{"id":382553,"date":"2024-07-15T00:01:00","date_gmt":"2024-07-14T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=382553"},"modified":"2024-09-25T09:51:27","modified_gmt":"2024-09-25T07:51:27","slug":"traitement-palliatif-systematique-du-carcinome-renal-metastatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitement-palliatif-systematique-du-carcinome-renal-metastatique\/","title":{"rendered":"Traitement palliatif syst\u00e9matique du carcinome r\u00e9nal m\u00e9tastatique"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales (CCR) est la maladie maligne la plus fr\u00e9quente du rein. Il n&#8217;existe actuellement aucun biomarqueur pr\u00e9dictif \u00e9tabli pour guider le traitement palliatif par les inhibiteurs de point de contr\u00f4le (IPC), les inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) ou leurs combinaisons. Dans le groupe des patients \u00e0 faible risque, une monoth\u00e9rapie par un ITK constitue actuellement le traitement de choix lorsqu&#8217;un traitement syst\u00e9mique est indiqu\u00e9. Dans le groupe des patients \u00e0 risque interm\u00e9diaire et \u00e9lev\u00e9, la combinaison de nivolumab et d&#8217;ipilimumab est recommand\u00e9e en plus de la combinaison d&#8217;IPC et d&#8217;ITK.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<div class=\"cnvs-block-alert cnvs-block-alert-1669013560583\" >\n\t<div class=\"cnvs-block-alert-inner\">\n\t\t\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous pouvez passer le test de FMC sur notre plateforme d&#8217;apprentissage apr\u00e8s avoir consult\u00e9 le mat\u00e9riel recommand\u00e9. 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Les hommes ont des taux d&#8217;incidence deux fois plus \u00e9lev\u00e9s que les femmes, avec respectivement 26 pour 100&#8217;000 hommes et 12 pour 100&#8217;000 femmes [1]. Au moment du diagnostic initial, la plupart des patients sont \u00e0 un stade localis\u00e9 ou localement avanc\u00e9, et environ 16% sont d\u00e9j\u00e0 initialement m\u00e9tastas\u00e9s [2].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le plan histomorphologique, le CCR est une maladie h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Le CCR \u00e0 cellules claires (ccRCC) est le sous-type le plus fr\u00e9quent et repr\u00e9sente environ 75% des cas, suivi du CCR papillaire (15%) et du CCR chromophobe (10%) [3]. Les sous-types rares comprennent les oncocytomes et les carcinomes canalaires de Bellini. L&#8217;inactivation du g\u00e8ne von Hippel-Lindau est l&#8217;alt\u00e9ration g\u00e9n\u00e9tique primaire dans le CCRc et entra\u00eene une suractivation des facteurs 1a et 2a inductibles par l&#8217;hypoxie (HIF-1a, HIF-2a). Des co-mutations fr\u00e9quentes apparaissent dans les g\u00e8nes PBRM1, SETD2 et BAP1. Les CCR papillaires pr\u00e9sentent souvent des alt\u00e9rations du g\u00e8ne MET, tandis que les CCR chromophobes sont caract\u00e9ris\u00e9s par une aneuplo\u00efdie et\/ou des mutations dans les g\u00e8nes TP53 et PTEN [4].<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"biomarker\" class=\"wp-block-heading\">Biomarker<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n&#8217;existe actuellement aucun biomarqueur pr\u00e9dictif \u00e9tabli pour guider le traitement palliatif par les inhibiteurs de point de contr\u00f4le (IPC), les inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) ou leurs combinaisons. Des analyses de sous-groupes des \u00e9tudes CheckMate-214 et Keynote-426 ont montr\u00e9 que la positivit\u00e9 du Programmed Cell Death Ligand-1 (PD-L1) n&#8217;\u00e9tait associ\u00e9e qu&#8217;\u00e0 des taux de survie num\u00e9riquement meilleurs (importants pour le pronostic), de sorte que le statut PD-L1 ne joue toujours aucun r\u00f4le dans le contr\u00f4le du traitement [5,6]. Cependant, des recherches intensives sont en cours pour trouver des biomarqueurs int\u00e9gr\u00e9s qui pourraient aider \u00e0 la prise de d\u00e9cision clinique. La pr\u00e9sence de composants sarcomato\u00efdes indique une r\u00e9sistance aux inhibiteurs du <em>facteur de croissance de l&#8217;endoth\u00e9lium vasculaire<\/em> (VEGF) et de la cible mammalienne de la rapamycine (mTOR), mais une meilleure r\u00e9ponse au traitement par IPC, ce qui soutient fortement l&#8217;utilisation de l&#8217;IPC dans ces cas [7].<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"traitement-palliatif-de-premiere-ligne-du-carcinome-renal-a-cellules-claires\" class=\"wp-block-heading\">Traitement palliatif de premi\u00e8re ligne du carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le CCRc m\u00e9tastatique est class\u00e9 en trois groupes de risque sur la base du score de risque de l&#8217;<em>International Metastatic RCC Database Consortium<\/em> (IMDC) <strong>(tableau 1)<\/strong> [8]. Des recommandations th\u00e9rapeutiques adapt\u00e9es au risque sont d\u00e9riv\u00e9es pour chaque groupe de risque IMDC (favorable, interm\u00e9diaire et d\u00e9favorable) [8]. Outre le score IMDC, il convient de prendre en compte des facteurs individuels tels que la charge tumorale, la cin\u00e9tique de la tumeur, les sympt\u00f4mes cliniques ainsi que des facteurs li\u00e9s au patient tels que les comorbidit\u00e9s et les pr\u00e9f\u00e9rences du patient.