{"id":381435,"date":"2024-06-20T13:37:38","date_gmt":"2024-06-20T11:37:38","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=381435"},"modified":"2024-06-24T11:43:22","modified_gmt":"2024-06-24T09:43:22","slug":"formation-medicale-continue-fmc-sur-lhypokaliemie-etiologie-diagnostic-et-traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/formation-medicale-continue-fmc-sur-lhypokaliemie-etiologie-diagnostic-et-traitement\/","title":{"rendered":"Formation m\u00e9dicale continue (FMC) sur l\u2019hypokali\u00e9mie: \u00e9tiologie, diagnostic et traitement"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Dr m\u00e9d. Manfred&nbsp;Donn\u00e9, Dr m\u00e9d. <\/em><em>Hanno&nbsp;Els\u00e4sser, Dr m\u00e9d. Christian&nbsp;Fahe, Dr m\u00e9d. <\/em><em>Simon&nbsp;Feldhaus,<br>Dr m\u00e9d. Erwin&nbsp;Gr\u00fcter, Prof. Dr m\u00e9d. Andreas&nbsp;Kistler, Dr m\u00e9d. Dominik&nbsp;Klamp<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019hypokali\u00e9mie est l\u2019un des troubles \u00e9lectrolytiques les plus fr\u00e9quents dans la pratique clinique quotidienne; elle est g\u00e9n\u00e9ralement asymptomatique, mais peut avoir de graves cons\u00e9quences. Si la cause d\u2019une hypokali\u00e9mie n\u2019est \u00e9vidente ni sur le plan clinique ni sur celui de l\u2019anamn\u00e8se, un diagnostic syst\u00e9matique s\u2019impose. Celui-ci est exigeant et complexe, tout comme le traitement de l\u2019hypokali\u00e9mie. Cet article a pour but de donner un aper\u00e7u de l\u2019hom\u00e9ostasie potassique, des diff\u00e9rentes causes pouvant entra\u00eener une hypokali\u00e9mie, des \u00e9tapes du diagnostic de l\u2019hypokali\u00e9mie et du traitement appropri\u00e9 selon la cause. Des algorithmes pratiques et des exp\u00e9riences tir\u00e9es de la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale seront \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9s pour une strat\u00e9gie optimale de diagnostic, de traitement et de suivi, en mettant l\u2019accent sur une approche personnalis\u00e9e.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n\n\n<p>De nombreux processus physiologiques dans l\u2019organisme sont contr\u00f4l\u00e9s de mani\u00e8re \u00e9lectrochimique, en se basant sur un maintien pr\u00e9cis de gradients ioniques entre les diff\u00e9rents compartiments liquidiens. Tous les ions sont influenc\u00e9s par des m\u00e9canismes de transport membranaire actifs et contr\u00f4l\u00e9s par des facteurs hormonaux. Les perturbations de la composition des \u00e9lectrolytes dans le sang sont fr\u00e9quentes, complexes sur le plan physiopathologique et potentiellement dangereuses [1].<\/p>\n\n\n\n<p>Le potassium est le cation intracellulaire le plus abondant et le plus important; il joue un r\u00f4le essentiel dans de nombreux processus physiologiques [2]: son effet osmotique stabilise la teneur intracellulaire en eau. En \u00e9changeant avec les ions hydrog\u00e8ne (H+) extracellulaires et en influen\u00e7ant la vitesse de production r\u00e9nale d\u2019ammonium (NH4+), le potassium intracellulaire participe \u00e0 la r\u00e9gulation acido-basique [3]. Comme les potentiels \u00e9lectrophysiologiques transmembranaires d\u00e9pendent de la concentration extracellulaire de potassium et de calcium, le potassium joue \u00e9galement un r\u00f4le important dans la transmission de l\u2019influx nerveux et la contraction des cellules musculaires [1]. En outre, le potassium influence indirectement la pression art\u00e9rielle en contr\u00f4lant l\u2019excr\u00e9tion de sodium par les reins. Les activit\u00e9s enzymatiques, de m\u00eame que la division et la croissance cellulaires sont par ailleurs catalys\u00e9es par le potassium et influenc\u00e9es par la concentration de potassium [4].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019importance d\u2019une bonne r\u00e9gulation du taux de potassium s\u00e9rique est d\u00e9montr\u00e9e par la corr\u00e9lation entre une dyskali\u00e9mie et l\u2019augmentation de la mortalit\u00e9 globale [5]. Chez les patientes et les patients atteints d\u2019une affection r\u00e9nale chronique, une corr\u00e9lation en forme de J a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie entre le taux de potassium s\u00e9rique et le risque de mortalit\u00e9; la mortalit\u00e9 la plus \u00e9lev\u00e9e \u00e9tant associ\u00e9e \u00e0 des concentrations de potassium s\u00e9rique sup\u00e9rieures \u00e0 6,5&nbsp;mmol\/l et inf\u00e9rieures \u00e0 4&nbsp;mmol\/l [6]. Chez les personnes concern\u00e9es pr\u00e9sentant certaines comorbidit\u00e9s, telles que des maladies cardiovasculaires (p.&nbsp;ex. hypertension et insuffisance cardiaque), des troubles de la fonction r\u00e9nale et un diab\u00e8te, une hypokali\u00e9mie m\u00eame l\u00e9g\u00e8re peut avoir un impact sur les cons\u00e9quences de ces pathologies [7]. Le potassium a \u00e9galement montr\u00e9 un effet positif en cas d\u2019hypertension et d\u2019insuffisance cardiaque et a permis de r\u00e9duire le risque d\u2019accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (AVC) [8, 9]. Les substituts de sel, qui remplacent une partie du chlorure de sodium contenu dans le sel de cuisine par du chlorure de potassium, ont permis de r\u00e9duire les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux, les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires graves et les d\u00e9c\u00e8s de toutes causes chez les personnes \u00e0 risque [10].<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Hom\u00e9ostasie potassique<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, environ 100&nbsp;mmol de potassium sont absorb\u00e9s chaque jour par le biais de l\u2019alimentation, cette quantit\u00e9 variant fortement en fonction du r\u00e9gime alimentaire et pouvant \u00eatre plus importante en cas d\u2019alimentation riche en potassium [2]. Les aliments particuli\u00e8rement riches en potassium sont les fruits secs (figues, dattes, pruneaux), les noix, les avocats, le son, le bl\u00e9 et les haricots de Lima. Certains l\u00e9gumes (\u00e9pinards, tomates, brocolis, courges, betteraves rouges, carottes, choux-fleurs, pommes de terre), fruits (bananes, melons cantaloup, kiwis, oranges, mangues) et certaines viandes (b\u0153uf hach\u00e9, steak, porc, veau, agneau) pr\u00e9sentent \u00e9galement une teneur \u00e9lev\u00e9e en potassium [7].<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"927\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-1160x927.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-381436\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-1160x927.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-800x639.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-2048x1636.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-120x96.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-90x72.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-320x256.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-560x447.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-1920x1534.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-240x192.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-180x144.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-640x511.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-1120x895.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-1600x1278.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17-2320x1853.png 2320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.17.png 2554w\" sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Illustration&nbsp;1: Hom\u00e9ostasie interne et externe du potassium adapt\u00e9e d\u2019apr\u00e8s <\/em><em>[2]<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019absorption intestinale du potassium varie consid\u00e9rablement en fonction de l\u2019alimentation adopt\u00e9e, n\u00e9anmoins la concentration extracellulaire de potassium est limit\u00e9e \u00e0 un taux compris entre 3,5 et 5,0&nbsp;mmol\/l par le biais de plusieurs m\u00e9canismes [2, 11]. Cette r\u00e9gulation stricte est indispensable \u00e0 un grand nombre de processus physiologiques vitaux. L\u2019hom\u00e9ostasie potassique assure le maintien du taux de potassium corporel total et du taux de potassium plasmatique dans des limites strictes. Elle comprend deux&nbsp;processus de r\u00e9gulation simultan\u00e9s, l\u2019un externe et l\u2019autre interne. L\u2019hom\u00e9ostasie externe du potassium est d\u00e9termin\u00e9e par l\u2019apport en potassium, le taux d\u2019excr\u00e9tion dans l\u2019urine et les selles ainsi que par la correction \u00e9ventuelle des d\u00e9ficits en potassium. La r\u00e9gulation interne du potassium contr\u00f4le la r\u00e9partition asym\u00e9trique du potassium corporel total, la plus grande partie (environ 98&nbsp;%) se trouvant dans le compartiment intracellulaire et seule une petite partie (environ 2&nbsp;%) dans le compartiment extracellulaire [12]. Les muscles sont le plus grand r\u00e9servoir intracellulaire de potassium. Le potassium est \u00e9galement stock\u00e9 en plus petites quantit\u00e9s dans les os, le foie et les \u00e9rythrocytes. Outre les reins, les muscles jouent \u00e9galement un r\u00f4le essentiel dans la r\u00e9gulation de la concentration extracellulaire de potassium [2].