul\u00e4rer Risikofaktoren, Komorbidit\u00e4ten und weiterer Variablen stellte sich heraus, dass die MACE**-Rate bei COPD-Betroffenen um 25% h\u00f6her war im Vergleich zu Personen ohne COPD (HR=1,25; 95%-KI: 1,23\u20131,27). Dies sei vergleichbar mit der Rate bei Diabetesbetroffenen, so die Studienautoren [3]. Daher wird bei COPD zu einer angemessenen kardiovaskul\u00e4ren Prim\u00e4rpr\u00e4vention geraten.\u00a0<\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">** MACE=major<em>adverse cardiac event<\/em> (complication cardiaque majeure)<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le professeur Dave Singh, pharmacologie clinique et m\u00e9decine respiratoire, Universit\u00e9 de Manchester (Royaume-Uni) et ses coll\u00e8gues ont abord\u00e9 ce sujet dans une revue publi\u00e9e en 2024 [3]. Elle se concentre sur la mani\u00e8re dont les sympt\u00f4mes et les exacerbations influencent le risque cardiovasculaire dans la BPCO et sur la fa\u00e7on dont cela peut \u00eatre contrecarr\u00e9 par des mesures th\u00e9rapeutiques.  <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#8dd2fc73\"><tbody><tr><td>Les comorbidit\u00e9s, l&#8217;\u00e9osinophilie sanguine et une mauvaise fonction pulmonaire augmentent le risque d&#8217;exacerbation en cas de BPCO [4]. Entre autres, des sympt\u00f4mes tels qu&#8217;une dyspn\u00e9e accrue et une toux productive plus fr\u00e9quente sont des pr\u00e9dicteurs du risque d&#8217;exacerbation ult\u00e9rieure. Dans une \u00e9tude de cohorte observationnelle r\u00e9trospective, environ la moiti\u00e9 des patients ayant un score de \u22653 sur l&#8217;\u00e9chelle de dyspn\u00e9e du MRC (Medical Research Council) ont souffert d&#8217;une exacerbation dans les 12 mois suivants [36]. Dans une \u00e9tude d&#8217;observation prospective, les patients atteints de BPCO pr\u00e9sentant une toux productive fr\u00e9quente au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude avaient deux fois plus de risques d&#8217;\u00eatre hospitalis\u00e9s dans les 12 mois suivants en raison d&#8217;une exacerbation et 39% de risques suppl\u00e9mentaires de subir un \u00e9v\u00e9nement cardiovasculaire ou respiratoire ind\u00e9sirable grave au cours des trois ann\u00e9es de suivi [37,38].<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"les-exacerbations-augmentent-le-risque-de-mcv\" class=\"wp-block-heading\">Les exacerbations augmentent le risque de MCV  <\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les termes utilis\u00e9s par les patients, tels que &#8220;aggravation, rhume, restriction, utilisation accrue de sprays&#8221;, doivent attirer l&#8217;attention des m\u00e9decins traitants, car il s&#8217;agit souvent d&#8217;indices d&#8217;une exacerbation [4]. Les donn\u00e9es des \u00e9tudes montrent que les exacerbations augmentent le risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires et que ce risque peut persister jusqu&#8217;\u00e0 un an [5,6]. Dans une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective men\u00e9e au Canada, 43,4% des 1 42 787 patients atteints de BPCO (\u00e2ge moyen de 68,1 ans) ont subi au moins une exacerbation au cours d&#8217;une p\u00e9riode de suivi de 64 mois. Le risque ajust\u00e9 (Hazard risk, HR) de d\u00e9c\u00e8s, quelle qu&#8217;en soit la cause, ou d&#8217;hospitalisation pour syndrome coronarien aigu, insuffisance cardiaque, arythmie ou isch\u00e9mie c\u00e9r\u00e9brale \u00e9tait de 15,86 (IC \u00e0 95% : 15,17-16,58) 1-7 jours apr\u00e8s une exacerbation et est rest\u00e9 \u00e9lev\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 1 an [7]. Sur l&#8217;ensemble des cohortes, le risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires <sup> graves$<\/sup> ou de d\u00e9c\u00e8s a \u00e9t\u00e9 significativement augment\u00e9 dans les 7 jours suivant une exacerbation s\u00e9v\u00e8re (<sup>HR&amp;<\/sup> ajust\u00e9 de 15,84 \u00e0 48,57) et a persist\u00e9 pendant plus d&#8217;un an, voire jusqu&#8217;\u00e0 6 mois apr\u00e8s une exacerbation mod\u00e9r\u00e9e [7\u20139]. Ces r\u00e9sultats sont \u00e9galement \u00e9tay\u00e9s par une analyse post-hoc de l&#8217;\u00e9tude IMPACT, dans laquelle il a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 que le risque global d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 dans les exacerbations mod\u00e9r\u00e9es et s\u00e9v\u00e8res et restait \u00e9lev\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 30 jours apr\u00e8s l&#8217;exacerbation, m\u00eame chez les patients \u00e0 faible risque cardiovasculaire [10].  <\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em><sup>$<\/sup> Syndrome coronarien aigu, arythmie cardiaque, insuffisance cardiaque et accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral isch\u00e9mique<\/em><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em><sup>&amp;<\/sup> HR 15,84 ; IC \u00e0 95% 15,26-16,45 \u00e0 HR 48,57 ; IC \u00e0 95% 36,88-63,96<\/em><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#8dd2fc73\"><tbody><tr><td><strong>\u00c9tude ETHOS : randomisation en fonction du nombre d&#8217;\u00e9osinophiles  <\/strong><br\/>L&#8217;\u00e9tude ETHOS <em>(Efficacy and safety of Triple Therapy in Obstructive lung disease)<\/em> a \u00e9valu\u00e9 une trith\u00e9rapie sur une p\u00e9riode de 52 semaines. Le total de &gt;8500 patients inclus a \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9 de mani\u00e8re stratifi\u00e9e selon les crit\u00e8res suivants :  <\/td><\/tr><tr><td>&#8211; Ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;exacerbation (1 ou \u22652 exacerbations mod\u00e9r\u00e9es ou s\u00e9v\u00e8res)  <\/td><\/tr><tr><td>&#8211; <sub>VEMS<\/sub> apr\u00e8s bronchodilatation (25 \u00e0 50% ou 50 \u00e0 &lt;65% th\u00e9orique)  <\/td><\/tr><tr><td>&#8211; Nombre d&#8217;\u00e9osinophiles dans le sang (&lt;150 ou \u2265150 <sup>cellules\/mm3<\/sup>)<\/td><\/tr><tr><td>&#8211; Pays de recrutement  <\/td><\/tr><tr><td><em>vers [4,26] <\/em><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"traitement-medicamenteux-multidisciplinaire-adapte-au-risque\" class=\"wp-block-heading\">Traitement m\u00e9dicamenteux multidisciplinaire adapt\u00e9 au risque  <\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La derni\u00e8re mise \u00e0 jour de GOLD pr\u00e9conise une approche multidisciplinaire de la gestion de la BPCO [11,12]. Renforcer la coop\u00e9ration entre les m\u00e9decins de soins primaires et les sp\u00e9cialistes des domaines respiratoires et cardiologiques.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des donn\u00e9es r\u00e9centes du monde r\u00e9el indiquent que l&#8217;initiation d&#8217;une trith\u00e9rapie dans les 30 jours suivant une exacerbation est plus efficace pour r\u00e9duire le risque d&#8217;exacerbation future qu&#8217;une intervention retard\u00e9e (31-180 ou 181-365 jours) [34,35]. Singh et al. Dans leur revue, ils passent en revue diff\u00e9rents essais th\u00e9rapeutiques et soulignent que l&#8217;interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats des essais th\u00e9rapeutiques doit tenir compte des caract\u00e9ristiques des patients des collectifs \u00e9tudi\u00e9s [3]. Par exemple, dans l&#8217;\u00e9tude FLAME, la bith\u00e9rapie LAMA\/LABA \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction des exacerbations par rapport \u00e0 la bith\u00e9rapie corticost\u00e9ro\u00efde (CSI)\/LABA en inhalation, alors que dans les \u00e9tudes IMPACT et ETHOS, la bith\u00e9rapie CSI\/LABA a montr\u00e9 une r\u00e9duction plus importante des exacerbations par rapport \u00e0 la combinaison LAMA\/LABA [13\u201315]. Ces diff\u00e9rences peuvent s&#8217;expliquer par le fait que IMPACT et ETHOS incluaient des patients pr\u00e9sentant un risque plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;exacerbation que FLAME, selon Singh et al.  [3,13\u201316].  <\/p>\n\n<h3 id=\"quel-traitement-par-inhalation-pour-quels-patients\" class=\"wp-block-heading\">Quel traitement par inhalation pour quels patients ?  <\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Singh et al. citent des preuves d\u00e9montrant comment les th\u00e9rapies par inhalation peuvent apporter une protection cardiopulmonaire [3,16]. Selon cette \u00e9tude, les CSI peuvent r\u00e9duire l&#8217;inflammation dans les poumons et les bronchodilatateurs r\u00e9duisent la r\u00e9sistance des voies a\u00e9riennes et l&#8217;hyperinflation, ce qui am\u00e9liore la capacit\u00e9 inspiratoire <strong>(Fig. 1) <\/strong>[10, 17-19]. Le CSI et les bronchodilatateurs peuvent tous deux am\u00e9liorer l&#8217;adaptation de la ventilation et de la perfusion, ce qui entra\u00eene une hypox\u00e9mie moindre [21,22]. Ces composants de la trith\u00e9rapie ont montr\u00e9 une r\u00e9duction des exacerbations dans plusieurs \u00e9tudes, mais dans l&#8217;ensemble, le b\u00e9n\u00e9fice des CSI semble \u00eatre le plus important chez les patients \u00e0 haut risque d&#8217;exacerbation [23,24].<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"2185\" height=\"810\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-379834\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49.png 2185w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-800x297.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-1160x430.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-2048x759.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-120x44.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-90x33.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-320x119.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-560x208.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-1920x712.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-240x89.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-180x67.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-640x237.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-1120x415.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_HP5_s49-1600x593.png 1600w\" sizes=\"(max-width: 2185px) 100vw, 2185px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>FULFIL et IMPACT :<\/strong> une trith\u00e9rapie \u00e0 base de furoate de fluticasone\/ um\u00e9clidinium\/vilanterol a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e dans l&#8217;\u00e9tude FULFIL de 24 semaines et dans l&#8217;\u00e9tude IMPACT de 52 semaines. Dans l&#8217;\u00e9tude FULFIL, une r\u00e9duction significative du taux d&#8217;exacerbations mod\u00e9r\u00e9es ou s\u00e9v\u00e8res a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec la trith\u00e9rapie par rapport aux CSI\/LABA, et dans l&#8217;\u00e9tude IMPACT, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal, \u00e0 savoir la r\u00e9duction des exacerbations mod\u00e9r\u00e9es ou s\u00e9v\u00e8res avec la trith\u00e9rapie par rapport \u00e0 LAMA\/LABA et aux CSI\/LABA, a \u00e9t\u00e9 atteint [14,15].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>ETHOS et KRONOS : <\/strong>l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;une autre trith\u00e9rapie (bud\u00e9sonide\/glycopyrrolate\/fumarate de formot\u00e9rol) par rapport aux bith\u00e9rapies correspondantes a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e dans l&#8217;\u00e9tude KRONOS de 24 semaines et dans l&#8217;\u00e9tude ETHOS de 52 semaines respectivement [15,26,27]. Dans l&#8217;\u00e9tude KRONOS, la trith\u00e9rapie a montr\u00e9 une r\u00e9duction significative du taux d&#8217;exacerbations mod\u00e9r\u00e9es ou s\u00e9v\u00e8res par rapport \u00e0 LAMA\/LABA [27]. 74,4% de la population n&#8217;a pas eu d&#8217;exacerbation mod\u00e9r\u00e9e ou s\u00e9v\u00e8re document\u00e9e au cours des 12 mois pr\u00e9c\u00e9dant l&#8217;\u00e9tude [27]. D&#8217;autres effets de cette trith\u00e9rapie sur le taux d&#8217;exacerbations ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s dans l&#8217;\u00e9tude ETHOS, qui a atteint son crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal en termes de r\u00e9duction du risque d&#8217;exacerbations mod\u00e9r\u00e9es ou s\u00e9v\u00e8res par rapport \u00e0 LAMA\/LABA et ICS\/LABA [15].