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1160\" height=\"333\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-1160x333.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-382419\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-1160x333.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-800x230.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-2048x588.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-120x34.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-90x26.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-320x92.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-560x161.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-1920x551.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-240x69.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-180x52.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-640x184.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-1120x321.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7-1600x459.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab1_OH3_s7.png 2181w\" sizes=\"(max-width: 1160px) 100vw, 1160px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les patients pr\u00e9sentant un risque favorable et une faible charge tumorale peuvent souvent se voir proposer une strat\u00e9gie &#8220;watch and wait&#8221; en plus du traitement syst\u00e9mique dans un premier temps. \u00c9tude de phase II de Rini et al. et l&#8217;\u00e9tude d&#8217;observation de Harrison et al. ont montr\u00e9 qu&#8217;un watchful waiting constitue une alternative s\u00fbre en cas de bonne observance [9,10]. Toutefois, en l&#8217;absence d&#8217;\u00e9tudes randomis\u00e9es, la mise en place d&#8217;un traitement syst\u00e9mique ou, \u00e0 d\u00e9faut, d&#8217;une strat\u00e9gie d&#8217;observation (watchful waiting) doit \u00eatre discut\u00e9e en tumorboard interdisciplinaire. Les situations \u00e0 haut risque selon l&#8217;IMDC ainsi qu&#8217;une charge tumorale \u00e9lev\u00e9e ou des sympt\u00f4mes cliniques existants n\u00e9cessitent l&#8217;introduction d&#8217;un traitement syst\u00e9mique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les recommandations pour le traitement syst\u00e9mique dans les trois groupes de risque d\u00e9finis par l&#8217;IMDC sont bas\u00e9es sur plusieurs \u00e9tudes de phase III. Les \u00e9tudes suivantes sur le traitement de premi\u00e8re ligne n&#8217;ont inclus que des patients atteints de CCRC, avec le sunitinib comme traitement standard. <strong>Le tableau 2<\/strong> r\u00e9sume les principales \u00e9tudes de phase III sur le CCRc.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8.png\"><img decoding=\"async\" width=\"2202\" height=\"1203\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-382415 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 2202px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2202\/1203;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8.png 2202w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-800x437.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-1160x634.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-2048x1119.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-120x66.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-90x49.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-320x175.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-560x306.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-1920x1049.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-240x131.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-180x98.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-640x350.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-1120x612.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Tab2_OH3_s8-1600x874.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 2202px) 100vw, 2202px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h5 id=\"1-double-therapie-dinhibition-des-points-de-controle-immunitaire-cpi\" class=\"wp-block-heading\"><strong>1<\/strong>. <strong>double th\u00e9rapie d&#8217;inhibition des points de contr\u00f4le immunitaire (CPI)<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le succ\u00e8s du traitement par IPC apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec de l&#8217;inhibition du VEGF a conduit \u00e0 \u00e9tudier son utilit\u00e9 dans le traitement de premi\u00e8re ligne. L&#8217;\u00e9tude de phase III CheckMate-214 a compar\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;association de nivolumab, un inhibiteur de PD-1, et d&#8217;ipilimumab, un inhibiteur de la prot\u00e9ine 4 associ\u00e9e aux lymphocytes T cytotoxiques (CTLA-4), par rapport au sunitinib. L&#8217;association d&#8217;ipilimumab et de nivolumab a significativement am\u00e9lior\u00e9 la survie m\u00e9diane sans progression (mPFS) et la survie globale m\u00e9diane (mOS) dans les groupes \u00e0 risque interm\u00e9diaire et d\u00e9favorable (mOS 47,0 vs 26,6 mois ; hazard ratio [HR] 0,68 ; intervalle de confiance \u00e0 95% [CI]: 0,58-0,81). Dans la population en intention de traiter, qui comprenait \u00e9galement des patients \u00e0 faible risque, l&#8217;immunoth\u00e9rapie combin\u00e9e \u00e9tait \u00e9galement sup\u00e9rieure au traitement par sunitinib (mOS 55,7 vs 38,4 mois ; HR 0,72 ; IC 95% : 0,62-0,85). Dans l&#8217;analyse exploratoire post-hoc, le HR pour l&#8217;OS dans le groupe de patients avec un score de risque IMDC faible \u00e9tait de 0,82 (IC 95% 0,60-1,13). Les effets secondaires de grade III-IV sont survenus chez 48% des patients dans le bras exp\u00e9rimental contre 64% dans le bras sunitinib [11].