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019absorption du potassium a lieu principalement dans le tractus gastro-intestinal sup\u00e9rieur, environ 10&nbsp;% du potassium absorb\u00e9 par voie orale \u00e9tant excr\u00e9t\u00e9 \u00e0 nouveau dans les selles [2]. En cas d\u2019apport exog\u00e8ne de potassium, des syst\u00e8mes de r\u00e9gulation rapides emp\u00eachent une dangereuse surcharge en potassium du compartiment extracellulaire par une neutralisation rapide au moyen d\u2019une absorption intracellulaire [1]. Cette r\u00e9gulation rapide du potassium se fait principalement par un processus consommant de l\u2019\u00e9nergie via l\u2019enzyme Na<sup>+<\/sup>\/K<sup>+<\/sup>-ATPase et est influenc\u00e9e par les cat\u00e9cholamines et l\u2019insuline [2].<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les personnes en bonne sant\u00e9, 90&nbsp;% du potassium sont \u00e9limin\u00e9s via l\u2019urine, l\u2019excr\u00e9tion r\u00e9nale du potassium pouvant s\u2019adapter pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l\u2019apport di\u00e9t\u00e9tique (environ 50 \u00e0 150&nbsp;mmol\/jour) [1]. Les reins jouent par cons\u00e9quent un r\u00f4le central dans la r\u00e9gulation du taux normal de potassium dans le sang. Apr\u00e8s filtration libre, le potassium est r\u00e9absorb\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 hauteur d\u2019environ 90&nbsp;% lors du passage dans le tube proximal et l\u2019anse de Henle. Alors que la filtration du potassium et la r\u00e9absorption du potassium filtr\u00e9 sont relativement constantes et non&nbsp;r\u00e9gul\u00e9es dans le tube proximal et la branche ascendante de l\u2019anse de Henle, la r\u00e9absorption ou la s\u00e9cr\u00e9tion du potassium dans le tube distal et le canal collecteur est fortement r\u00e9gul\u00e9e par les cellules intercalaires et les cellules principales et fait preuve d\u2019une grande capacit\u00e9 d\u2019adaptation [2]. Pour cela, il faut que le flux tubulaire et la charge en sodium soient suffisants. Une diur\u00e8se quotidienne&nbsp;&gt;&nbsp;1000&nbsp;ml est suffisante pour \u00e9viter une hyperkali\u00e9mie. Les m\u00e9canismes de compensation contre les pertes de potassium sont importants, mais l\u2019excr\u00e9tion r\u00e9nale de potassium ne peut cependant pas \u00eatre abaiss\u00e9e en&nbsp;dessous d\u2019environ 5 \u00e0 20&nbsp;mmol\/jour [1].<\/p>\n\n\n\n<p>2. <strong>R\u00e9gulation du potassium et syst\u00e8mes de r\u00e9gulation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><\/ol>\n\n\n\n<p>L\u2019action de l\u2019aldost\u00e9rone et la quantit\u00e9 de sodium dans le tube distal et le canal collecteur font partie des principaux facteurs d\u00e9terminants de l\u2019excr\u00e9tion de potassium. M\u00eame une faible augmentation du potassium dans le sang entra\u00eene une s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019aldost\u00e9rone, ce qui induit une absorption de sodium dans les cellules principales, en \u00e9change du potassium [2]. Si l\u2019apport en potassium diminue ou si une augmentation de la perte r\u00e9nale ou gastro-intestinale de potassium survient, l\u2019activit\u00e9 de la Na<sup>+<\/sup>-K<sup>+<\/sup>-ATPase augmente dans les muscles squelettiques et le foie, ce qui permet un transfert net de potassium du liquide intracellulaire vers le plasma. Une acidose, l\u2019hyperosmolarit\u00e9, les agonistes \u03b1-adr\u00e9nergiques, l\u2019insuline ou l\u2019exercice physique intense induisent un d\u00e9placement similaire (voir tableau&nbsp;1) [1, 4, 11, 13].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tableau&nbsp;1: Syst\u00e8mes de r\u00e9gulation du potassium<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"292\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-1160x292.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-381438 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-1160x292.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-800x201.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-120x30.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-90x23.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-320x81.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-560x141.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-1920x483.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-240x60.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-180x45.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-640x161.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-1120x282.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53-1600x403.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.59.53.png 2018w\" data-sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1160px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1160\/292;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Adapt\u00e9 d\u2019apr\u00e8s <\/em><em>[1, 4, 11, 13]<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une hypokali\u00e9mie visant \u00e0 maintenir un taux de potassium normal entra\u00eene une r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019insuline, qui r\u00e9duit l\u2019absorption du potassium par les cellules musculaires, augmente la r\u00e9absorption du potassium par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019une activit\u00e9 accrue de la H<sup>+<\/sup>-K<sup>+<\/sup>-ATPase et diminue la s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019aldost\u00e9rone. Cela entra\u00eene une augmentation de la r\u00e9absorption et une diminution de l\u2019excr\u00e9tion tubulaire du potassium [11].<\/p>\n\n\n\n<p>3. <strong>D\u00e9finition et pr\u00e9valence de l\u2019hypokali\u00e9mie <\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><\/ol>\n\n\n\n<p>Une hypokali\u00e9mie survient chez 3 \u00e0 14&nbsp;% des patients ambulatoires et jusqu\u2019\u00e0 20&nbsp;% des patients hospitalis\u00e9s [14-16]. Elle n\u2019est toutefois cliniquement significative que dans 4 \u00e0 5&nbsp;% des cas [17]. Environ 80&nbsp;% des personnes prenant des diur\u00e9tiques pr\u00e9sentent une hypokali\u00e9mie au cours du traitement [18].<\/p>\n\n\n\n<p>Les intervalles de r\u00e9f\u00e9rence indiqu\u00e9s pour le potassium s\u00e9rique chez l\u2019adulte sont compris, selon la litt\u00e9rature, entre 3,5 et 5,1&nbsp;mmol\/l et pour le potassium plasmatique entre 3,3 et 4,9&nbsp;mmol\/l [11]. Les seuils d\u00e9finissant l\u2019hypokali\u00e9mie varient \u00e9galement l\u00e9g\u00e8rement; un seuil inf\u00e9rieur largement cit\u00e9 correspondant \u00e0 une concentration normale de potassium dans le s\u00e9rum \u00e9tant de 3,5&nbsp;mmol\/l. Un taux de potassium s\u00e9rique de 2,5 \u00e0 3,0&nbsp;mmol\/l ou de 2,5 \u00e0 2,9&nbsp;mmol\/l est consid\u00e9r\u00e9 comme une hypokali\u00e9mie mod\u00e9r\u00e9e et un taux&nbsp;&lt;&nbsp;2,5&nbsp;mmol\/l comme une hypokali\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re [1, 11, 19]. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les sympt\u00f4mes n\u2019apparaissent qu\u2019\u00e0 partir d\u2019un taux de potassium&nbsp;&lt;&nbsp;2,5&nbsp;mmol\/l, mais si le taux de potassium diminue rapidement, les sympt\u00f4mes peuvent se manifester plus t\u00f4t [2].<\/p>\n\n\n\n<p>4. <strong>\u00c9tiologie de l\u2019hypokali\u00e9mie <\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><\/ul>\n\n\n\n<p>Une hypokali\u00e9mie est g\u00e9n\u00e9ralement due \u00e0 des pertes anormales de potassium. Elle peut \u00e9galement \u00eatre due \u00e0 des d\u00e9placements transcellulaires ou, plus rarement, \u00e0 un apport insuffisant de potassium, comme en cas d\u2019alcoolisme ou d\u2019anorexie mentale (voir tableau&nbsp;2) [1]. Mais comme le rein arrive \u00e0 r\u00e9duire consid\u00e9rablement l\u2019excr\u00e9tion de potassium en r\u00e9ponse \u00e0 une baisse de l\u2019apport, un apport insuffisant est rarement la seule cause d\u2019une hypokali\u00e9mie [20]. La prise de diur\u00e9tiques est une cause fr\u00e9quente de perte r\u00e9nale de potassium, l\u2019hypokali\u00e9mie induite par les diur\u00e9tiques \u00e9tant dose-d\u00e9pendante [21].<\/p>\n\n\n\n<p>Les pertes de potassium au niveau gastro-intestinal sont notamment dues \u00e0 la diarrh\u00e9e et aux vomissements, \u00e0 l\u2019abus de laxatifs et aux maladies inflammatoires de l\u2019intestin. Les pertes de potassium au niveau r\u00e9nal peuvent \u00eatre class\u00e9es en une augmentation de la stimulation des r\u00e9cepteurs, une augmentation de l\u2019efficacit\u00e9 ou de la quantit\u00e9 des agonistes des r\u00e9cepteurs&nbsp;min\u00e9ralocortico\u00efdes non&nbsp;aldost\u00e9rone et une augmentation de la lib\u00e9ration distale de Na<sup>+<\/sup>\/des ions non&nbsp;absorbables dans le n\u00e9phron distal (voir tableau&nbsp;2).