{"id":380713,"date":"2024-06-07T00:01:00","date_gmt":"2024-06-06T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=380713"},"modified":"2024-06-07T07:30:18","modified_gmt":"2024-06-07T05:30:18","slug":"des-ics-aux-inhalateurs-en-passant-par-mart-air-quest-ce-qui-fait-la-difference","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/des-ics-aux-inhalateurs-en-passant-par-mart-air-quest-ce-qui-fait-la-difference\/","title":{"rendered":"Des ICS aux inhalateurs en passant par MART\/AIR, qu&#8217;est-ce qui fait la diff\u00e9rence ?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L&#8217;asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires, h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et multifactorielle, caract\u00e9ris\u00e9e le plus souvent par une hyperr\u00e9activit\u00e9 bronchique et\/ou une obstruction variable des voies respiratoires, qui peut se traduire cliniquement par des sympt\u00f4mes respiratoires (essoufflement, oppression thoracique, respiration sifflante, toux) d&#8217;intensit\u00e9 et de fr\u00e9quence variables. La physiopathologie de l&#8217;asthme est tr\u00e8s complexe et le traitement a fondamentalement \u00e9volu\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Dans cet article, nous discutons de la place des corticost\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s (CSI) et d&#8217;un changement de paradigme dans le traitement.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<div class=\"cnvs-block-alert cnvs-block-alert-1669013560583\" >\n\t<div class=\"cnvs-block-alert-inner\">\n\t\t\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-a89b3969 wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"https:\/\/academy.medizinonline.com\/course\/state-of-the-art-asthma-t-helfer-1-zellen\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">D\u00e9marrer le test CME<\/a><\/div>\n<\/div>\n\n\t<\/div>\n\t<\/div>\n\n<p>L&#8217;asthme est une maladie inflammatoire chronique h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et multifactorielle des voies respiratoires, g\u00e9n\u00e9ralement caract\u00e9ris\u00e9e par une hyperr\u00e9activit\u00e9 bronchique et\/ou une obstruction variable des voies respiratoires, et qui peut se manifester cliniquement par des sympt\u00f4mes respiratoires (essoufflement, oppression thoracique, respiration sifflante, toux) d&#8217;intensit\u00e9 et de fr\u00e9quence variables [1]. La physiopathologie de l&#8217;asthme est tr\u00e8s complexe et le traitement a fondamentalement \u00e9volu\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Dans cet article, nous discutons de la place des corticost\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s (CSI) et d&#8217;un changement de paradigme dans le traitement.<\/p>\n\n<h3 id=\"evolution-du-traitement-de-lasthme\" class=\"wp-block-heading\">\u00c9volution du traitement de l&#8217;asthme<\/h3>\n\n<p>Les corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts vers 1950 en raison de leur efficacit\u00e9 dans le traitement de l&#8217;asthme. C&#8217;est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque que les b\u00eata-2 agonistes par inhalation ont \u00e9t\u00e9 introduits pour le soulagement symptomatique de la maladie. Cependant, en raison des effets secondaires associ\u00e9s aux corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques, le traitement de l&#8217;asthme a d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 principalement bas\u00e9 sur les b\u00eata-2-sympathomim\u00e9tiques. Cependant, il est rapidement apparu que le traitement par b\u00eata-2 agonistes inhal\u00e9s \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 une mortalit\u00e9 accrue lorsqu&#8217;il \u00e9tait utilis\u00e9 seul. A cette \u00e9poque, des sympathomim\u00e9tiques syst\u00e9miques tels que l&#8217;\u00e9ph\u00e9drine orale, l&#8217;adr\u00e9naline intraveineuse ou encore l&#8217;adr\u00e9naline inhal\u00e9e, des anticholinergiques tels que la scopolamine inhal\u00e9e et des m\u00e9thylxanthines telles que la caf\u00e9ine ou la th\u00e9ophylline ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour traiter les obstructions aigu\u00ebs des voies respiratoires mettant la vie en danger. Ces traitements ne ciblaient pas encore les m\u00e9canismes pathologiques de l&#8217;asthme, encore largement inconnus \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, et n&#8217;avaient pas d&#8217;utilit\u00e9 th\u00e9rapeutique \u00e0 long terme. Vers 1970, le premier corticost\u00e9ro\u00efde inhal\u00e9 (b\u00e9clom\u00e9thasone) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9, d&#8217;abord seul puis en association avec des b\u00eata-2 agonistes inhal\u00e9s pour traiter l&#8217;asthme [2].