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>TRILOGY, TRINITY et TRIBUTE :<\/strong> De m\u00eame, dans les trois \u00e9tudes de 52 semaines TRILOGY, TRINITY et TRIBUTE, une r\u00e9duction significative du taux d&#8217;exacerbations mod\u00e9r\u00e9es ou s\u00e9v\u00e8res a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e avec une trith\u00e9rapie (dipropionate de b\u00e9clom\u00e9tasone\/glycopyrronium\/fumarate de formot\u00e9rol) par rapport aux ICS\/LABA ou aux LAMA ou LAMA\/LABA [28\u201330].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les analyses post-hoc des \u00e9tudes IMPACT et ETHOS ont montr\u00e9 une r\u00e9duction plus importante du risque d&#8217;exacerbation avec une trith\u00e9rapie chez les patients ayant un nombre d&#8217;\u00e9osinophiles \u2265100 cellules\/\u03bcl [31\u201333].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :  <\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>&#8220;Les patients* atteints de BPCO particuli\u00e8rement menac\u00e9s par les maladies cardiovasculaires&#8221;,<a href=\"http:\/\/www.ogp.at\/blog\/copd-patientinnen-durch-herz-kreislauf-erkrankungen-besonders-gefaehrdet\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> www.ogp.at\/blog\/copd-patientinnen-durch-herz-kreislauf-erkrankungen-besonders-gefaehrdet,<\/a>(derni\u00e8re consultation 08.05.2024)  <\/li>\n\n\n\n<li>Maclagan LC, et al : Quantifying COPD as a Risk Factor for Cardiac Disease in a Primary Prevention Cohort. European Respiratory Journal 2023 ; DOI : 10.1183\/13993003.02364-2022  <\/li>\n\n\n\n<li>Singh D, et al : Implications du risque cardiopulmonaire pour la prise en charge de la BPCO : une revue narrative. Adv Ther 2024 Apr 25. doi : 10.1007\/s12325-024-02855-4.  <\/li>\n\n\n\n<li>&#8220;Actualit\u00e9s de la BPCO &#8211; Que voit le sp\u00e9cialiste ?&#8221;, PD Dr. med. habil. Christian Ge\u00dfner, remise \u00e0 niveau en m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale, 08-09.03.2024, Leipzig.  <\/li>\n\n\n\n<li>Kunisaki KM, et al : Exacerbations of chronic obstructive pulmonary disease and cardiac events. Une analyse de cohorte post-hoc de l&#8217;essai clinique randomis\u00e9 SUMMIT. Am J Respir Crit Care Med 2018 ; 198 : 51-57.  <\/li>\n\n\n\n<li>Goto T, et al : Incidence des \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires aigus apr\u00e8s une exacerbation aigu\u00eb de la BPCO. J Gen Intern Med 2018 ; 33 : 1461-1468.  <\/li>\n\n\n\n<li>Hawkins NM, et al : Risques cardiovasculaires accrus \u00e0 long terme apr\u00e8s une exacerbation de la maladie pulmonaire obstructive chronique. Heart 2024 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1136\/heartjnl-2023-323487\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">.<\/a> https:\/\/doi.org\/10.1136\/heartjnl-2023-323487.  <\/li>\n\n\n\n<li>Vogelmeier C, et al : Increased risk of severe cardiovascular events following exacerbations of COPD : a multi-database cohort study. Eur Respir J 2023;62:PA3013 (Abstract).  <\/li>\n\n\n\n<li>Swart KMA, et al : Risk of cardiovascular events after an exacerbation of chronic obstructive pulmonary disease : results from the EXACOS-CV cohort study using the PHARMO Data Network in the Netherlands. Respir Res 2023 ; 24 : 293.  <\/li>\n\n\n\n<li>Dransfield MT, et al : Time-dependent risk of cardiovascular events following an ex-acerbation in patients with chronic obstructive pulmonary disease : post hoc analysis from the IMPACT trial. J Am Heart Assoc 2022 ; 11 : e024350.  <\/li>\n\n\n\n<li>Shrikrishna D, et al : Exacerbant le fardeau des maladies cardiovasculaires : comment pouvons-nous aborder le risque cardiopulmonaire chez les individus atteints de maladie pulmonaire obstructive chronique ? Eur Heart J. 2024 ; 45 : 247-249.  <\/li>\n\n\n\n<li>Agusti A, et al : GOLD COPD DOCUMENT 2023 : a brief update for practicing cardiologists. Clin Res Cardiol 2023 ; 2023 : 1-10.  <\/li>\n\n\n\n<li>Wedzicha JA, et al : Indacaterol-glycopyrronium versus salmeterol-fluticasone pour la BPCO. N Engl J Med. 2016;374 : 2222-2234.  <\/li>\n\n\n\n<li>Lipson DA, et al : Once-daily single-inhaler triple versus dual therapy in patients with COPD. N Engl J Med 2018 ; 378 : 1671-1680.<\/li>\n\n\n\n<li>Rabe KF, et al : Triple th\u00e9rapie inhaled \u00e0 deux doses de glucocortico\u00efdes dans la BPCO mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. N Engl J Med 2020 ; 383 : 35-48.<\/li>\n\n\n\n<li>16 Pullen R, et al : CONQUEST quality standards : for the collaboration on quality improvement initiative for achieving excellence in standards of COPD care. Int J Chron Obstruct Pulmon Dis 2021 ; 16 : 2301-2322.<\/li>\n\n\n\n<li>Celi A, et al : Maladie pulmonaire obstructive chronique : passer du soulagement des sympt\u00f4mes \u00e0 la r\u00e9duction de la mortalit\u00e9. Ther Adv Chronic Dis 2021 ; 12 : 20406223211014028.<\/li>\n\n\n\n<li>Hohlfeld JM, et al. : Effect of lung deflation with indacaterol plus glycopyrronium on ventricular filling in patients with hyperinflation and COPD (CLAIM) : a double-blind, randomised, crossover, placebo-controlled, single-centre trial. Lancet Respir Med 2018 ; 6 : 368-378.<\/li>\n\n\n\n<li>O&#8217;Donnell DE, Webb KA, Neder JA : Lung hyperinflation in COPD : applying physiology to clinical practice. COPD Res Pract 2015 ; 1 : 4.<\/li>\n\n\n\n<li>Garc\u00eda-R\u00edo F : Hyperinflation pulmonaire dans la bronchopneumopathie chronique obstructive : pertinence clinique et th\u00e9rapeutique. BRN Rev 2020 ; 6 : 67-86.<\/li>\n\n\n\n<li>Hwang HJ, et al : Assessment of changes in regional xenon-ventilation, perfusion, and ventilation-perfusion mismatch using dual-energy computed tomography after pharmacological treatment in patients with chronic obstructive pulmonary disease : visual and quantitative analysis. Int J Chron Obstruct Pulmon Dis 2019 ; 14 : 2195-203.<\/li>\n\n\n\n<li>Singh D, et al. : Effet de l&#8217;indacat\u00e9rol\/glycopyrronium sur la ventilation et la perfusion dans la BPCO : un essai randomis\u00e9. 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Am J Respir Crit Care Med. 2020;203:553\u201364.<\/li>\n\n\n\n<li>Ferguson GT, et al. : Triple th\u00e9rapie avec fumarate de bud\u00e9sonide\/glycopyrrolate\/formot\u00e9rol avec technologie de livraison en co-suspension versus bith\u00e9rapie dans la maladie pulmonaire obstructive chronique (KRONOS) : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 en double aveugle, en groupes parall\u00e8les, multicentrique, phase 3. Lancet Respir Med 2018 ; 6 : 747-758.<\/li>\n\n\n\n<li>Vestbo J, et al : Single inhaler extrafine triple therapy versus long-acting muscarinic antagonist therapy for chronic obstructive pulmonary disease (TRINITY) : a double-blind, parallel group, randomised controlled trial. Lancet 2017 ; 389 : 1919-1929.<\/li>\n\n\n\n<li>Singh D, et al : Single inhaler triple therapy versus inhaled corticosteroid plus long-acting \u03b22-agonist therapy for chronic obstructive pulmonary disease (TRILOGY) : a double-blind, parallel group, randomised controlled trial. Lancet 2016 ; 388 : 963-973.<\/li>\n\n\n\n<li>Papi A, et al : Extrafine inhaled triple therapy versus dual bronchodilator therapy in chronic obstructive pulmonary disease (TRIBUTE) : a double-blind, parallel group, randomised controlled trial. Lancet 2018 ; 391 : 1076-1084.<\/li>\n\n\n\n<li>Bafadhel M, et al. : Predictors of exacerbation risk and response to budesonide in patients with chronic obstructive pulmonary disease : a post hoc analysis of three randomised trials. Lancet Respir Med 2018 ; 6 : 117-126.<\/li>\n\n\n\n<li>Pascoe S, et al : \u00c9osinophiles sanguins et r\u00e9ponse au traitement par trith\u00e9rapie et bi-th\u00e9rapie dans la maladie pulmonaire obstructive chronique : analyse de l&#8217;essai IMPACT. Lancet Respir Med 2019 ; 7 : 745-756.