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tableau&nbsp;2: \u00c9tiologie de l\u2019hypokali\u00e9mie <\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/F_Tabelle-2-einseitig-CME-Hypokaliaemie_KBE-1.pdf\"><img decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"1588\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-1160x1588.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-381515 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-1160x1588.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-800x1095.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-1496x2048.png 1496w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-120x164.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-90x123.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-320x438.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-560x766.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-240x328.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-180x246.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-640x876.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29-1120x1533.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-24-um-10.14.29.png 1546w\" data-sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1160px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1160\/1588;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Adapt\u00e9 d\u2019apr\u00e8s <\/em><em>[1, 2, 4, 13, 19, 22]<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>*<\/em><\/strong><em>&nbsp;Le m\u00e9canisme par lequel une hypomagn\u00e9s\u00e9mie induit une perte r\u00e9nale de potassium n\u2019est pas compl\u00e8tement \u00e9lucid\u00e9. De plus, de nombreux facteurs induisant une hypomagn\u00e9s\u00e9mie entra\u00eenent \u00e9galement une hypokali\u00e9mie.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>5. <strong>Tableau clinique de l\u2019hypokali\u00e9mie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><\/ol>\n\n\n\n<p>Une hypokali\u00e9mie l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e est souvent asymptomatique ou associ\u00e9e \u00e0 des sympt\u00f4mes l\u00e9gers, en particulier chez les personnes \u00e2g\u00e9es ou les personnes atteintes d\u2019affections cardiaques ou r\u00e9nales [4, 11]. Les sympt\u00f4mes, comme la faiblesse, les douleurs musculaires et la constipation, sont souvent non&nbsp;sp\u00e9cifiques [23]. Les sympt\u00f4mes qui apparaissent en cas d\u2019hypokali\u00e9mie l\u00e9g\u00e8re sont fr\u00e9quemment dus \u00e0 la cause de l\u2019hypokali\u00e9mie et non \u00e0 l\u2019hypokali\u00e9mie elle-m\u00eame. L\u2019hypokali\u00e9mie se manifeste surtout par des perturbations de l\u2019excitabilit\u00e9 musculaire. Toutefois, les manifestations cardiaques comptent parmi les complications les plus graves de l\u2019hypokali\u00e9mie [1]. Le tableau&nbsp;3 r\u00e9sume les modifications de l\u2019ECG en fonction de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l\u2019hypokali\u00e9mie [11].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tableau&nbsp;3: Modifications de l\u2019ECG stratifi\u00e9es par intervalles de concentration du potassium<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/F_Tabelle-Hypokaliaemie-CP.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"361\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-1160x361.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-381441 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-1160x361.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-800x249.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-2048x637.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-120x37.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-90x28.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-320x100.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-560x174.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-1920x597.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-240x75.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-180x56.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-640x199.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-1120x348.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-1600x498.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29-2320x722.png 2320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.29.png 2372w\" data-sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1160px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1160\/361;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Adapt\u00e9 d\u2019apr\u00e8s <\/em><em>[11]<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au niveau des muscles stri\u00e9s, l\u2019atteinte fonctionnelle se traduit par une faiblesse et des douleurs musculaires pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 une paralysie, touchant d\u2019abord les membres inf\u00e9rieurs. Elle peut aussi finalement atteindre les muscles respiratoires, ce qui se traduit par une dyspn\u00e9e. La paralysie des muscles lisses entra\u00eene une atonie gastrique, une constipation, un il\u00e9us et une paralysie de la vessie avec r\u00e9tention urinaire. En cas d\u2019hypokali\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re, une rhabdomyolyse peut \u00e9galement survenir [1]. Le tableau&nbsp;4 \u00e9num\u00e8re les sympt\u00f4mes de l\u2019hypokali\u00e9mie. Normalement, ces sympt\u00f4mes sont r\u00e9versibles apr\u00e8s correction de l\u2019hypokali\u00e9mie [11].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tableau&nbsp;4: Liste des sympt\u00f4mes d\u2019une hypokali\u00e9mie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-1.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"1022\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-1160x1022.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-381443 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-1160x1022.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-800x705.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-120x106.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-90x79.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-320x282.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-560x493.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-240x211.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-180x159.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-640x564.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21-1120x987.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-10.05.21.png 1580w\" data-sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1160px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1160\/1022;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Adapt\u00e9 d\u2019apr\u00e8s <\/em><em>[1, 2, 4, 24]<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019hypokali\u00e9mie favorise une limitation de la tol\u00e9rance au glucose en r\u00e9duisant la s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019insuline. Parmi les cons\u00e9quences d\u2019une hypokali\u00e9mie chronique figurent des l\u00e9sions tubulaires r\u00e9nales, une fibrose interstitielle et une insuffisance r\u00e9nale pouvant aller jusqu\u2019au recours n\u00e9cessaire \u00e0 la dialyse [1]. En outre, \u00e0 long terme, l\u2019hypokali\u00e9mie est associ\u00e9e \u00e0 la progression d\u2019une hypertension ou d\u2019une insuffisance cardiaque, voire \u00e0 un AVC. Chez les patientes et patients hypertendus et sous traitement diur\u00e9tique, la correction de l\u2019hypokali\u00e9mie peut entra\u00eener une am\u00e9lioration de la pression art\u00e9rielle [25].<\/p>\n\n\n\n<p>6. <strong>Diagnostic diff\u00e9rentiel de l\u2019hypokali\u00e9mie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><\/ol>\n\n\n\n<p>La cause de l\u2019hypokali\u00e9mie peut souvent d\u00e9j\u00e0 \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e sur la base de l\u2019anamn\u00e8se (y&nbsp;compris de l\u2019anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse) ou de l\u2019examen clinique. Si l\u2019anamn\u00e8se ne fournit aucune indication sur la cause, il convient alors d\u2019effectuer une recherche syst\u00e9matique de la cause (la figure&nbsp;1 pr\u00e9sente l\u2019algorithme diagnostique en cas d\u2019hypokali\u00e9mie). Tout d\u2019abord, il faut exclure une pseudohypokali\u00e9mie due \u00e0 un retard d\u2019analyse lorsqu\u2019il fait chaud ou due \u00e0 une leucocytose. Il convient ensuite de rechercher un d\u00e9placement transcellulaire (p.&nbsp;ex. en cas d\u2019alcalose ou sous l\u2019influence de l\u2019insuline, respectivement en cas de substitution de la B12 ou des folates) [2, 22].