<\/p>\n\n<p>A cette \u00e9poque, la bronchoconstriction \u00e9tait au centre des concepts physiopathologiques, la pertinence de l&#8217;inflammation chronique n&#8217;a \u00e9t\u00e9 de mieux en mieux comprise que dans les ann\u00e9es qui ont suivi. C&#8217;est pourquoi les premiers traitements visaient \u00e0 soulager les sympt\u00f4mes et qu&#8217;il n&#8217;existait pas encore de concept de traitement anti-inflammatoire \u00e0 long terme de la maladie. Au fur et \u00e0 mesure que la compr\u00e9hension de l&#8217;asthme progressait, les th\u00e9rapies ont \u00e9volu\u00e9 et les m\u00e9dicaments ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s en contr\u00f4leurs et en relieurs, en fonction du contr\u00f4le de la maladie et du traitement symptomatique. Parmi les contr\u00f4leurs, on trouve principalement les CSI, qui ont r\u00e9volutionn\u00e9 le traitement de l&#8217;asthme et qui restent aujourd&#8217;hui la base du traitement anti-inflammatoire de l&#8217;asthme. Ils sont utilis\u00e9s seuls ou, de pr\u00e9f\u00e9rence, en association avec des b\u00eata-2 agonistes \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action (LABA). Les antagonistes des r\u00e9cepteurs des leucotri\u00e8nes (LTRA) font \u00e9galement partie des contr\u00f4leurs, mais leur efficacit\u00e9 est inf\u00e9rieure \u00e0 celle des CSI chez la grande majorit\u00e9 des patients. Ils ne jouent donc qu&#8217;un r\u00f4le mineur dans le traitement moderne de l&#8217;asthme, en raison des effets secondaires importants qu&#8217;ils peuvent entra\u00eener [1].<\/p>\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 une meilleure compr\u00e9hension des m\u00e9canismes inflammatoires de l&#8217;asthme, des anticorps monoclonaux administr\u00e9s par voie sous-cutan\u00e9e ou intraveineuse ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies pour les patients souffrant d&#8217;asthme s\u00e9v\u00e8re et non contr\u00f4l\u00e9 malgr\u00e9 l&#8217;\u00e9puisement des traitements par inhalation. Ces produits biologiques ciblent des voies inflammatoires sp\u00e9cifiques et sont utilis\u00e9s chez les patients pour lesquels le traitement standard ne suffit pas. Les directives actuelles pr\u00e9conisent l&#8217;utilisation de produits biologiques avant l&#8217;application syst\u00e9mique de glucocorticost\u00e9ro\u00efdes. Ces derniers ne peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en traitement continu qu&#8217;en cas d&#8217;inefficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments biologiques. Avec le d\u00e9veloppement des m\u00e9dicaments biologiques, la r\u00e9mission compl\u00e8te de la maladie est devenue un objectif th\u00e9rapeutique r\u00e9aliste pour de nombreux patients souffrant d&#8217;asthme s\u00e9v\u00e8re. Les produits biologiques, en particulier, peuvent \u00e9galement agir tr\u00e8s efficacement sur les comorbidit\u00e9s fr\u00e9quentes associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;asthme, comme la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux, l&#8217;urticaire chronique et la dermatite atopique. En outre, l&#8217;immunoth\u00e9rapie allerg\u00e9nique (IAT), administr\u00e9e par voie sublinguale ou sous-cutan\u00e9e, constitue une option de soutien pour les patients souffrant d&#8217;une allergie \u00e0 m\u00e9diation IgE importante afin de r\u00e9duire ce pathom\u00e9canisme et d&#8217;am\u00e9liorer le contr\u00f4le de la maladie [2]. Les objectifs de la r\u00e9mission de l&#8217;asthme sont l&#8217;absence durable de sympt\u00f4mes d&#8217;asthme, la pr\u00e9vention durable des exacerbations de l&#8217;asthme, des tests de fonction pulmonaire stables et l&#8217;absence de besoin de corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques pour traiter l&#8217;asthme [2].<\/p>\n\n<p>Cela ouvre la voie \u00e0 un traitement personnalis\u00e9 de l&#8217;asthme. Cependant, l&#8217;administration de CSI par inhalation \u00e0 des doses variables reste la base pour presque tous les patients, quels que soient le degr\u00e9 de gravit\u00e9 et le niveau de traitement. Compte tenu du large \u00e9ventail de mol\u00e9cules de CSI, des diff\u00e9rents dosages, des diff\u00e9rents partenaires de combinaison, des diff\u00e9rents concepts d&#8217;utilisation (traitement d&#8217;entretien et\/ou traitement \u00e0 la demande) et des diff\u00e9rents dispositifs, il existe un grand nombre de variables dont la signification clinique est souvent peu claire. Cet aper\u00e7u a donc pour but de pr\u00e9senter les aspects cliniques pertinents dans l&#8217;utilisation des CSI et de leurs partenaires de combinaison.  <\/p>\n\n<h3 id=\"csi-et-beta-2-sympathomimetiques\" class=\"wp-block-heading\">CSI et b\u00eata-2-sympathomim\u00e9tiques<\/h3>\n\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les CSI, m\u00eame \u00e0 faible dose, r\u00e9duisent consid\u00e9rablement la mortalit\u00e9 dans l&#8217;asthme [3]. En revanche, des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que la monoth\u00e9rapie et\/ou l&#8217;abus de b\u00eata-2 agonistes de courte dur\u00e9e d&#8217;action (SABA) \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 un risque accru d&#8217;exacerbations et \u00e0 une augmentation de la mortalit\u00e9 [4,5]. Plus tard, cela a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 pour les b\u00eata-2 agonistes \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action (LABA) en monoth\u00e9rapie [6]. La premi\u00e8re combinaison LABA\/ICS ayant \u00e9t\u00e9 mise sur le march\u00e9 d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 1980, des \u00e9tudes ont suivi dans les ann\u00e9es 1990 et suivantes, comparant l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;un traitement combin\u00e9 CSI\/LABA \u00e0 celles d&#8217;un traitement CSI ou LABA autonome. Ainsi, une \u00e9tude cl\u00e9, l&#8217;\u00e9tude FACET, a montr\u00e9 qu&#8217;une combinaison de bud\u00e9sonide \u00e0 faible dose et de formot\u00e9rol (LABA\/ICS) est sup\u00e9rieure \u00e0 une dose plus \u00e9lev\u00e9e de CSI en termes de fonction pulmonaire, mais qu&#8217;une dose plus \u00e9lev\u00e9e de CSI pr\u00e9sente des avantages en termes de pr\u00e9vention des exacerbations [7]. Plus tard, l&#8217;\u00e9tude Goal, men\u00e9e sur plus de 3400 patients souffrant d&#8217;asthme l\u00e9ger \u00e0 mod\u00e9r\u00e9, a \u00e9galement montr\u00e9 que, malgr\u00e9 un traitement combin\u00e9 par LABA et CSI \u00e0 haute dose, une proportion importante de patients n&#8217;avait pas atteint un contr\u00f4le complet de la maladie au cours d&#8217;une p\u00e9riode d&#8217;observation d&#8217;un an [8]. Il y avait donc un besoin clinique d&#8217;options et\/ou de concepts th\u00e9rapeutiques suppl\u00e9mentaires. Cela a notamment conduit au d\u00e9veloppement du concept de &#8220;Single Inhaler Maintenance and Reliefer Therapy ([S]MART)&#8221; pour le traitement de l&#8217;asthme. Ce concept th\u00e9rapeutique est \u00e9galement appel\u00e9 bri\u00e8vement MART<em> (Maintenance and Reliefer Therapy)<\/em>, car le &#8220;S&#8221; de SMART \u00e9tait \u00e0 l&#8217;origine le nom commercial de la combinaison fixe formot\u00e9rol\/budesonide avec laquelle les premi\u00e8res grandes \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es. Apr\u00e8s que les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9s dans d&#8217;autres \u00e9tudes avec d&#8217;autres CSI, le &#8220;S&#8221; signifiait d\u00e9sormais &#8220;Single Inhaler&#8221;. Dans la pratique clinique quotidienne, SMART et MART sont utilis\u00e9s comme synonymes.  <\/p>\n\n<h3 id=\"la-therapie-dentretien-et-de-soulagement-par-inhalateur-unique-smart\" class=\"wp-block-heading\">La th\u00e9rapie d&#8217;entretien et de soulagement par inhalateur unique ([S]MART)<\/h3>\n\n<p>Ce concept de traitement consiste en un traitement continu (maintenance) avec application 2\u00d7 par jour d&#8217;une combinaison CSI\/formot\u00e9rol dans un seul dispositif. Parmi les LABA, seul le formot\u00e9rol entre en ligne de compte, car il a \u00e0 la fois une longue dur\u00e9e d&#8217;action et un d\u00e9but d&#8217;action rapide, ce que l&#8217;on appelle les &#8220;b\u00eata-2 agonistes \u00e0 action rapide et longue&#8221;. En cas de besoin, c&#8217;est-\u00e0-dire en fonction des sympt\u00f4mes, les patients inhalent en outre la m\u00eame combinaison CSI\/LABA comme agent de soulagement. Ce concept th\u00e9rapeutique repose sur le fait que l&#8217;inflammation bronchique augmente d\u00e9j\u00e0 quelques jours avant une d\u00e9t\u00e9rioration clinique et qu&#8217;une augmentation pr\u00e9coce du traitement anti-inflammatoire par CSI peut pr\u00e9venir cette d\u00e9t\u00e9rioration ou du moins l&#8217;att\u00e9nuer. Un traitement (S)MART permet donc, sur fond de traitement anti-inflammatoire de base, d&#8217;adapter l&#8217;intensit\u00e9 du traitement anti-inflammatoire par CSI \u00e0 l&#8217;\u00e9volution de la maladie. Plusieurs grandes \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 la sup\u00e9riorit\u00e9 d&#8217;un traitement (S)MART par rapport aux sch\u00e9mas d&#8217;application conventionnels. Une r\u00e9duction significative du nombre total d&#8217;exacerbations ainsi que du nombre d&#8217;exacerbations graves a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e [9].<\/p>\n\n<p>Le traitement (S)MART a \u00e9t\u00e9 initialement d\u00e9velopp\u00e9 pour les patients souffrant d&#8217;asthme mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re dans les niveaux de traitement III-V et est \u00e9galement recommand\u00e9 dans les directives nationales et internationales actuelles pour ces niveaux de traitement. Il existe des preuves \u00e9crasantes sur les b\u00e9n\u00e9fices de cette th\u00e9rapie \u00e0 ces niveaux de traitement.<\/p>\n\n<h3 id=\"la-therapie-anti-inflammatoire-de-secours-air\" class=\"wp-block-heading\">La th\u00e9rapie anti-inflammatoire de secours (AIR)<\/h3>\n\n<p>Pour le traitement par inhalation des patients souffrant d&#8217;asthme l\u00e9ger (niveau 1), on a recommand\u00e9 pendant de nombreuses ann\u00e9es l&#8217;administration par inhalation d&#8217;un SABA uniquement ax\u00e9 sur les sympt\u00f4mes. Cependant, on sait qu&#8217;une monoth\u00e9rapie par b\u00eata-2-sympathomim\u00e9tique peut aggraver le contr\u00f4le de la maladie et augmenter le taux d&#8217;exacerbation et la mortalit\u00e9 [4]. Des exacerbations graves peuvent \u00e9galement survenir dans le cas d&#8217;un asthme l\u00e9ger. Il a donc sembl\u00e9 plausible, par analogie avec le concept (S)MART, de tester chez les patients souffrant d&#8217;asthme l\u00e9ger un traitement inhal\u00e9 uniquement \u00e0 la demande avec une association CSI-formot\u00e9rol. Ce concept th\u00e9rapeutique est appel\u00e9 th\u00e9rapie AIR <em>(Anti-Inflammatory Reliever) <\/em>. L\u00e0 encore, en raison de son efficacit\u00e9 rapide et prolong\u00e9e, le formot\u00e9rol doit \u00eatre utilis\u00e9 comme LABA. Une combinaison SABA\/ICS (salbutamol\/b\u00e9clom\u00e9thasone) dans un inhalateur a fait l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9tude [10], mais cette combinaison n&#8217;est pas encore autoris\u00e9e dans l&#8217;UE et en Suisse.  <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"2214\" height=\"1889\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-380114\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8.png 2214w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-800x683.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-1160x990.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-2048x1747.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-120x102.