<\/p>\n\n\n\n<h5 id=\"2-combinaison-de-linhibition-des-points-de-controle-immunitaire-cpi-et-de-linhibition-de-la-tyrosine-kinase-tki\" class=\"wp-block-heading\"><strong>2. combinaison de l&#8217;inhibition des points de contr\u00f4le immunitaire (CPI) et de l&#8217;inhibition de la tyrosine kinase (TKI)<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cinq \u00e9tudes randomis\u00e9es de phase III visaient \u00e0 \u00e9tablir le r\u00f4le de la combinaison d&#8217;inhibiteurs de PD-1 et de VEGF.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;\u00e9tude Keynote 426 a montr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois les avantages de l&#8217;association d&#8217;un IPC et d&#8217;un ITK en premi\u00e8re ligne de traitement du CCRC. Le pembrolizumab et l&#8217;axitinib, compar\u00e9s \u00e0 la monoth\u00e9rapie de sunitinib qui \u00e9tait alors la norme th\u00e9rapeutique, ont significativement prolong\u00e9 la PFS et l&#8217;OS (mOS 46,0 vs 40,0 mois ; HR, 0,73, IC 95%, 0,60-0,88). Cet avantage en termes d&#8217;OS \u00e9tait particuli\u00e8rement remarquable dans les groupes de risque interm\u00e9diaire et d\u00e9favorable, sans diff\u00e9rence statistique en termes de survie globale pour les patients \u00e0 risque favorable. Des effets secondaires de grade III-IV ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s chez 63% des patients du bras exp\u00e9rimental et 11% des patients ont arr\u00eat\u00e9 le traitement combin\u00e9 en raison d&#8217;effets secondaires [6].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La combinaison de nivolumab et de cabozantinib \u00e9valu\u00e9e dans l&#8217;\u00e9tude de phase III CheckMate-9ER a montr\u00e9 un avantage significatif en termes de survie par rapport au sunitinib en monoth\u00e9rapie (mOS 49,5 vs 35,5 mois ; HR 0,70 ; IC 95% 0,56-0,87). Cet avantage \u00e9tait principalement d\u00fb aux groupes \u00e0 risque interm\u00e9diaire et d\u00e9favorable. Des effets secondaires de grade III-IV ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9s chez 75% des patients du bras exp\u00e9rimental, 10% des patients ont arr\u00eat\u00e9 les deux mol\u00e9cules en raison d&#8217;effets secondaires [12].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;\u00e9tude CLEAR a randomis\u00e9 les patients dans trois bras (lenvatinib plus \u00e9v\u00e9rolimus vs lenvatinib plus pembrolizumab vs sunitinib en monoth\u00e9rapie). Les patients trait\u00e9s par lenvatinib et pembrolizumab ont eu une mPFS et une mOS significativement plus longues par rapport au sunitinib (mOS 53,7 vs 54,3 mois ; HR 0,79 ; IC 95%, 0,63-0,99). L\u00e0 encore, l&#8217;avantage en termes de survie a surtout \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 dans les groupes \u00e0 risque interm\u00e9diaire et d\u00e9favorable. Des effets ind\u00e9sirables de grade III-IV sont survenus chez 81% des patients dans les bras pembrolizumab et lenvatinib, et 13% des patients ont d\u00fb arr\u00eater pr\u00e9matur\u00e9ment le traitement combin\u00e9 [13].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une autre combinaison d&#8217;IPC et d&#8217;ITK a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e dans le cadre de l&#8217;\u00e9tude JAVELIN-Renal-101. L&#8217;association d&#8217;avelumab et d&#8217;axitinib a entra\u00een\u00e9 un avantage statistiquement significatif en termes de PFS par rapport au traitement standard par sunitinib. Cependant, cet avantage ne s&#8217;est pas traduit par un b\u00e9n\u00e9fice pour le syst\u00e8me d&#8217;exploitation. L&#8217;analyse finale des donn\u00e9es n&#8217;a montr\u00e9 qu&#8217;un avantage num\u00e9rique et non statistiquement significatif pour le bras exp\u00e9rimental (mOS 44,8 vs 38,9 mois ; HR 0,88 ; 95% CI 0,75-1,04) [14].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l&#8217;\u00e9tude COSMIC-313, la randomisation a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e entre le bras exp\u00e9rimental comprenant l&#8217;ipilimumab, le nivolumab et le cabozantinib et le bras standard comprenant l&#8217;ipilimumab et le nivolumab. La PFS a certes \u00e9t\u00e9 significativement plus longue avec la trith\u00e9rapie (mPFS NR vs. 11,3 mois ; HR 0,73 ; IC 95%, 0,57-0,94) et le taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9 dans le bras exp\u00e9rimental (43%), mais au prix d&#8217;une augmentation des effets secondaires, avec 79% d&#8217;effets secondaires de grade III-IV. Au total, 12% des patients du bras exp\u00e9rimental ont arr\u00eat\u00e9 la trith\u00e9rapie en raison d&#8217;effets secondaires. Les donn\u00e9es relatives \u00e0 l&#8217;OS ne sont pas encore disponibles \u00e0 l&#8217;heure actuelle [15].