<\/p>\n\n\n\n<p>6.1 <strong>Le taux de calcium urinaire pour \u00e9valuer les pertes r\u00e9nales ou extrar\u00e9nales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><\/ol>\n\n\n\n<p>Si une \u00abvraie\u00bb carence en potassium est pr\u00e9sente, celle-ci est g\u00e9n\u00e9ralement due \u00e0 une augmentation de la perte de potassium. Pour distinguer s\u2019il s\u2019agit d\u2019une perte au niveau r\u00e9nal ou extrar\u00e9nal, il convient de quantifier l\u2019excr\u00e9tion r\u00e9nale de potassium. L\u2019analyse des urines sur 24&nbsp;heures constitue \u00e0 cet \u00e9gard la r\u00e9f\u00e9rence absolue. Mais elle n\u00e9cessite beaucoup de temps et de ressources. Il est \u00e9galement possible de d\u00e9terminer le potassium dans le cadre d\u2019un spot urinaire (\u00e9chantillon d\u2019urine pr\u00e9lev\u00e9 \u00e0 n\u2019importe quel moment). Il faut consid\u00e9rer qu\u2019il y a une perte r\u00e9nale de potassium lorsque la concentration urinaire de potassium est sup\u00e9rieure \u00e0 un seuil de 15 \u00e0 20&nbsp;mmol\/l de potassium, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019une hypokali\u00e9mie [2].<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, la seule d\u00e9termination de la concentration de potassium dans l\u2019urine est impr\u00e9cise, car elle ne tient pas compte du volume d\u2019urine quotidien ou de sa concentration. Afin d\u2019estimer l\u2019excr\u00e9tion urinaire quotidienne de potassium, il est donc possible de s\u2019appuyer sur l\u2019excr\u00e9tion quotidienne de la cr\u00e9atinine, qui est relativement constante, pour calculer le rapport&nbsp;potassium\/cr\u00e9atinine. Dans ce contexte, un rapport&nbsp;potassium\/cr\u00e9atinine de 2&nbsp;mmol\/mmol correspond \u00e0 une excr\u00e9tion urinaire quotidienne du potassium d\u2019environ 20&nbsp;mmol. En cas d\u2019hypokali\u00e9mie, des valeurs sup\u00e9rieures \u00e0 ce seuil indiquent qu\u2019une perte r\u00e9nale en est la cause [2].<\/p>\n\n\n\n<p>Si le rapport&nbsp;potassium\/cr\u00e9atinine est&nbsp;&lt;&nbsp;2&nbsp;mmol\/mmol, il faut consid\u00e9rer qu\u2019il y a une perte extrar\u00e9nale. Dans ce cas, il s\u2019agit le plus souvent de pertes au niveau gastro-intestinal. \u00c9tant donn\u00e9 que des reins fonctionnant normalement peuvent r\u00e9duire l\u2019excr\u00e9tion quotidienne de potassium \u00e0 &lt;&nbsp;15&nbsp;mmol\/jour, une diminution de l\u2019absorption de potassium seule entra\u00eene rarement une hypokali\u00e9mie. Ces deux&nbsp;\u00e9l\u00e9ments peuvent toutefois contribuer \u00e0 son apparition, surtout en association avec certains m\u00e9dicaments [2].<\/p>\n\n\n\n<p>6.2 <strong>\u00c9valuation de l\u2019\u00e9quilibre acido-basique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><\/ol>\n\n\n\n<p>Le taux de potassium s\u00e9rique est fortement influenc\u00e9 par l\u2019acidose et l\u2019alcalose: si le pH change de 0,1, cela entra\u00eene une variation oppos\u00e9e du taux de potassium s\u00e9rique comprise entre 0,4 et 1,2&nbsp;mmol\/l. En outre, une acidose peut cacher une carence en potassium qui n\u2019est visible qu\u2019une fois l\u2019acidose compens\u00e9e. Les vomissements ou les pertes de sucs gastriques intervenant par une sonde entra\u00eenent une carence en potassium par kaliur\u00e8se en raison de la perte d\u2019acidit\u00e9 et de l\u2019alcalose. Une alcalose provoque dans toutes les cellules du corps la lib\u00e9ration de protons (H<sup>+<\/sup>) en \u00e9change du potassium (K<sup>+<\/sup>). Dans les cellules tubulaires, l\u2019augmentation de la lib\u00e9ration de potassium dans l\u2019urine se fait en \u00e9change de l\u2019absorption de sodium [1].<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 qu\u2019une alcalose est g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9sente en cas d\u2019augmentation de l\u2019effet de l\u2019aldost\u00e9rone, l\u2019\u00e9valuation de l\u2019\u00e9quilibre acido-basique lors de perte r\u00e9nale de potassium constitue l\u2019\u00e9tape diagnostique suivante. La r\u00e9f\u00e9rence absolue \u00e0 cet \u00e9gard est la gazom\u00e9trie art\u00e9rielle, mais la gazom\u00e9trie veineuse permet \u00e9galement d\u2019\u00e9valuer la composante m\u00e9tabolique de l\u2019\u00e9quilibre acido-basique \u00e0 l\u2019aide du taux de bicarbonate.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/F_Hypokaliaemie-kombinierte-Algorithmus-20240604-CP.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"653\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-1160x653.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-381445 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-1160x653.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-800x450.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-2048x1153.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-120x68.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-90x51.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-320x180.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-560x315.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-1920x1081.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-240x135.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-180x101.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-640x360.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-1120x631.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-1600x901.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42-2320x1306.png 2320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.42.png 2554w\" data-sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1160px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1160\/653;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Figure&nbsp;1: Algorithme diagnostique de l\u2019hypokali\u00e9mie adapt\u00e9 d\u2019apr\u00e8s <\/em><em>[1, 2]<\/em><em><br>L\u00e9gende: HypoPP: paralysie p\u00e9riodique hypokali\u00e9mique, NTA: n\u00e9crose tubulaire aigu\u00eb, ATR de type&nbsp;I: acidose tubulaire r\u00e9nale de type&nbsp;1<\/em><em>, Ca: calcium, Mg: magn\u00e9sium, Cl: chlorure.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>6.3 <strong>D\u00e9termination du magn\u00e9sium s\u00e9rique ou du trou anionique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><\/ul>\n\n\n\n<p>Si l\u2019\u00e9quilibre acido-basique est normal, il convient de d\u00e9terminer le magn\u00e9sium s\u00e9rique, car il peut s\u2019agir d\u2019une perte de potassium due \u00e0 une carence s\u00e9v\u00e8re en magn\u00e9sium. Si le taux de magn\u00e9sium est normal, le diagnostic diff\u00e9rentiel doit porter sur un trouble tubulaire proximal apr\u00e8s r\u00e9cup\u00e9ration d\u2019une insuffisance r\u00e9nale aigu\u00eb, une n\u00e9phropathie post-obstructive ou des m\u00e9dicaments tubulotoxiques comme l\u2019amphot\u00e9ricine&nbsp;B, le cisplatine ainsi que d\u2019autres anions non&nbsp;r\u00e9sorbables [1]. En cas d\u2019acidose m\u00e9tabolique, la d\u00e9termination du trou anionique aide \u00e0 poursuivre le diagnostic. S\u2019il est \u00e9lev\u00e9, cela indique une diur\u00e8se osmotique [1].<\/p>\n\n\n\n<p>6.4 <strong>Mesure de la pression art\u00e9rielle <\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><\/ul>\n\n\n\n<p>En pr\u00e9sence d\u2019une alcalose m\u00e9tabolique, la mesure de la pression art\u00e9rielle est utile dans la recherche de la cause: en cas de valeurs tensionnelles normales ou basses, il faut supposer un hyperaldost\u00e9ronisme secondaire avec une quantit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e de sodium dans le canal collecteur, d\u00e9coulant g\u00e9n\u00e9ralement de l\u2019utilisation de diur\u00e9tiques de l\u2019anse ou de diur\u00e9tiques thiazidiques [2]. Plus rarement, il peut s\u2019agir d\u2019un syndrome de Bartter ou de Gitelman, que l\u2019on peut distinguer en dosant le calcium et le magn\u00e9sium dans les urines, ou de vomissements r\u00e9currents en cas de boulimie ou d\u2019anorexie mentale [1]. Une valeur de pression art\u00e9rielle \u00e9lev\u00e9e indique un hyperaldost\u00e9ronisme primaire (syndrome de Conn, tumeur s\u00e9cr\u00e9tant de la r\u00e9nine, hyperplasie surr\u00e9nalienne bilat\u00e9rale, etc.) ou un pseudohyperaldost\u00e9ronisme (d\u00e9ficit en 11\u03b2-hydroxyst\u00e9ro\u00efde&nbsp;d\u00e9shydrog\u00e9nase ou inhibition par la r\u00e9glisse de la 11\u03b2-hydroxyst\u00e9ro\u00efde&nbsp;d\u00e9shydrog\u00e9nase) [2].