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-90x77.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-320x273.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-560x478.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-1920x1638.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-240x205.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-180x154.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-640x546.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-1120x956.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_PA2_s8-1600x1365.png 1600w\" sizes=\"(max-width: 2214px) 100vw, 2214px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Plusieurs grandes \u00e9tudes ont montr\u00e9 que le traitement AIR est sup\u00e9rieur \u00e0 une monoth\u00e9rapie par SABA \u00e0 la demande au niveau I pour tous les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation pertinents, mais aussi au niveau II par rapport au traitement continu par CSI avec SABA \u00e0 la demande utilis\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Les premi\u00e8res \u00e9tudes \u00e0 le montrer ont \u00e9t\u00e9 les \u00e9tudes SYGMA [11]. C&#8217;est pourquoi la th\u00e9rapie AIR est recommand\u00e9e dans les directives nationales et internationales pour les patients aux niveaux de traitement 1 et 2 [1,12]. Malgr\u00e9 le niveau \u00e9lev\u00e9 de preuves en faveur du traitement AIR de l&#8217;asthme l\u00e9ger et les recommandations claires des lignes directrices, les associations m\u00e9dicamenteuses disponibles pour ce traitement n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es dans l&#8217;UE et en Suisse, ce qui constitue un dilemme pour les m\u00e9decins prescripteurs.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1804\" height=\"621\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-380115 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1804px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1804\/621;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9.png 1804w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-800x275.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-1160x399.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-120x41.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-90x31.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-320x110.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-560x193.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-240x83.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-180x62.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-640x220.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-1120x386.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb2_PA2_s9-1600x551.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 1804px) 100vw, 1804px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>La place des deux concepts de traitement par CSI\/formot\u00e9rol variables, orient\u00e9s sur l&#8217;\u00e9volution de la maladie et l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;inflammation bronchique (AIR et [S]MART), dans le sch\u00e9ma progressif actuel du traitement de l&#8217;asthme chez l&#8217;adulte est illustr\u00e9e dans la<strong> figure 1 <\/strong>. En fonction de la gravit\u00e9 et de l&#8217;\u00e9volution de la maladie, il peut \u00eatre utile de passer d&#8217;une modalit\u00e9 th\u00e9rapeutique \u00e0 l&#8217;autre dans le sens d&#8217;une escalade ou d&#8217;une d\u00e9sescalade <strong>(figure 2).<\/strong> Bien que le traitement combin\u00e9 CSI\/LABA soit d\u00e9sormais \u00e9tabli comme standard, d&#8217;autres questions se posent :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Est-ce que (S)MART convient \u00e0 tous les patients asthmatiques ?<br\/><\/strong>Apr\u00e8s une information ad\u00e9quate, il sera possible de traiter la majorit\u00e9 des patients de mani\u00e8re appropri\u00e9e. Il s&#8217;agit toutefois d&#8217;une d\u00e9cision individuelle qui doit \u00eatre discut\u00e9e en cons\u00e9quence avec les patients, dans l&#8217;esprit d&#8217;une <em>prise de d\u00e9cision partag\u00e9e<\/em>. Si les patients ont obtenu un bon contr\u00f4le de la maladie avec un autre traitement conforme aux lignes directrices, il n&#8217;y a aucune raison de changer cela. De m\u00eame, certains patients pr\u00e9f\u00e8rent un sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique rigide et de nombreux patients ont besoin de disposer d&#8217;un autre m\u00e9dicament, g\u00e9n\u00e9ralement un SABA, en plus de leur traitement inhal\u00e9 continu, comme option suppl\u00e9mentaire en cas &#8220;d&#8217;urgence&#8221;, ce qui leur procure un sentiment de s\u00e9curit\u00e9 suppl\u00e9mentaire.  <\/li>\n\n\n\n<li><strong>Est-ce que toutes les combinaisons CSI\/LABA sont appropri\u00e9es pour (S)MART ?  <\/strong>Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9, ce traitement n\u00e9cessite un LABA avec un d\u00e9but d&#8217;action rapide et une efficacit\u00e9 prolong\u00e9e. C&#8217;est le cas du formot\u00e9rol. C&#8217;est pourquoi le sch\u00e9ma par \u00e9tapes<strong> (Fig. 1)<\/strong> ne mentionne que le formot\u00e9rol comme LABA pour une administration \u00e0 la demande avec un CSI. En ce qui concerne le partenaire de combinaison du CSI, le bud\u00e9sonide a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 dans presque toutes les \u00e9tudes (S)MART. Une \u00e9tude a utilis\u00e9 la b\u00e9clom\u00e9tasone avec une efficacit\u00e9 similaire.  <\/li>\n\n\n\n<li><strong>Peut-on prescrire (S)MART avec ICS\/formot\u00e9rol comme traitement \u00e0 la demande et un ICS-LABA alternatif comme traitement d&#8217;entretien ?<\/strong>  Chez les patients recevant un traitement d&#8217;entretien avec des associations CSI\/LABA autres que CSI\/formot\u00e9rol, l&#8217;utilisation de CSI-formot\u00e9rol en tant que traitement \u00e0 la demande n&#8217;est pas recommand\u00e9e, car il n&#8217;existe aucune preuve de l&#8217;efficacit\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;un tel m\u00e9lange et un risque de confusion par les patients ne peut \u00eatre exclu.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La th\u00e9rapie (S)MART peut-elle \u00eatre d\u00e9sescalad\u00e9e ?  <\/strong>Dans le traitement de l&#8217;asthme, lorsqu&#8217;un bon contr\u00f4le de la maladie est atteint, g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s six mois, il est n\u00e9cessaire de d\u00e9sescalader le traitement conform\u00e9ment au sch\u00e9ma par \u00e9tapes. Cela s&#8217;applique en premier lieu \u00e0 la dose de CSI. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que cette approche est s\u00fbre, mais toute r\u00e9duction de la dose comporte un risque de perte de contr\u00f4le de l&#8217;asthme. Il en va de m\u00eame pour le concept (S)MART, qui permet de d\u00e9sescalader le traitement vers un concept AIR uniquement chez les patients \u00e9ligibles souffrant d&#8217;un asthme de faible degr\u00e9. Chez les patients pr\u00e9sentant une forte variabilit\u00e9 saisonni\u00e8re de l&#8217;\u00e9volution de la maladie, les sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques variables offrent la possibilit\u00e9 d&#8217;adapter l&#8217;intensit\u00e9 du traitement \u00e0 l&#8217;\u00e9volution de la maladie.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le traitement (S)MART est-il adapt\u00e9 aux patients souffrant d&#8217;asthme s\u00e9v\u00e8re et suivant un traitement biologique ?  <\/strong>Les \u00e9tudes pertinentes sur le traitement (S)MART ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es avant l&#8217;approbation des produits biologiques. Il n&#8217;y a cependant aucune raison plausible de priver ces patients des avantages de cette th\u00e9rapie et toute l&#8217;exp\u00e9rience clinique sugg\u00e8re que les patients sous th\u00e9rapie biologique en b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui est recommand\u00e9 dans les lignes directrices actuelles.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>AIR et (S)MART sont-ils adapt\u00e9s aux enfants et aux adolescents ?  <\/strong>Conform\u00e9ment aux preuves et aux autorisations de mise sur le march\u00e9, les enfants et les adolescents de 12 ans et plus peuvent \u00eatre trait\u00e9s par une association fixe de CSI + formot\u00e9rol \u00e0 partir du niveau 3 de traitement selon la classification GINA (ou \u00e0 partir du niveau 4 de traitement selon la directive S2 des sp\u00e9cialistes de l&#8217;asthme), en fonction des besoins, si cette association repr\u00e9sente \u00e9galement le traitement \u00e0 long terme. De m\u00eame, \u00e0 partir de 12 ans, une application purement \u00e0 la demande d&#8217;une combinaison fixe de CSI \u00e0 faible dose + formot\u00e9rol est possible dans les niveaux 1 et 2 de la classification GINA, conform\u00e9ment aux directives, bien qu&#8217;il faille ici aussi souligner l&#8217;absence d&#8217;autorisation de ce traitement dans l&#8217;UE et en Suisse.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le traitement par CSI ou (S)MART doit-il \u00eatre d\u00e9sescalad\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;introduction de m\u00e9dicaments biologiques ? <\/strong>Une question qui se pose souvent en clinique est de savoir si le traitement par CSI ou (S)MART peut \u00eatre d\u00e9sescalad\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;introduction de m\u00e9dicaments biologiques. La plupart des directives nationales et internationales recommandent de n&#8217;utiliser les m\u00e9dicaments biologiques qu&#8217;apr\u00e8s avoir constat\u00e9 un contr\u00f4le insuffisant de l&#8217;asthme sous la dose la plus \u00e9lev\u00e9e de CSI. Une \u00e9tude r\u00e9cente (\u00e9tude SHAMAL) montre qu&#8217;il est possible de r\u00e9duire les doses de CSI sans provoquer d&#8217;exacerbations sous les m\u00e9dicaments biologiques. Cependant, il n&#8217;y a pas encore de recommandation pour la r\u00e9duction du traitement par CSI sous les m\u00e9dicaments biologiques [13].<\/li>\n<\/ul>\n\n<h3 id=\"differents-ics-sont-ils-tous-identiques\" class=\"wp-block-heading\">Diff\u00e9rents ICS &#8211; sont-ils tous identiques ?<\/h3>\n\n<p>Les CSI disponibles, diff\u00e9rents sur le plan mol\u00e9culaire, tels que le bud\u00e9sonide, la b\u00e9clom\u00e9thasone, le cicl\u00e9sonide, le flunisolide, la fluticasone, la mom\u00e9tasone et la triamcinolone, diff\u00e8rent en termes de pharmacocin\u00e9tique, par exemple en termes d&#8217;affinit\u00e9 pour les r\u00e9cepteurs et de liaison aux prot\u00e9ines, et ont donc des puissances d&#8217;action diff\u00e9rentes. Par exemple, il existe une corr\u00e9lation \u00e9troite entre l&#8217;affinit\u00e9 du r\u00e9cepteur et l&#8217;efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique. <strong>Le tableau 1<\/strong> montre \u00e9galement les diff\u00e9rences dans la fixation des prot\u00e9ines. Cependant, en ce qui concerne la pharmacodynamie, les voies de signalisation intracellulaires et, en fin de compte, les m\u00e9canismes de l&#8217;activit\u00e9 anti-inflammatoire, les CSI sont comparables.  <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10.png\"><img decoding=\"async\" width=\"917\" height=\"747\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-380116 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 917px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 917\/747;width:400px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10.png 917w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10-800x652.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10-120x98.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10-90x73.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10-320x261.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10-560x456.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10-240x196.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10-180x147.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_PA2_s10-640x521.png 640w\" data-sizes=\"(max-width: 917px) 100vw, 917px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"dose-dependance-des-csi-effets-et-effets-secondaires\" class=\"wp-block-heading\">Dose-d\u00e9pendance des CSI &#8211; effets et effets secondaires<\/h3>\n\n<p>En ce qui concerne les effets positifs souhait\u00e9s sur le plan th\u00e9rapeutique, tels que l&#8217;am\u00e9lioration du contr\u00f4le de l&#8217;asthme, l&#8217;am\u00e9lioration de la fonction pulmonaire, la r\u00e9duction des exacerbations et la diminution de l&#8217;hyperr\u00e9activit\u00e9 bronchique, les relations dose-r\u00e9ponse ne sont pas lin\u00e9aires. Une efficacit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e est obtenue \u00e0 des doses assez faibles et le b\u00e9n\u00e9fice suppl\u00e9mentaire augmente de plus en plus lentement au fur et \u00e0 mesure que la dose augmente et peut atteindre un plateau \u00e0 des doses \u00e9lev\u00e9es. Ainsi, une \u00e9tude de Beasley et al. ont montr\u00e9 que 80% des b\u00e9n\u00e9fices obtenus \u00e0 1000 \u00b5g\/d \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 atteints \u00e0 une dose de 70-180 \u00b5g\/d et 90% \u00e0 une dose de 100-250 \u00b5g\/d, de sorte qu&#8217;une augmentation suppl\u00e9mentaire ne repr\u00e9sentait plus un avantage pertinent [15]. En revanche, le traitement par inhalation et donc local des CSI a \u00e9galement des effets syst\u00e9miques et peut donc entra\u00eener des effets secondaires. Il a ainsi \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 que, en termes d&#8217;incidence de l&#8217;insuffisance surr\u00e9nale, une dose quotidienne de 1000 \u00b5g de CSI \u00e9quivaut \u00e0 une dose de 2 \u00e0 5 mg de prednisone orale. Les effets secondaires incluent le d\u00e9veloppement et l&#8217;aggravation d&#8217;un diab\u00e8te sucr\u00e9, le d\u00e9veloppement d&#8217;une cataracte, une favorisation de l&#8217;ost\u00e9oporose et des fractures, ainsi qu&#8217;une l\u00e9g\u00e8re diminution de la croissance en longueur chez les enfants [16]. Pour ces effets ind\u00e9sirables syst\u00e9miques des CSI, les relations dose-r\u00e9ponse sont caract\u00e9ris\u00e9es par un degr\u00e9 de lin\u00e9arit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 que pour les effets bronchiques locaux.  <\/p>\n\n<p>Il est donc important de trouver et d&#8217;utiliser la dose de CSI la plus faible possible en fonction du b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique recherch\u00e9. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 utile de classer les diff\u00e9rentes pr\u00e9parations en doses faibles, moyennes, \u00e9lev\u00e9es et maximales<strong> (tableau 2). <\/strong>Outre les variables pharmacocin\u00e9tiques d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crites, les diff\u00e9rences entre les substances sont \u00e9galement dues \u00e0 des diff\u00e9rences physiques telles que la taille des particules. Le mode d&#8217;administration (par ex. a\u00e9rosol doseur ou inhalation de poudre) et l&#8217;exactitude de l&#8217;utilisation par le patient sont \u00e9galement pertinents.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1827\" height=\"1224\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-380117 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1827px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1827\/1224;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10.png 1827w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-800x536.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-1160x777.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-320x214.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-560x375.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-240x161.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-180x121.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-640x429.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-1120x750.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab2_PA2_s10-1600x1072.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 1827px) 100vw, 1827px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Outre les effets ind\u00e9sirables syst\u00e9miques, les CSI peuvent \u00e9galement provoquer des effets ind\u00e9sirables locaux, principalement l&#8217;enrouement d\u00fb \u00e0 une myopathie r\u00e9versible des cordes vocales et la candidose oropharyng\u00e9e. Dans cette situation, si la r\u00e9duction de la dose et les bains de bouche ne sont pas suffisamment efficaces, il peut \u00eatre utile de choisir un m\u00e9dicament comme le cicl\u00e9sonide, qui est une prodrogue et n&#8217;est activ\u00e9 par des est\u00e9rases que sur la muqueuse bronchique.  <\/p>\n\n<h3 id=\"methodes-dadministration-des-csi-par-inhalation\" class=\"wp-block-heading\">M\u00e9thodes d&#8217;administration des CSI par inhalation<\/h3>\n\n<p>Il existe actuellement trois m\u00e9thodes d&#8217;application topique des CSI par voie broncho-pulmonaire : Les a\u00e9rosols doseurs (MDI), les inhalateurs de poudre s\u00e8che (DPI) et les n\u00e9buliseurs. Dans le cas des MDI, les m\u00e9dicaments sont soit dissous, soit en suspension dans un propulseur liqu\u00e9fi\u00e9 et sous pression. Le d\u00e9clenchement du MDI transforme une quantit\u00e9 d\u00e9finie d&#8217;agent propulseur en un a\u00e9rosol qui s&#8217;\u00e9chappe \u00e0 grande vitesse par l&#8217;orifice. Pour les MDI, le patient doit bien coordonner l&#8217;inspiration profonde avec le d\u00e9clenchement du MDI, ce qui est difficile pour une partie des patients. Les erreurs d&#8217;utilisation peuvent avoir un impact significatif sur la dose de CSI appliqu\u00e9e. En ce qui concerne les MDI, l&#8217;utilisation d&#8217;espaceurs, en particulier chez les enfants ou les personnes \u00e2g\u00e9es, peut apporter une solution et am\u00e9liorer \u00e0 la fois la dose de CSI effectivement inhal\u00e9e et minimiser les effets secondaires, en particulier les effets secondaires locaux.<\/p>\n\n<p>Dans le cas de l&#8217;inhalation de poudre s\u00e8che (DPI), la lib\u00e9ration et l&#8217;administration du m\u00e9dicament sont d\u00e9clench\u00e9es par l&#8217;inspiration du patient, le m\u00e9dicament \u00e9tant entra\u00een\u00e9 par l&#8217;air inhal\u00e9, ce qui ne n\u00e9cessite pas de synchronisation entre l&#8217;inspiration et le d\u00e9clenchement du dispositif. N\u00e9anmoins, m\u00eame avec le DPI, des erreurs d&#8217;utilisation sont possibles et peuvent influencer d\u00e9favorablement la quantit\u00e9 de m\u00e9dicament inhal\u00e9e.  <\/p>\n\n<p>Pour la grande majorit\u00e9 des patients asthmatiques, un traitement suffisant est possible avec le MDI ou le DPI. Lorsqu&#8217;il est utilis\u00e9 correctement, son efficacit\u00e9 est similaire. Il faut toutefois \u00e9viter, dans la mesure du possible, de combiner DPI et MDI, car ils n\u00e9cessitent des man\u0153uvres respiratoires diff\u00e9rentes, ce qui peut poser des difficult\u00e9s \u00e0 une partie des patients.<\/p>\n\n<p>Les n\u00e9buliseurs transforment une solution ou une suspension liquide en un a\u00e9rosol en utilisant soit un jet d&#8217;air comprim\u00e9, soit l&#8217;\u00e9nergie des ultrasons. Le panache d&#8217;a\u00e9rosol est ensuite d\u00e9livr\u00e9 au patient via un embout buccal. Les masques faciaux doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s en raison de leur d\u00e9p\u00f4t nasal et cutan\u00e9 \u00e9lev\u00e9 et de leur d\u00e9p\u00f4t bronchique relativement faible ; ils ont tout au plus leur place chez les jeunes enfants. Les n\u00e9buliseurs n&#8217;imposent que peu d&#8217;exigences aux patients en mati\u00e8re de technique d&#8217;inhalation. Ils ne sont donc g\u00e9n\u00e9ralement prescrits et utilis\u00e9s que chez les patients qui ne peuvent pas utiliser un MDI ou un DPI, par exemple les patients g\u00e9riatriques.<\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les CSI sont une base du traitement de l&#8217;asthme. Outre des sch\u00e9mas d&#8217;application fixes, des concepts th\u00e9rapeutiques variables ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s en fonction de la variabilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9volution de la maladie.  <\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;approche (S)MART, consistant en une combinaison CSI-formot\u00e9rol pour le traitement des patients aux stades 3 \u00e0 5, s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e sup\u00e9rieure pour les patients \u00e9ligibles.  <\/li>\n\n\n\n<li>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;administration \u00e0 la demande de combinaisons fixes de CSI et de formot\u00e9rol pr\u00e9sentait \u00e9galement des avantages pertinents chez les asthmatiques l\u00e9gers aux stades 1 et 2 du traitement en tant que traitement AIR. Il n&#8217;y a plus d&#8217;indication pour une monoth\u00e9rapie par SABA.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Lommatzsch M, et al. : La nouvelle ligne directrice 2023 pour les sp\u00e9cialistes de l&#8217;asthme : Un guide et un jalon dans la prise en charge de l&#8217;asthme. Pneumologie 2023 ; 77(08) : 459-460.<\/li>\n\n\n\n<li>Lommatzsch M, et al : Disease-modifying anti-asthmatic drugs. The Lancet 2022 ; 399(10335) : 1664-1668.<\/li>\n\n\n\n<li>Suissa S, et al : Low-Dose Inhaled Corticosteroids and the Prevention of Death from Asthma. New England Journal of Medicine 2000 ; 343(5) : 332-336.<\/li>\n\n\n\n<li>Nwaru BI, et al : La surutilisation des agonistes \u03b2(2) \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action dans l&#8217;asthme est associ\u00e9e \u00e0 un risque accru d&#8217;exacerbation et de mortalit\u00e9 : une \u00e9tude de cohorte \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle nationale du programme mondial SABINA. The European respiratory journal 2020 ; 55(4) : 1901872.