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les analyses de sous-groupes des \u00e9tudes Keynote-426, CheckMate-9ER et CLEAR chez les patients \u00e0 faible risque IMDC n&#8217;ont montr\u00e9 que des avantages en termes de taux de r\u00e9ponse et de PFS, mais pas en termes d&#8217;OS. Par cons\u00e9quent, un traitement par sunitinib peut \u00eatre envisag\u00e9 chez les patients \u00e0 faible risque de CIMD, en particulier si la r\u00e9duction rapide de la charge tumorale n&#8217;est pas la priorit\u00e9. La monoth\u00e9rapie pr\u00e9sente \u00e9galement l&#8217;avantage d&#8217;un taux d&#8217;effets secondaires relativement plus faible par rapport aux IPC et aux associations d&#8217;ITK. Un autre ITK peut \u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 la place du sunitinib dans ce groupe de patients. Dans l&#8217;\u00e9tude de non-inf\u00e9riorit\u00e9 de phase III COMPARZ, le pazopanib n&#8217;\u00e9tait pas inf\u00e9rieur au sunitinib (HR pour l&#8217;OS, 0,91 ; IC \u00e0 95% : 0,76-1,08) [16].<\/p>\n\n\n\n<h5 id=\"3-therapie-dinhibition-des-points-de-controle-immunitaire-en-monotherapie\" class=\"wp-block-heading\"><strong>3. th\u00e9rapie d&#8217;inhibition des points de contr\u00f4le immunitaire en monoth\u00e9rapie<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Actuellement, il n&#8217;y a pas de preuves qui soutiendraient une monoth\u00e9rapie par IPC en premi\u00e8re ligne de traitement. L&#8217;\u00e9tude de phase II IMmotion150 n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;avantage de l&#8217;atezolizumab par rapport au sunitinib chez les patients na\u00effs de traitement [17]. En outre, l&#8217;\u00e9tude Keynote 427 \u00e0 un seul bras a rapport\u00e9 un taux relativement faible de PFS pour le pembrolizumab en monoth\u00e9rapie [18]. Par cons\u00e9quent, en l&#8217;absence de donn\u00e9es randomis\u00e9es de phase III, il n&#8217;est actuellement pas possible de recommander un traitement de premi\u00e8re ligne avec une monoth\u00e9rapie par IPC. Les recommandations th\u00e9rapeutiques sont r\u00e9sum\u00e9es dans la <strong>figure 1<\/strong> [19].<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1308\" height=\"1710\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-382421 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1308px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1308\/1710;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9.png 1308w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-800x1046.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-1160x1517.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-120x157.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-90x118.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-320x418.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-560x732.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-240x314.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-180x235.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-640x837.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/abb1_OH3_s9-1120x1464.png 1120w\" data-sizes=\"(max-width: 1308px) 100vw, 1308px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 id=\"traitement-de-deuxieme-ligne-et-de-suivi-du-carcinome-renal-a-cellules-claires\" class=\"wp-block-heading\">Traitement de deuxi\u00e8me ligne et de suivi du carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le choix du traitement de seconde ligne d\u00e9pend du type de traitement de premi\u00e8re ligne pr\u00e9c\u00e9dent ainsi que de l&#8217;\u00e9volution de la maladie et de la tol\u00e9rance du traitement de premi\u00e8re ligne. Si aucun IPC n&#8217;a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 dans le traitement de premi\u00e8re ligne, le nivolumab est recommand\u00e9. Cette recommandation est bas\u00e9e sur les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude de phase III CheckMate-025. Dans ce cas, le nivolumab en monoth\u00e9rapie a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 contre l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus, le standard de l&#8217;\u00e9poque, chez des patients apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec de 1 \u00e0 2 lignes de traitement inhibiteur du VEGF. L&#8217;IPC a obtenu un OS plus long par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus avec une tol\u00e9rance relativement bonne (mOS 25,8 vs 19,7 mois ; HR 0,73 ; IC 95%, 0,62-0,85) [20]. Apr\u00e8s un traitement combin\u00e9 IPC-ITK, le cabozantinib en monoth\u00e9rapie est \u00e9tabli. L&#8217;\u00e9tude METEOR a compar\u00e9 le cabozantinib \u00e0 l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec d&#8217;une inhibition primaire du VEGF. Le cabozantinib a entra\u00een\u00e9 une prolongation significative de l&#8217;OS (mOS 21,4 vs. 17,1 mois ; HR 0,70 ; IC \u00e0 95% 0,58-0,85) dans cette \u00e9tude [21]. Un traitement de deuxi\u00e8me ligne par axitinib a prolong\u00e9 la PFS par rapport au sorafenib, mais n&#8217;a pas am\u00e9lior\u00e9 l&#8217;OS [22]. En tant qu&#8217;option suppl\u00e9mentaire, en particulier dans le traitement de suivi apr\u00e8s une monoth\u00e9rapie par ITK, l&#8217;association de lenvatinib et d&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus a am\u00e9lior\u00e9 l&#8217;OS chez les patients pr\u00e9trait\u00e9s par ITK (mOS 25,5 vs. 15,4 mois ; HR 0,51 ; IC \u00e0 95% 0,30-0,88) [23].