<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de pression art\u00e9rielle normale ou basse, un test urinaire de d\u00e9tection du sodium\/chlorure peut \u00eatre utile. Les vomissements r\u00e9currents (anorexie mentale ou boulimie) peuvent entra\u00eener une d\u00e9pl\u00e9tion volumique et un hyperaldost\u00e9ronisme secondaire. De plus, la perte de sucs gastriques entra\u00eene une bicarbonaturie. Le bicarbonate est filtr\u00e9 avec le sodium et ce dernier est \u00e9chang\u00e9 contre le potassium dans le canal collecteur sous l\u2019effet de l\u2019aldost\u00e9rone [2]. La concentration de chlorure dans l\u2019urine constitue un bon param\u00e8tre pour \u00e9tablir une distinction entre vomissements chroniques et traitement par diur\u00e9tiques de l\u2019anse\/diur\u00e9tiques thiazidiques: en cas de vomissements r\u00e9currents, la concentration est faible en raison de la d\u00e9pl\u00e9tion volumique. Un param\u00e8tre encore plus fiable est le rapport&nbsp;sodium\/chlorure dans l\u2019urine [26]. Si ce rapport est sup\u00e9rieur \u00e0 1,6&nbsp;mmol\/mmol, il s\u2019agit de vomissements. Un rapport tr\u00e8s bas (&lt;&nbsp;0,7&nbsp;mmol\/mmol) indique au contraire qu\u2019une diarrh\u00e9e chronique ou un abus de laxatifs en est la cause. Par cons\u00e9quent, le rapport&nbsp;sodium\/chlorure dans l\u2019urine peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 pour d\u00e9tecter un abus de laxatifs en cas de pertes extrar\u00e9nales de potassium [2].<\/p>\n\n\n\n<p>7. <strong>Hypokali\u00e9mie et hypomagn\u00e9s\u00e9mie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><\/ul>\n\n\n\n<p>Le magn\u00e9sium intracellulaire inhibe l\u2019excr\u00e9tion r\u00e9nale de potassium via les canaux potassiques de la m\u00e9dullaire externe des reins (<em>Renal Outer Medullary Potassium (K) channel<\/em>, canal&nbsp;ROMK). Une carence en magn\u00e9sium entra\u00eene donc une augmentation de la perte de potassium. C\u2019est pourquoi l\u2019hypomagn\u00e9s\u00e9mie est souvent associ\u00e9e \u00e0 l\u2019hypokali\u00e9mie et peut m\u00eame l\u2019exacerber. Ainsi, lors d\u2019une correction du taux de potassium, il faut traiter simultan\u00e9ment une \u00e9ventuelle carence en magn\u00e9sium [2].<\/p>\n\n\n\n<p>8. <strong>Traitement de l\u2019hypokali\u00e9mie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><\/ul>\n\n\n\n<p>Le traitement d\u00e9pend en premier&nbsp;lieu de la maladie sous-jacente, pour autant que celle-ci soit connue.<\/p>\n\n\n\n<p>En cas d\u2019hypokali\u00e9mie l\u00e9g\u00e8re ou mod\u00e9r\u00e9e, la substitution par voie orale du potassium doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9e. Le citrate de potassium et le bicarbonate de potassium ont un effet alcalinisant et ne doivent \u00eatre utilis\u00e9s qu\u2019en pr\u00e9sence d\u2019une acidose, car l\u2019effet alcalinisant peut s\u2019opposer \u00e0 la correction de l\u2019hypokali\u00e9mie. Ce n\u2019est en fait le cas que lors de pertes intestinales de potassium (avec perte simultan\u00e9e de bicarbonate) ou d\u2019acidose tubulaire r\u00e9nale. En cas d\u2019hypokali\u00e9mie et de pH normal ou en pr\u00e9sence d\u2019une alcalose, le chlorure de potassium est le substitut \u00e0 utiliser par voie orale.<\/p>\n\n\n\n<p>La solution de substitution de potassium (100 \u00e0 250&nbsp;ml d\u2019eau) doit \u00eatre prise pendant ou apr\u00e8s les repas. Au d\u00e9but, il est indiqu\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une substitution plut\u00f4t \u00e9lev\u00e9e de potassium afin de reconstituer les r\u00e9serves intracellulaires de potassium [2]. Il convient de noter qu\u2019une augmentation de l\u2019apport en potassium n\u00e9cessite \u00e9galement un contr\u00f4le plus \u00e9troit de la personne trait\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, si une substitution du potassium s\u2019av\u00e8re n\u00e9cessaire, il faut toujours traiter \u00e9galement une carence en magn\u00e9sium, en particulier en cas d\u2019augmentation insuffisante du taux de potassium [2].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019apport de potassium par voie&nbsp;i.v. est n\u00e9cessaire en cas d\u2019hypokali\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re (potassium s\u00e9rique&nbsp;&lt;&nbsp;2,5&nbsp;mmol\/l) s\u2019accompagnant de sympt\u00f4mes cliniques ou en cas de fonction intestinale alt\u00e9r\u00e9e. La dose indicative correspond \u00e0 un apport maximal de 0,2&nbsp;mmol\/kg par heure [1]. Il est important d\u2019administrer les perfusions de potassium lentement et en solution dilu\u00e9e, car le potassium a un effet toxique sur les veines et il faut imp\u00e9rativement \u00e9viter toute correction excessive [2, 27]. De plus, la perfusion de potassium ne doit pas \u00eatre administr\u00e9e dans une solution de glucose, car celle-ci favorise l\u2019absorption rapide du potassium par les cellules [1].<\/p>\n\n\n\n<p>En cas d\u2019administration par voie p\u00e9riph\u00e9rique, il convient de ne pas d\u00e9passer un d\u00e9bit de perfusion de 10 \u00e0 20&nbsp;mmol\/h et une concentration de potassium de 40&nbsp;mmol\/l [2]. L\u2019administration des substitutions intraveineuses de potassium \u00e0 plus forte dose doit \u00eatre effectu\u00e9e par voie centrale avec un contr\u00f4le r\u00e9gulier du potassium s\u00e9rique et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, une surveillance&nbsp;ECG, le d\u00e9bit de perfusion ne devant pas d\u00e9passer 40&nbsp;mmol\/h et la concentration de potassium dans la solution de perfusion ne devant pas d\u00e9passer 80&nbsp;mmol\/l [2].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019une des causes les plus fr\u00e9quentes d\u2019hypokali\u00e9mie est l\u2019utilisation de diur\u00e9tiques de l\u2019anse et de diur\u00e9tiques thiazidiques [2]. Dans ce cas, l\u2019association avec un diur\u00e9tique d\u2019\u00e9pargne potassique, comme l\u2019amiloride ou la spironolactone, peut s\u2019av\u00e9rer efficace, l\u2019amiloride ayant moins d\u2019effets secondaires. En pr\u00e9sence d\u2019insuffisance cardiaque ou d\u2019hyperaldost\u00e9ronisme primaire, la spironolactone est pr\u00e9f\u00e9rable, car elle bloque l\u2019action de l\u2019aldost\u00e9rone \u00e9galement au niveau du c\u0153ur. Un traitement par un inhibiteur de l\u2019ECA ou un sartan peut \u00e9galement d\u00e9j\u00e0 contrecarrer une hypokali\u00e9mie [2].<\/p>\n\n\n\n<p>8.1 <strong>Implications pour les patientes et patients pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><\/ul>\n\n\n\n<p>Le taux de potassium s\u00e9rique doit \u00eatre surveill\u00e9 attentivement chez toutes les personnes atteintes d\u2019insuffisance cardiaque, car plusieurs m\u00e9canismes peuvent favoriser \u00e0 la fois l\u2019hyperkali\u00e9mie et l\u2019hypokali\u00e9mie. D\u2019une part, les diur\u00e9tiques de l\u2019anse entra\u00eenent facilement et souvent une hypokali\u00e9mie, d\u2019autre part, l\u2019association inhibiteur de l\u2019ECA\/sartan, antagoniste de l\u2019aldost\u00e9rone et trouble de la fonction r\u00e9nale entra\u00eene souvent une hyperkali\u00e9mie.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans certains groupes de population pr\u00e9sentant un risque d\u2019arythmies cardiaques (p.&nbsp;ex. patientes et patients atteints d\u2019insuffisance cardiaque ou de cardiopathie isch\u00e9mique, en cas de statut apr\u00e8s un infarctus du myocarde ou sous traitement par la digoxine), il peut \u00eatre judicieux d\u2019augmenter l\u2019apport en potassium. Cela doit \u00eatre envisag\u00e9 lorsque le taux de potassium s\u00e9rique est compris entre 3,5 et 4,0&nbsp;mmol. Si le taux de potassium s\u00e9rique tombe en&nbsp;dessous de 3,5&nbsp;mmol, une suppl\u00e9mentation en potassium peut \u00e9galement \u00eatre justifi\u00e9e chez les patientes et patients asymptomatiques pr\u00e9sentant une hypertension l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e [7].<\/p>\n\n\n\n<p>9. <strong>D\u00e9fis et recommandations pour la pratique en m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale <\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><\/ul>\n\n\n\n<p>Les d\u00e9fis li\u00e9s au diagnostic et au traitement de l\u2019hypokali\u00e9mie se posent aussi bien dans le contexte de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale que dans la pratique quotidienne. Des r\u00e9sultats de laboratoire erron\u00e9s peuvent compliquer le diagnostic et le traitement. Il est donc important de garder \u00e0 l\u2019esprit l\u2019ensemble du tableau clinique lors de l\u2019interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats de laboratoire et de se rappeler que des erreurs dans les r\u00e9sultats de laboratoire sont toujours possibles. Il vaut donc la peine de contr\u00f4ler une nouvelle fois les valeurs anormales ne correspondant pas au tableau clinique g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que seule une petite partie du potassium se trouve dans le liquide extracellulaire, une diminution m\u00eame minime de la concentration plasmatique de potassium peut refl\u00e9ter un d\u00e9ficit important de la teneur totale en potassium de l\u2019organisme. Cela est notamment d\u00fb au fait qu\u2019une diminution de la concentration extracellulaire de potassium incite les cellules \u00e0 compenser le d\u00e9ficit en lib\u00e9rant du potassium dans le compartiment extracellulaire [8]. Par cons\u00e9quent, la d\u00e9termination de la concentration de potassium dans le s\u00e9rum comme mesure du potassium corporel total n\u2019a qu\u2019une valeur limit\u00e9e. Une analyse de sang total, qui n\u2019est toutefois pas \u00e9tablie dans la pratique m\u00e9dicale, permettrait de calculer la concentration intracellulaire de potassium [28, 29].