<\/li>\n\n\n\n<li>Bafadhel M, et al : Benefits of budesonide\/glycopyrronium\/formoterol fumarate dihydrate on COPD exacerbations, lung function, symptoms, and quality of life across blood eosinophil ranges : a post hoc analysis of data from ETHOS. Int J Chron Obstruct Pulmon Dis 2022 ; 17 : 3061-3073.<\/li>\n\n\n\n<li>Strange C, et al : Exacerbations and Real-World Outcomes After Single-Inhaler Triple Therapy of Budesonide\/Glycopyrrolate\/Formoterol Fumarate, Among Patients with COPD : Results from the EROS (US) Study. Int J Chron Obstruct Pulmon Dis 2023 ; 18 : 2245-2256.  <\/li>\n\n\n\n<li>Ismaila AS, et al : Benefit of prompt initiation of single-inhaler fluticasone furoate, umeclidinium, and vilanterol (FF\/UMEC\/VI) in patients with COPD in England following an exacerbation : a retrospective cohort study. Respir Res 2023 ; 24 : 229.<\/li>\n\n\n\n<li>[M\u00fcllerov\u00e1 H, et al : Risk factors for acute exacerbations of COPD in a primary care population : a retrospective observational cohort study. BMJ Open 2014 ; 4 : e006171. https:\/\/doi.org\/10.1136\/bmjopen-2014-006171.<\/li>\n\n\n\n<li>Hughes R, et al : Frequent productive cough : symptom burden and future exacerbation risk among patients with asthma and\/or COPD in the NOVELTY study. Respir Med 2022 ; 200 : 106921.<\/li>\n\n\n\n<li>Rapsomaniki E, et al : Frequent productive cough associates with an increased risk of cardiopulmonary outcomes in a real-life cohort of patients with COPD (NOVELTY study). Eur Respir J 2023 ; 62(Suppl. 67):PA1928 (Abstract).<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>HAUSARZT PRAXIS 2024; 19(5): 48\u201349<\/em><br\/><em>CARDIOVASC 2024; 23(2): 42\u201344<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il existe de plus en plus de r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes montrant que les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) pr\u00e9sentent un risque cardiovasculaire accru et que les exacerbations de la&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":127253,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"BPCO","footnotes":"","_members_access_role":[],"_members_access_error":""},"category":[11549,11378,11527,11531,11315,11477],"tags":[76534,12093,76535,76533],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-379974","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-rx-fr","category-cardiologie","category-etudes","category-formation-continue","category-medecine-interne-generale","category-pneumologie-fr","tag-avancees-en-matiere-de-therapie","tag-bpco","tag-exacerbations-de-la-bpco","tag-risques-cardiopulmonaires","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-10-10 07:17:54","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":379910,"slug":"riconoscere-e-ridurre-i-rischi-cardiopolmonari","post_title":"Riconoscere e ridurre i rischi cardiopolmonari","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/riconoscere-e-ridurre-i-rischi-cardiopolmonari\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":379923,"slug":"reconhecer-e-reduzir-os-riscos-cardiopulmonares","post_title":"Reconhecer e reduzir os riscos cardiopulmonares","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/reconhecer-e-reduzir-os-riscos-cardiopulmonares\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":379940,"slug":"reconocer-y-reducir-los-riesgos-cardiopulmonares","post_title":"Reconocer y reducir los riesgos cardiopulmonares","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/reconocer-y-reducir-los-riesgos-cardiopulmonares\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/379974","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=379974"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/379974\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":568075,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/379974\/revisions\/568075"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=379974"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=379974"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=379974"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=379974"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}