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La plupart des patients re\u00e7oivent d\u00e9j\u00e0 un IPC dual ou une combinaison IPC-ITK en premi\u00e8re ligne de traitement. Apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec des combinaisons CPI-TKI, il manque des donn\u00e9es prospectives robustes. Les soci\u00e9t\u00e9s d&#8217;oncologie recommandent le passage \u00e0 des ITK alternatifs, comme le passage du lenvatinib au cabozantinib et vice versa [24,25]. L&#8217;ajout d&#8217;atezolizumab au cabozantinib apr\u00e8s la progression sous IPC s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 inefficace. Par cons\u00e9quent, un re-challenge avec un CPI alternatif n&#8217;est pas recommand\u00e9 pour le moment [24]. Apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec du traitement de premi\u00e8re ligne par nivolumab, l&#8217;escalade vers une double IPC n&#8217;est pas non plus recommand\u00e9e sur la base des donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude HCRN-GU-16 et de l&#8217;\u00e9tude FRACTION-RCC [26,27].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En cas d&#8217;\u00e9chec des IPC et des ITK, le traitement par belzutifan, un inhibiteur de HIF-2a d\u00e9j\u00e0 approuv\u00e9 pour le traitement de la maladie de VHL, peut \u00eatre envisag\u00e9. L&#8217;\u00e9tude LITESPARK-005 a montr\u00e9 que l&#8217;inhibiteur oral de HIF-2a am\u00e9liorait la PFS par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus en monoth\u00e9rapie (HR pour la PFS : 0,74 ; IC \u00e0 95% : 0,63-0,88), mais sans effet significatif sur l&#8217;OS [28].<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"carcinome-renal-a-cellules-claires-metastase-avec-des-elements-sarcomatoides\" class=\"wp-block-heading\">Carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires m\u00e9tastas\u00e9 avec des \u00e9l\u00e9ments sarcomato\u00efdes<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chez les patients atteints de RCC \u00e0 cellules claires avec des \u00e9l\u00e9ments sarcomato\u00efdes, un traitement combin\u00e9 par IPC et ITK ou un double IPC bas\u00e9 sur des analyses de sous-groupes des \u00e9tudes CheckMate-9ER et CheckMate-214 est recommand\u00e9 [5,12]. L&#8217;association d&#8217;ipilimumab et de nivolumab a montr\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice particulier dans ce sous-groupe histologique agressif. Dans l&#8217;analyse post-hoc de l&#8217;\u00e9tude CheckMate-214, cette combinaison a entra\u00een\u00e9 un avantage significatif en termes d&#8217;OS (mOS 48,6 vs. 14,2 mois ; HR : 0,36 ; IC \u00e0 95% : 0,17-0,79) [29].<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"traitement-du-carcinome-renal-non-a-cellules-claires\" class=\"wp-block-heading\">Traitement du carcinome r\u00e9nal non \u00e0 cellules claires<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les \u00e9tudes mentionn\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment se sont principalement concentr\u00e9es sur le ccRCC. Les donn\u00e9es probantes concernant les CCR non \u00e0 cellules claires (ncRCC) sont moins robustes en raison de la raret\u00e9 de ces maladies. Cependant, il existe des preuves provenant de plusieurs petites \u00e9tudes de phase II qui soutiennent l&#8217;activit\u00e9 des ITK actifs dans les CCRc, tels que le sunitinib, le cabozantinib et l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus, dans le sous-groupe des CCRn [30\u201332]. L&#8217;\u00e9tude SWOG-PAPMET a inclus des patients atteints de RCC papillaire et trait\u00e9s soit par cabozantinib, soit par sunitinib. Le cabozantinib \u00e9tait sup\u00e9rieur au sunitinib en termes de PFS, mais l&#8217;OS ne diff\u00e9rait pas significativement entre les bras de traitement (mOS 20,0 vs. 16,4 mois ; HR 0,84 ; IC \u00e0 95% 0,47-1,51) [32].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme dans les \u00e9tudes sur le CCRc, des combinaisons d&#8217;un TKI et d&#8217;un IPC ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9es dans les rares sous-groupes histologiques de CCR. L&#8217;\u00e9tude de phase II Keynote-B61 a \u00e9valu\u00e9 le pembrolizumab plus le lenvatinib dans le ncRCC (59% avec un RCC papillaire et 18% avec un RCC chromophobique). Cette combinaison a montr\u00e9 une r\u00e9ponse globale de 54% pour le RCC papillaire et de 35% pour le RCC chromophobique. La PFS \u00e0 12 mois \u00e9tait de 67% pour le RCC papillaire et de 53% pour le RCC chromophobique. Le mOS n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 atteint dans l&#8217;ensemble de la cohorte [33]. L&#8217;\u00e9tude CaboNivo a document\u00e9 une r\u00e9ponse globale de 48%, une PFS de 13,0 mois et un OS de 28,0 mois dans le groupe RCC papillaire [34].