<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre d\u00e9fi r\u00e9side dans le fait que les m\u00e9decins de famille ne peuvent souvent pas d\u00e9terminer l\u2019acidit\u00e9 du sang, soit parce qu\u2019ils ne disposent pas d\u2019un analyseur des gaz du sang dans leur cabinet, soit parce que l\u2019analyse des gaz du sang n\u2019est pas rembours\u00e9e. Cette information est toutefois tr\u00e8s importante pour le choix du traitement, car il existe des formulations diff\u00e9rentes pour la substitution de potassium en cas d\u2019acidose et en cas d\u2019alcalose. Si le mauvais traitement est prescrit, il ne va pas fonctionner ou le taux de potassium peut m\u00eame continuer \u00e0 baisser apr\u00e8s l\u2019administration. Si le m\u00e9decin de famille ne dispose pas d\u2019un appareil permettant d\u2019analyser les gaz du sang, il ou elle peut essayer d\u2019\u00e9valuer, sur la base de l\u2019anamn\u00e8se, s\u2019il pourrait plut\u00f4t s\u2019agir d\u2019une alcalose ou d\u2019une acidose; il est aussi possible de mesurer le taux de bicarbonate et\/ou de chlorure.<br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>9.1 Substitution du potassium et fr\u00e9quence des contr\u00f4les<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la cause est connue, il convient de traiter la pathologie sous-jacente. En outre, les m\u00e9dicaments qui contribuent \u00e0 l\u2019hypokali\u00e9mie doivent \u00eatre arr\u00eat\u00e9s, suspendus ou leur posologie ajust\u00e9e lorsque cela est possible, et il convient de surveiller de pr\u00e8s la patiente ou le patient. C\u2019est pourquoi, lors de l\u2019anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse, il faut toujours se renseigner sur l\u2019utilisation \u00e9ventuelle de diur\u00e9tiques et rechercher les m\u00e9dicaments associ\u00e9s \u00e0 une perte de potassium. En cas de cause inconnue, de comorbidit\u00e9s multiples ou s\u00e9v\u00e8res, il est important de collaborer avec le ou la sp\u00e9cialiste concern\u00e9-e.<\/p>\n\n\n\n<p>Si la pathologie sous-jacente ne peut pas \u00eatre trait\u00e9e, il faut effectuer une substitution chronique, s\u2019accompagnant de contr\u00f4les r\u00e9guliers.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>9.2. Traitement des cas chroniques et aigus<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lors du traitement de l\u2019hypokali\u00e9mie, il convient de faire la distinction entre les cas chroniques et les cas aigus.<\/p>\n\n\n\n<p>La substitution du potassium (par voie orale\/i.v.) n\u00e9cessite une adaptation individuelle de la posologie et de la fr\u00e9quence des contr\u00f4les en fonction de la cause, de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l\u2019hypokali\u00e9mie et de l\u2019urgence de la situation, ainsi que des ajustements en cas de succ\u00e8s th\u00e9rapeutique insuffisant. En principe, la gestion th\u00e9rapeutique de l\u2019hypokali\u00e9mie est la suivante: en cas de substitution avec une dose \u00e9lev\u00e9e de potassium, le taux doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 apr\u00e8s quelques jours (les doses \u00e9lev\u00e9es agissent rapidement) et en cas de substitution avec une faible dose de potassium, le taux peut \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 seulement apr\u00e8s plusieurs semaines (les doses faibles agissent plus lentement). Par cons\u00e9quent, avec de faibles doses, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 un contr\u00f4le \u00e9troit, sauf si la dose doit \u00eatre modifi\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les situations non&nbsp;aigu\u00ebs, le m\u00e9decin de famille peut essayer un traitement et surveiller l\u2019\u00e9volution de l\u2019hypokali\u00e9mie, car un surdosage survient rarement lorsque les reins sont sains. La substitution de potassium se poursuit jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9quilibre et est ensuite arr\u00eat\u00e9e. Il convient ensuite de bien observer pendant une \u00e0 deux&nbsp;semaines si l\u2019hypokali\u00e9mie est vraiment corrig\u00e9e. Si la prise d\u2019un diur\u00e9tique est \u00e0 l\u2019origine de l\u2019hypokali\u00e9mie, il est possible de l\u2019arr\u00eater et de r\u00e9\u00e9valuer la situation 4&nbsp;semaines plus tard, sauf si la personne trait\u00e9e ne peut pas arr\u00eater ou remplacer ce diur\u00e9tique pour des raisons m\u00e9dicales. Dans ce cas, le taux de potassium doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement et il convient d\u2019informer la patiente ou le patient de la n\u00e9cessit\u00e9 de se manifester le plus rapidement possible en cas de maladie aigu\u00eb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il peut arriver qu\u2019une&nbsp;personne n\u2019atteigne pas la valeur cible pendant des mois, soit parce que l\u2019observance est lacunaire, soit parce que le dosage n\u2019est pas suffisant. Dans ce cas, la dose peut \u00eatre augment\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e de mani\u00e8re plus \u00e9troite. Dans les cas compliqu\u00e9s pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s qui ne r\u00e9pondent pas au traitement, il convient d\u2019adresser la patiente ou le patient \u00e0 un ou une sp\u00e9cialiste. En cas d\u2019insuffisance r\u00e9nale, il est judicieux de r\u00e9aliser le traitement en collaboration avec un n\u00e9phrologue ou de le doser avec une prudence particuli\u00e8re et de proc\u00e9der \u00e0 des contr\u00f4les de suivi plus \u00e9troits. Lors de l\u2019utilisation d\u2019inhibiteurs du SRAA et en pr\u00e9sence d\u2019insuffisance r\u00e9nale, le potassium ne doit pas \u00eatre substitu\u00e9 int\u00e9gralement. Une augmentation de l\u2019apport en potassium peut \u00eatre utile dans certains groupes de population, tels que les personnes atteintes d\u2019insuffisance cardiaque (voir plus haut). En pr\u00e9sence de taux de potassium bas, une suppl\u00e9mentation peut \u00e9galement \u00eatre justifi\u00e9e chez les patientes et patients asymptomatiques pr\u00e9sentant une hypertension l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>9.3. D\u00e9pistage des populations \u00e0 risque<\/strong> Chez les patients \u00e0 risque d\u2019hypokali\u00e9mie, le m\u00e9decin de famille doit contr\u00f4ler r\u00e9guli\u00e8rement le taux de potassium. Il s\u2019agit notamment des personnes diab\u00e9tiques, des personnes hypertendues, des patientes et patients atteints d\u2019affections r\u00e9nales ou gastro-intestinales ou sous traitement diur\u00e9tique, ainsi que des patientes et patients anorexiques et des personnes prenant des laxatifs de mani\u00e8re chronique. Par ailleurs, m\u00eame les rem\u00e8des \u00e0 base de plantes peuvent \u00eatre dangereux s\u2019ils sont pris pendant plusieurs mois.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/F_Expertenmeeting-Hypokaliaemie_Poster-_20230928-CP.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"645\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-1160x645.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-381447 lazyload\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-1160x645.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-800x445.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-2048x1138.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-120x67.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-90x50.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-320x178.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-560x311.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-1920x1067.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-240x133.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-180x100.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-640x356.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-1120x623.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-1600x889.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55-2320x1289.png 2320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/Bildschirmfoto-2024-06-19-um-09.54.55.png 2544w\" data-sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1160px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1160\/645;\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Figure&nbsp;2: R\u00e9sum\u00e9 et aide-m\u00e9moire: \u00e0 quoi faut-il faire attention, \u00e0 quoi faut-il penser?<\/em><br><em>MF: m\u00e9decin de famille, Na<sup>+<\/sup>: sodium, K<sup>+<\/sup>: potassium, Cl<sup>&#8211;<\/sup>: chlorure, Ca<sup>2+<\/sup>: calcium, Mg<sup>2+<\/sup>: magn\u00e9sium.