<\/li>\n\n\n\n<li>Nelson HS, et al : The Salmeterol Multicenter Asthma Research Trial : a comparison of usual pharmacotherapy for asthma or usual pharmacotherapy plus salmeterol. Chest 2006 ; 129(1) : 15-26.<\/li>\n\n\n\n<li>Weatherall M, et al : Meta-analysis of the risk of mortality with salmeterol and the effect of concomitant inhaled corticosteroid therapy. Thorax 2010 ; 65(1) : 39-43.<\/li>\n\n\n\n<li>Pauwels Romain A, et al : Effet du formot\u00e9rol et du bud\u00e9sonide inhal\u00e9s sur les exacerbations de l&#8217;asthme. New England Journal of Medicine JAHR? ; 337(20) : 1405-1411.<\/li>\n\n\n\n<li>Bateman ED, et al : Can Guideline-defined Asthma Control Be Achieved ? American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine 2004 ; 170(8) : 836-844.<\/li>\n\n\n\n<li>Rabe KF, et al : Effet du bud\u00e9sonide en combinaison avec le formot\u00e9rol pour le traitement de soulagement dans les exacerbations d&#8217;asthme : une \u00e9tude randomis\u00e9e contr\u00f4l\u00e9e en double aveugle. The Lancet 2006 ; 368(9537) : 744-753.<\/li>\n\n\n\n<li>Papi A, et al : Utilisation de secours de la b\u00e9clom\u00e9thasone et de l&#8217;albut\u00e9rol dans un inhalateur unique pour l&#8217;asthme l\u00e9ger. New England Journal of Medicine 2007 ; 356(20) : 2040-2052.<\/li>\n\n\n\n<li>O&#8217;Byrne PM, et al : Inhaled combined budesonide-formoterol as needed in mild asthma. New England Journal of Medicine 2018 ; 378(20) : 1865-1876.<\/li>\n\n\n\n<li>Alberto P, et al : European Respiratory Society short guidelines for the use of as-needed ICS\/formoterol in mild asthma. European Respiratory Journal 2023 ; 62(4) : 2300047.<\/li>\n\n\n\n<li>Jackson DJ, et al : R\u00e9duction de la maintenance quotidienne des corticost\u00e9ro\u00efdes inhaled chez les patients atteints d&#8217;asthme \u00e9osinophilique s\u00e9v\u00e8re trait\u00e9s par benralizumab (SHAMAL) : une \u00e9tude randomis\u00e9e, multicentrique, en ouvert, de phase 4. The Lancet 2024 ; 403(10423) : 271-281.<\/li>\n\n\n\n<li>Baptist AP, Reddy RC : Inhaled corticosteroids for asthma : are they all the same ? Journal of Clinical Pharmacy and Therapeutics 2009 ; 34(1) : 1-12.<\/li>\n\n\n\n<li>Beasley R, et al : Inhaled Corticosteroid Therapy in Adult Asthma. Time for a New Therapeutic Dose Terminology. American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine 2019 ; 199(12) : 1471-1477.<\/li>\n\n\n\n<li>Heffler E, et al : Inhaled Corticosteroids Safety and Adverse Effects in Patients with Asthma. The Journal of Allergy and Clinical Immunology : In Practice 2018 ; 6(3) : 776-781.<\/li>\n\n\n\n<li>Lipworth B, et al : Traitement de soulagement anti-inflammatoire pour l&#8217;asthme. Annals of Allergy, Asthma &amp; Immunology 2020 ; 124(1) : 13-15.  <\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2024 ; 6(2) : 6-11<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires, h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et multifactorielle, caract\u00e9ris\u00e9e le plus souvent par une hyperr\u00e9activit\u00e9 bronchique et\/ou une obstruction variable des voies respiratoires, qui peut se&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":380715,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"L'\u00e9tat de l'art de l'asthme - les corticost\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s","footnotes":""},"category":[],"tags":[76702,76703,16473,30660,13757,13753,12408,13764,59321],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-380713","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","tag-smart-fr-2","tag-air-fr","tag-asthme-bronchique","tag-corticosteroides-inhales","tag-ics-fr","tag-laba-fr","tag-medicaments-biologiques","tag-saba-fr","tag-schema-des-etapes","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-20 14:29:05","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":380706,"slug":"da-ics-a-inalatori-a-mart-air-cosa-fa-la-differenza","post_title":"Da ICS a inalatori a MART\/AIR: cosa fa la differenza?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/da-ics-a-inalatori-a-mart-air-cosa-fa-la-differenza\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":380698,"slug":"dos-ics-aos-inaladores-e-ao-mart-air-o-que-e-que-faz-a-diferenca","post_title":"Dos ICS aos inaladores e ao MART\/AIR - o que \u00e9 que faz a diferen\u00e7a?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/dos-ics-aos-inaladores-e-ao-mart-air-o-que-e-que-faz-a-diferenca\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":380691,"slug":"del-ics-a-los-inhaladores-pasando-por-mart-air-que-marca-la-diferencia","post_title":"Del ICS a los inhaladores, pasando por MART\/AIR: \u00bfqu\u00e9 marca la diferencia?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/del-ics-a-los-inhaladores-pasando-por-mart-air-que-marca-la-diferencia\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/380713","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=380713"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/380713\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":380716,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/380713\/revisions\/380716"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/380715"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=380713"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=380713"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=380713"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=380713"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}