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Conclusion pour la pratique : traitement de premi\u00e8re ligne du ncRCC<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Th\u00e9rapies combin\u00e9es analogues au CCRc utiles en premi\u00e8re ligne de traitement<\/li>\n\n\n\n<li>Les monoth\u00e9rapies par cabozantinib ou sunitinib constituent une alternative th\u00e9rapeutique en premi\u00e8re ligne<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 id=\"nouvelles-approches-therapeutiques\" class=\"wp-block-heading\">Nouvelles approches th\u00e9rapeutiques<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le radio-immunoth\u00e9rapeutique <sup>177Lu-Girentuximab<\/sup>appartient au groupe des conjugu\u00e9s anticorps-radioisotopes. Cet anticorps est dirig\u00e9 contre l&#8217;anhydrase carbonique IX, qui est exprim\u00e9e dans plus de 90% des ccRCC. La monoth\u00e9rapie a stabilis\u00e9 la maladie chez 57% des patients et a conduit \u00e0 une r\u00e9mission partielle chez 7% des patients [35]. L&#8217;association lut\u00e9tium-girentuximab, cabozantinib et nivolumab est actuellement en cours d&#8217;\u00e9valuation en tant que traitement de premi\u00e8re ligne du CCRc (NCT05663710). D&#8217;autres \u00e9tudes de phase I \u00e9tudient un produit CAR-T-cellulaire dirig\u00e9 contre CD70, CTX130. L&#8217;\u00e9tude de phase I de Pal et al. a rapport\u00e9 une stabilisation de la maladie chez 81% des patients atteints de CCRC r\u00e9cidivant [36]. De nouvelles mol\u00e9cules contre HIF-2a, comme DFF332, sont \u00e9galement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude dans le cadre d&#8217;essais de phase I (NCT04895748).  <\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le carcinome des cellules r\u00e9nales est une maladie tumorale h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, dont une proportion importante des cas est diagnostiqu\u00e9e \u00e0 un stade avanc\u00e9 et m\u00e9tastatique. Les IPC et les ITK constituent l&#8217;\u00e9pine dorsale du traitement palliatif syst\u00e9mique. Alors qu&#8217;aucun biomarqueur pr\u00e9dictif n&#8217;est actuellement disponible pour orienter le traitement par IPC ou ITK, les recherches en cours visent \u00e0 identifier de tels marqueurs. Les recommandations de traitement de premi\u00e8re ligne pour le CCRC m\u00e9tastatique sont bas\u00e9es sur le score de risque IMDC, les th\u00e9rapies combin\u00e9es d&#8217;IPC et d&#8217;ITK ou les th\u00e9rapies doubles d&#8217;IPC montrant des avantages significatifs en termes de survie, en particulier dans les groupes \u00e0 risque interm\u00e9diaire et d\u00e9favorable. Les options de traitement de deuxi\u00e8me ligne apr\u00e8s un \u00e9chec de premi\u00e8re ligne comprennent le nivolumab, le cabozantinib, le lenvatinib, l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus et, depuis peu, le belzutifan, en fonction du traitement de premi\u00e8re ligne qui a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9. Les patients pr\u00e9sentant des \u00e9l\u00e9ments sarcomato\u00efdes b\u00e9n\u00e9ficient de mani\u00e8re significative de l&#8217;utilisation de l&#8217;IPC. De nouveaux traitements tels que <sup>le 177Lu-Girentuximab<\/sup>et les cellules CAR-T cibl\u00e9es sur CD70 donnent des r\u00e9sultats prometteurs dans les essais cliniques et pourraient \u00e9largir l&#8217;arsenal th\u00e9rapeutique pour le RCC.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Dans le groupe des patients \u00e0 faible risque, une strat\u00e9gie de surveillance (watchful waiting) peut \u00eatre discut\u00e9e en plus de la monoth\u00e9rapie par ITK. En pr\u00e9sence d&#8217;une oligom\u00e9tastase, des proc\u00e9dures th\u00e9rapeutiques locales telles que la SBRT ou la m\u00e9tastasectomie peuvent \u00e9ventuellement \u00eatre discut\u00e9es en tant que possibilit\u00e9 suppl\u00e9mentaire.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans le groupe des patients \u00e0 faible risque, une monoth\u00e9rapie par un ITK (soit le sunitinib, soit le pazopanib) est actuellement le traitement de choix lorsqu&#8217;un traitement syst\u00e9mique est indiqu\u00e9. Une combinaison d&#8217;IPC et d&#8217;ITK est en principe une alternative et peut \u00eatre utilis\u00e9e dans un collectif s\u00e9lectionn\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans le groupe des patients \u00e0 risque interm\u00e9diaire et \u00e9lev\u00e9, la combinaison de nivolumab et d&#8217;ipilimumab est recommand\u00e9e en plus de la combinaison d&#8217;IPC et d&#8217;ITK, sur la base des \u00e9tudes mentionn\u00e9es ci-dessus.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;immunoth\u00e9rapie duale est associ\u00e9e \u00e0 des taux de progression primaire plus \u00e9lev\u00e9s par rapport aux combinaisons IPC-ITK. Toutefois, en cas de r\u00e9ponse, la double immunoth\u00e9rapie permet d&#8217;obtenir une PFS et un OS relativement longs.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;association d&#8217;IPC doit \u00eatre envisag\u00e9e en particulier chez les patients qui n&#8217;ont pas de pression th\u00e9rapeutique \u00e9lev\u00e9e. D&#8217;autre part, en cas de forte pression de r\u00e9mission, l&#8217;association IPC-ITK doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9e en raison de son ORR comparativement \u00e9lev\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Bukavina L, et al : Epid\u00e9miologie du carcinome cellulaire r\u00e9nal : mise \u00e0 jour 2022. Eur Urol 2022 ; 82 : 529. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36100483\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36100483.