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>9.4. Recommandations g\u00e9n\u00e9rales relatives au traitement par le potassium<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La mesure en laboratoire du potassium s\u00e9rique ne constitue pas toujours un indicateur pr\u00e9cis du potassium corporel total [7, 8].<\/li>\n\n\n\n<li>La consommation d\u2019aliments riches en potassium est un \u00e9l\u00e9ment important du traitement, mais peut \u00eatre insuffisante en cas d\u2019hypokali\u00e9mie (ou de risque d\u2019hypokali\u00e9mie) et doit \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e par un traitement de substitution du potassium, surtout au d\u00e9but.<\/li>\n\n\n\n<li>En cas d\u2019hypokali\u00e9mie l\u00e9g\u00e8re ou mod\u00e9r\u00e9e, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019administrer des suppl\u00e9ments de potassium par voie orale \u00e0 une dose mod\u00e9r\u00e9e sur une p\u00e9riode allant de quelques jours \u00e0 quelques semaines afin d\u2019obtenir une saturation compl\u00e8te en potassium [7, 30].<\/li>\n\n\n\n<li>La suppl\u00e9mentation en potassium doit \u00eatre aussi simple que possible en cas de traitement de longue dur\u00e9e afin d\u2019optimiser l\u2019observance \u00e0 long terme [7].<\/li>\n\n\n\n<li>Une dose de 20&nbsp;mmol\/jour de potassium sous forme orale est g\u00e9n\u00e9ralement suffisante pour pr\u00e9venir une hypokali\u00e9mie, et 40 \u00e0 100&nbsp;mmol\/jour sont suffisants pour la traiter [7, 30].<\/li>\n\n\n\n<li>Une substitution du potassium est recommand\u00e9e pour les personnes sujettes aux naus\u00e9es, vomissements, diarrh\u00e9es, \u00e0 la boulimie ou pr\u00e9sentant un abus de diur\u00e9tiques\/laxatifs [7].<\/li>\n\n\n\n<li>Les personnes sous traitement pr\u00e9sentant une hypokali\u00e9mie d\u2019origine m\u00e9dicamenteuse (c\u2019est-\u00e0-dire un traitement par un diur\u00e9tique non-\u00e9pargneur de potassium) doivent passer \u00e0 un diur\u00e9tique d\u2019\u00e9pargne potassique.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les personnes atteintes d\u2019hypertension, il convient de faire en sorte d\u2019atteindre et de maintenir un taux de potassium s\u00e9rique d\u2019au moins 4,0&nbsp;mmol\/l [7, 8].<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patientes et patients atteints de diab\u00e8te sucr\u00e9 ou d\u2019insuffisance cardiaque, le taux de potassium doit \u00eatre surveill\u00e9 afin de d\u00e9tecter toute dyskali\u00e9mie [31].<\/li>\n\n\n\n<li>Le maintien d\u2019un taux de potassium optimal est important chez les personnes trait\u00e9es pr\u00e9sentant des arythmies cardiaques et une surveillance de routine du taux de potassium est obligatoire [7].<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patientes et patients \u00e0 haut risque d\u2019AVC (y&nbsp;compris les patients ayant des ant\u00e9c\u00e9dents d\u2019\u00e9v\u00e9nements c\u00e9r\u00e9brovasculaires ath\u00e9roscl\u00e9rotiques ou h\u00e9morragiques), il est recommand\u00e9 de maintenir un taux optimal de potassium [7, 8].<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>10. <strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><\/ul>\n\n\n\n<p>L\u2019hypokali\u00e9mie est fr\u00e9quente, g\u00e9n\u00e9ralement limit\u00e9e et peut mettre la vie en danger. Chez la plupart des patientes et patients pr\u00e9sentant une hypokali\u00e9mie, la cause est \u00e9vidente d\u2019apr\u00e8s l\u2019anamn\u00e8se (p.&nbsp;ex. vomissements, diarrh\u00e9e). Les diur\u00e9tiques sont une cause fr\u00e9quente d\u2019hypokali\u00e9mie. Il est important pour le diagnostic, d\u2019une part de d\u00e9terminer l\u2019excr\u00e9tion de potassium dans l\u2019urine afin de distinguer les pertes r\u00e9nales de potassium (notamment dues au traitement diur\u00e9tique ou \u00e0 un aldost\u00e9ronisme primaire) des autres causes d\u2019hypokali\u00e9mie (p.&nbsp;ex. pertes gastro-intestinales, transfert transcellulaire de potassium) et d\u2019autre part, d\u2019\u00e9valuer le statut acido-basique, car certaines causes d\u2019hypokali\u00e9mie sont associ\u00e9es \u00e0 une alcalose m\u00e9tabolique ou \u00e0 une acidose m\u00e9tabolique. L\u2019excr\u00e9tion r\u00e9nale de potassium peut \u00eatre quantifi\u00e9e par un recueil des urines sur 24&nbsp;heures. Une autre option possible est de d\u00e9terminer avec un spot urinaire la concentration de potassium ou, encore mieux, le rapport&nbsp;potassium\/cr\u00e9atinine [2].<\/p>\n\n\n\n<p>Le traitement de la pathologie ou des facteurs sous-jacents constitue la pierre angulaire du traitement. Les m\u00e9dicaments contribuant \u00e0 l\u2019hypokali\u00e9mie doivent \u00eatre arr\u00eat\u00e9s ou remplac\u00e9s dans la mesure du possible. Lorsque l\u2019hypokali\u00e9mie est l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e, la substitution du potassium doit se faire si possible par voie orale [2]. Le chlorure de potassium est souvent prescrit [32]. Il est important de prescrire des formulations diff\u00e9rentes en cas d\u2019acidose et d\u2019alcalose. Il convient de prescrire du chlorure de potassium en pr\u00e9sence d\u2019alcalose et de pH normal. En pr\u00e9sence d\u2019une acidose, il convient de recourir \u00e0 un traitement par du citrate de potassium ou du bicarbonate de potassium. Le dosage et la fr\u00e9quence des contr\u00f4les doivent \u00eatre adapt\u00e9s \u00e0 chaque situation. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, avec un dosage \u00e9lev\u00e9, les contr\u00f4les doivent \u00eatre plus fr\u00e9quents et commencer plus t\u00f4t, tandis que les contr\u00f4les \u00e9troits ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas n\u00e9cessaires avec un dosage plus faible. Lors de substitution orale du potassium et de fonction r\u00e9nale normale, une hyperkali\u00e9mie n\u2019est gu\u00e8re \u00e0 craindre [1]. En cas d\u2019insuffisance r\u00e9nale, le traitement doit \u00eatre administr\u00e9 avec pr\u00e9caution afin d\u2019\u00e9viter une hyperkali\u00e9mie et d\u2019\u00e9ventuels troubles suppl\u00e9mentaires de l\u2019\u00e9quilibre acido-basique.<\/p>\n\n\n\n<p>En cas d\u2019hypokali\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re et symptomatique, une administration par voie intraveineuse est recommand\u00e9e. La perfusion de potassium doit \u00eatre effectu\u00e9e lentement, en solution dilu\u00e9e et, si n\u00e9cessaire, sous surveillance&nbsp;ECG. Si une substitution du potassium s\u2019av\u00e8re n\u00e9cessaire, il faut toujours traiter simultan\u00e9ment une carence en magn\u00e9sium. En l\u2019absence de r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique, il convient d\u2019adapter le traitement et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de faire appel \u00e0 un sp\u00e9cialiste.<br>Un examen des patientes et patients \u00e0 risque devrait \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement au cabinet du m\u00e9decin de famille afin de d\u00e9tecter une \u00e9ventuelle hypokali\u00e9mie. Lorsque certaines comorbidit\u00e9s telles que l\u2019insuffisance cardiaque sont pr\u00e9sentes, il convient de viser un taux de potassium optimal \u00e0 titre pr\u00e9ventif. Chez certains patients et patientes, p.&nbsp;ex. en cas d\u2019hypokali\u00e9mie d\u2019origine endocrinienne, il est n\u00e9cessaire d\u2019adopter une approche diagnostique et th\u00e9rapeutique multidisciplinaire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Girndt, M., <em>[Electrolyte disorders].<\/em> Internist (Berl), 2011. <strong>52<\/strong>(8): p. 963-74; quiz 975.<\/p>\n\n\n\n<p>2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Diebold, M. and A.D. Kistler, <em>[CME: Evaluation of Hypokalemia].<\/em> Praxis (Bern 1994), 2019. <strong>108<\/strong>(3): p. 207-213.<\/p>\n\n\n\n<p>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; McDonough, A.A. and J.H. Youn, <em>Potassium Homeostasis: The Knowns, the Unknowns, and the Health Benefits.<\/em> Physiology (Bethesda), 2017. <strong>32<\/strong>(2): p. 100-111.<\/p>\n\n\n\n<p>4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Kardalas, E., <em>et al.<\/em>, <em>Hypokalemia: a clinical update.<\/em> Endocr Connect, 2018. <strong>7<\/strong>(4): p. R135-r146.<\/p>\n\n\n\n<p>5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Collins, A.J., <em>et al.<\/em>, <em>Association of Serum Potassium with All-Cause Mortality in Patients with and without Heart Failure, Chronic Kidney Disease, and\/or Diabetes.<\/em> Am J Nephrol, 2017. <strong>46<\/strong>(3): p. 213-221.<\/p>\n\n\n\n<p>6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sorraya, N., <em>et al.<\/em>, <em>Association between serum potassium and risk of all-cause mortality among chronic kidney diseases patients: A systematic review and dose-response meta-analysis of more than one million participants.<\/em> Food Sci Nutr, 2021. <strong>9<\/strong>(9): p. 5312-5323.<\/p>\n\n\n\n<p>7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cohn, J.N., <em>et al.<\/em>, <em>New guidelines for potassium replacement in clinical practice: a contemporary review by the National Council on Potassium in Clinical Practice.<\/em> Arch Intern Med, 2000. <strong>160<\/strong>(16): p. 2429-36.<\/p>\n\n\n\n<p>8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Weir, M.R. and R. Espaillat, <em>Clinical perspectives on the rationale for potassium supplementation.<\/em> Postgrad Med, 2015. <strong>127<\/strong>(5): p. 539-48.<\/p>\n\n\n\n<p>9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aburto, N.J., <em>et al.<\/em>, <em>Effect of increased potassium intake on cardiovascular risk factors and disease: systematic review and meta-analyses.<\/em> Bmj, 2013. <strong>346<\/strong>: p. f1378.<\/p>\n\n\n\n<p>10.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Neal, B., <em>et al.<\/em>, <em>Effect of Salt Substitution on Cardiovascular Events and Death.<\/em> N Engl J Med, 2021. <strong>385<\/strong>(12): p. 1067-1077.<\/p>\n\n\n\n<p>11.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Krogager, M.L., <em>et al.<\/em>, <em>Update on management of hypokalaemia and goals for the lower potassium level in patients with cardiovascular disease: a review in collaboration with the European Society of Cardiology Working Group on Cardiovascular Pharmacotherapy.<\/em> Eur Heart J Cardiovasc Pharmacother, 2021. <strong>7<\/strong>(6): p. 557-567.<\/p>\n\n\n\n<p>12.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Gumz, M.L., L. Rabinowitz, and C.S. Wingo, <em>An Integrated View of Potassium Homeostasis.<\/em> N Engl J Med, 2015. <strong>373<\/strong>(1): p. 60-72.<\/p>\n\n\n\n<p>13.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Viera, A.J. and N. Wouk, <em>Potassium Disorders: Hypokalemia and Hyperkalemia.<\/em> Am Fam Physician, 2015. <strong>92<\/strong>(6): p. 487-95.<\/p>\n\n\n\n<p>14.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dhondup, T. and Q. Qian, <em>Acid-Base and Electrolyte Disorders in Patients with and without Chronic Kidney Disease: An Update.<\/em> Kidney Dis (Basel), 2017. <strong>3<\/strong>(4): p. 136-148.<\/p>\n\n\n\n<p>15.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sun, H. and C.M. Weaver, <em>Rising Trend of Hypokalemia Prevalence in the US Population and Possible Food Causes.<\/em> J Am Coll Nutr, 2021. <strong>40<\/strong>(3): p. 273-279.<\/p>\n\n\n\n<p>16.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Liamis, G., <em>et al.<\/em>, <em>Electrolyte disorders in community subjects: prevalence and risk factors.<\/em> Am J Med, 2013. <strong>126<\/strong>(3): p. 256-63.<\/p>\n\n\n\n<p>17.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Udensi, U.K. and P.B. Tchounwou, <em>Potassium Homeostasis, Oxidative Stress, and Human Disease.<\/em> Int J Clin Exp Physiol, 2017. <strong>4<\/strong>(3): p. 111-122.<\/p>\n\n\n\n<p>18.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Alfonzo, A.V., <em>et al.<\/em>, <em>Potassium disorders&#8211;clinical spectrum and emergency management.<\/em> Resuscitation, 2006. <strong>70<\/strong>(1): p. 10-25.<\/p>\n\n\n\n<p>19.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Unwin, R.J., F.C. Luft, and D.G. Shirley, <em>Pathophysiology and management of hypokalemia: a clinical perspective.<\/em> Nat Rev Nephrol, 2011. <strong>7<\/strong>(2): p. 75-84.<\/p>\n\n\n\n<p>20.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Reid, A., G. Jones, and C. Isles, <em>Hypokalaemia: common things occur commonly &#8211; a retrospective survey.<\/em> JRSM Short Rep, 2012. <strong>3<\/strong>(11): p. 80.<\/p>\n\n\n\n<p>21.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Morgan, D.B. and C. Davidson, <em>Hypokalaemia and diuretics: an analysis of publications.<\/em> Br Med J, 1980. <strong>280<\/strong>(6218): p. 905-8.<\/p>\n\n\n\n<p>22.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Information for Clinicians: Hypokalaemia \u2013 a guide for GPs; Royal United Hospitals Bath, NHS Foundation Trust. <\/em><a href=\"https:\/\/www.ruh.nhs.uk\/pathology\/documents\/clinical_guidelines\/PATH-017_Hypokalaemia_a_guide_for_GPs.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>https:\/\/www.ruh.nhs.uk\/pathology\/documents\/clinical_guidelines\/PATH-017_Hypokalaemia_a_guide_for_GPs.pdf<\/em><\/a><em>. Date de consultation: 18&nbsp;janvier&nbsp;2024.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>23.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Marti, G., <em>et al.<\/em>, <em>Etiology and symptoms of severe hypokalemia in emergency department patients.<\/em> Eur J Emerg Med, 2014. <strong>21<\/strong>(1): p. 46-51.<\/p>\n\n\n\n<p>24.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Lekturio. Hypokali\u00e4mie. <\/em><a href=\"https:\/\/www.lecturio.de\/artikel\/medizin\/hypokaliamie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>https:\/\/www.lecturio.de\/artikel\/medizin\/hypokaliamie\/<\/em><\/a><em>. Date de consultation: 18&nbsp;janvier&nbsp;2024.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>25.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Kaplan, N.M., <em>et al.<\/em>, <em>Potassium supplementation in hypertensive patients with diuretic-induced hypokalemia.<\/em> N Engl J Med, 1985. <strong>312<\/strong>(12): p. 746-9.<\/p>\n\n\n\n<p>26.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Wu, K.L., <em>et al.<\/em>, <em>Identification of the Causes for Chronic Hypokalemia: Importance of Urinary Sodium and Chloride Excretion.<\/em> Am J Med, 2017. <strong>130<\/strong>(7): p. 846-855.<\/p>\n\n\n\n<p>27.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rothlin, G. <em>Notfallsituationen Hyper- und Hypokali\u00e4mie. <\/em><a href=\"https:\/\/sop.klifairs.ch\/sop\/notfallsituationen\/hyper-und-hypokaliaemie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>https:\/\/sop.klifairs.ch\/sop\/notfallsituationen\/hyper-und-hypokaliaemie\/<\/em><\/a><em>. Date de consultation: 24&nbsp;janvier&nbsp;2024.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>28.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Grillenberger, K. <em>Vollblut, Serum oder Haare? <\/em><a href=\"https:\/\/www.deutsche-apotheker-zeitung.de\/daz-az\/2021\/daz-43-2021\/vollblut-serum-oder-haare\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>https:\/\/www.deutsche-apotheker-zeitung.de\/daz-az\/2021\/daz-43-2021\/vollblut-serum-oder-haare<\/em><\/a><em>. Date de consultation: 7&nbsp;mars&nbsp;2024.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>29.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Die Vollblutmineralanalyse. Diagnostikinformation Nr. 298 der IMD Institut f\u00fcr Medizinische Diagnostik Berlin-Potsdam GbR (IMD Labor Berlin), <\/em><a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/u_akistl\/AppData\/Local\/Microsoft\/windows\/INetCache\/Content.Outlook\/RILXTRUL\/www.imd-berlin.de\/fileadmin\/user_upload\/Diag_Info\/298_Vollblutmineralanalyse.pdf\"><em>www.imd-berlin.de\/fileadmin\/user_upload\/Diag_Info\/298_Vollblutmineralanalyse.pdf<\/em><\/a><em>, consult\u00e9 le 7&nbsp;mars&nbsp;2024<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>30.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Macdonald, J.E. and A.D. Struthers, <em>What is the optimal serum potassium level in cardiovascular patients?<\/em> J Am Coll Cardiol, 2004. <strong>43<\/strong>(2): p. 155-61.<\/p>\n\n\n\n<p>31.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rodan, A.R., <em>Potassium: friend or foe?<\/em> Pediatr Nephrol, 2017. <strong>32<\/strong>(7): p. 1109-1121.<\/p>\n\n\n\n<p>32.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Hoorn, E.J., <em>et al.<\/em>, <em>Dutch guideline for the management of electrolyte disorders&#8211;2012 revision.<\/em> Neth J Med, 2013. <strong>71<\/strong>(3): p. 153-65.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"125\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/doetsch_grether_logo_pos_ansicht-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-381533 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 500px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 500\/125;width:228px;height:auto\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/doetsch_grether_logo_pos_ansicht-1.png 500w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/doetsch_grether_logo_pos_ansicht-1-120x30.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/doetsch_grether_logo_pos_ansicht-1-90x23.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/doetsch_grether_logo_pos_ansicht-1-320x80.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/doetsch_grether_logo_pos_ansicht-1-240x60.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/doetsch_grether_logo_pos_ansicht-1-180x45.png 180w\" data-sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dr m\u00e9d. 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