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Noone AMHN, Krapcho M, Miller D, et al : SEER cancer statistics review, 1975-2015. Bethesda, Md : National Cancer Institute. <a href=\"https:\/\/seer.cancer.gov\/csr\/1975_2015\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/seer.cancer.gov\/csr\/1975_2015.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Moch H, et al : La classification 2022 de l&#8217;Organisation mondiale de la sant\u00e9 des tumeurs du syst\u00e8me urinaire et des organes g\u00e9nitaux masculins &#8211; Partie A : Tumeurs r\u00e9nales, p\u00e9niennes et testiculaires. Eur Urol 2022 ; 82 : 458. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/35853783\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/35853783.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Le r\u00e9seau de recherche Cancer Genome Atlas. Caract\u00e9risation mol\u00e9culaire compl\u00e8te du carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires. Nature 2013 ; 499 : 4349. doi : 10.1038\/nature12222.<\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, McDermott DF, Escudier B, et al : Survie conditionnelle et efficacit\u00e9 \u00e0 long terme avec nivolumab plus ipilimumab versus sunitinib chez les patients atteints de carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9. Cancer 2022 ; 128(11) : 2085-2097. doi : 10.1002\/cncr.34180.<\/li>\n\n\n\n<li>Plimack ER, et al : Pembrolizumab Plus Axitinib Versus Sunitinib as First-line Treatment of Advanced Renal Cell Carcinoma : 43-month Follow-up of the Phase 3 KEYNOTE-426 Study. European urology vol. 84,5 (2023) : 449-454. doi : 10.1016\/j.eururo.2023.06.006.<\/li>\n\n\n\n<li>Rini BI, et al : R\u00e9sultats \u00e0 long terme du nivolumab plus ipilimumab versus sunitinib dans le traitement de premi\u00e8re ligne des patients atteints de carcinome r\u00e9nal sarcomato\u00efde avanc\u00e9. J Immunother Cancer 2022 ; 10. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36549781\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36549781.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Heng DY, et al : Validation externe et comparaison avec d&#8217;autres mod\u00e8les du mod\u00e8le pronostique du Consortium international de base de donn\u00e9es sur le carcinome m\u00e9tastatique des cellules r\u00e9nales : une \u00e9tude bas\u00e9e sur la population. Lancet Oncol, 2013. 14 : 141.<\/li>\n\n\n\n<li>Rini, et al : Lancet Oncol 2016 Sep;17(9) : 1317-1324.<br>doi : 10.1016\/S1470-2045(16)30196-6. Epub 2016 Aug 3.<\/li>\n\n\n\n<li>Harrison MR, et al : Active surveillance of metastatic renal cell carcinoma : Results from a prospective observational study (MaRCC). Cancer, 2021. 127 : 2204. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/33765337\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/33765337.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Tannier, et al : Journal of Clinical Oncology, Volume 42, Num\u00e9ro 4_suppl, https:\/\/doi.org\/10.1200\/JCO.2024.42.4_suppl.363<\/li>\n\n\n\n<li>Powles, et al : ESMO Open May 2024, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.esmoop.2024.102994\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.esmoop.2024.102994.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, et al : Lenvatinib Plus Pembrolizumab Versus Sunitinib dans le traitement de premi\u00e8re ligne du carcinome avanc\u00e9 des cellules r\u00e9nales : Analyse finale pr\u00e9dictive de la survie globale de CLEAR, une \u00e9tude de phase III. JCO 42, 1222-1228(2024). doi : 10.1200\/JCO.23.01569.<\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, et al : Avelumab + axitinib vs sunitinib chez des patients (pts) atteints de carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9 (aRCC) : Final overall survival (OS) analysis from the JAVELIN Renal 101 phase 3 trial. JCO 42, 4508-4508(2024). doi : 10.1200\/JCO.2024.42.16_suppl.4508.<\/li>\n\n\n\n<li>Choueiri TK, et al : Cabozantinib plus nivolumab et ipilimumab dans le carcinome des cellules r\u00e9nales. N Engl J Med 2023 ; 388 : 1767.<br><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/37163623\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/37163623.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, et al : Pazopanib versus sunitinib dans le carcinome r\u00e9nal m\u00e9tastatique. N Engl J Med, 2013. 369 : 722.<\/li>\n\n\n\n<li>McDermott DF, et al : Activit\u00e9 clinique et corr\u00e9lations mol\u00e9culaires de la r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;atezolizumab seul ou en combinaison avec le bevacizumab versus le sunitinib dans le carcinome cellulaire r\u00e9nal. Nature medicine vol. 24,6 (2018) : 749-757. doi : 10.1038\/s41591-018-0053-3.<\/li>\n\n\n\n<li>McDermott DFL, Szylik JL, Donskov C, et al : Pembrolizumab monotherapy as first-line therapy in advanced clear cell renal cell carcinoma (accRCC) : R\u00e9sultats de la cohorte A de KEYNOTE-427.<br>J Clin Oncol, 2018. 36. <a href=\"https:\/\/ascopubs.org\/doi\/abs\/10.1200\/JCO.2018.36.15_suppl.4500\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/asco<\/a>pubs.org\/doi\/abs\/10.1200\/JCO.2018.36.15_suppl.4500<\/li>\n\n\n\n<li>Bergmann L, et al : Onkopedia Leitlinie Nierenzellkarzinom (Hypernephrom) ; mise \u00e0 jour : f\u00e9vrier 2024 ; disponible sur :<br><a href=\"http:\/\/www.onkopedia.com\/de\/onkopedia\/guidelines\/nierenzellkarzinom-hypernephrom\/@@guideline\/html\/index.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.onkopedia.com\/de\/onkopedia\/guidelines\/nierenzellkarzinom-hypernephrom\/@@guideline\/html\/index.html<\/a> (dernier acc\u00e8s le 27.06.2024).<\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, et al : Nivolumab versus everolimus chez les patients atteints de carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9 : R\u00e9sultats mis \u00e0 jour avec suivi \u00e0 long terme de l&#8217;essai randomis\u00e9, en ouvert, phase 3 CheckMate 025. Cancer vol. 126,18 (2020) : 4156-4167. doi : 10.1002\/cncr.33033.<\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, Escudier B, Powles T, et al : Long-term follow-up of overall survival for cabozantinib versus everolimus in advanced renal cell carcinoma. Br J Cancer 118, 1176-1178 (2018). <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41416-018-0061-6\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41416-018-0061-6.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, et al : Axitinib versus sorafenib en tant que traitement de deuxi\u00e8me ligne pour le carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9 : analyse de la survie globale et mise \u00e0 jour des r\u00e9sultats d&#8217;un essai randomis\u00e9 de phase 3. Lancet Oncol, 2013. 14 : 552. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/23598172\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/23598172.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, Hutson TE, Glen H, et al : Lenvatinib, everolimus, et la combinaison chez les patients atteints de carcinome r\u00e9nal m\u00e9tastatique : un essai randomis\u00e9, phase 2, en ouvert, multicentrique. Lancet Oncol 2015;16 : 1473-1482. doi : 10.1016\/S1470-2045(15)00290-9.<\/li>\n\n\n\n<li>Pal SK, et al : Atezolizumab plus cabozantinib versus cabozantinib monoth\u00e9rapie pour les patients atteints de carcinome r\u00e9nal cellulaire apr\u00e8s progression avec un traitement ant\u00e9rieur par inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire (CONTACT-03) : un essai multicentrique, randomis\u00e9, en ouvert, phase 3. Lancet, 2023. 402 : 185. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/37290461\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/37290461.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Powles T, Albiges L, Bex A, et al., au nom du comit\u00e9 des lignes directrices de l&#8217;ESMO. Carcinome r\u00e9nal cellulaire : ESMO Clinical Practice Guideline for diagnosis, treatment and follow-up Publi\u00e9 en ligne : 22 May 2024 &#8211; Annals of Oncology.<\/li>\n\n\n\n<li>Choueiri TK, et al : FRACTION-RCC : nivolumab plus ipilimumab pour le carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9 apr\u00e8s progression sous traitement immuno-oncologique. J Immunother Cancer, 2022. 10. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36328377\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36328377.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Atkins MB, et al : \u00c9tude de phase II du nivolumab et du nivolumab\/ipilimumab de sauvetage chez des patients na\u00effs de traitement atteints d&#8217;un carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires avanc\u00e9 (HCRN GU16-260-Cohort A). J Clin Oncol, 2022. 40 : 2913. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/35442713\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/35442713.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Albiges L, Rini BI, Peltola K, et al : LBA88 Belzutifan versus everolimus chez des participants (pts) avec un carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9 \u00e0 cellules claires (ccRCC) pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9 : \u00e9tude randomis\u00e9e de phase III LITESPARK-005 en open-label. Ann Oncol 2023 ; 34(suppl 2) : S1329-S1330.<\/li>\n\n\n\n<li>Rini BI, et al : R\u00e9sultats \u00e0 long terme du nivolumab plus ipilimumab versus sunitinib dans le traitement de premi\u00e8re ligne des patients atteints de carcinome r\u00e9nal sarcomato\u00efde avanc\u00e9. J Immunother Cancer, 2022. 10. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36549781\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36549781.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Koh Y, et al : Phase II trial of everolimus for the treatment of nonclear-cell renal cell carcinoma. Ann Oncol 2013(24) : 1026. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/23180114\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/23180114.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Escudier B, et al : Open-label phase 2 trial of first-line everolimus monotherapy in patients with papillary metastatic renal cell carcinoma : RAPTOR final analysis. Eur J Cancer 2016. 69 : 226.<br><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/27680407\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/27680407.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Pal SK, et al : A comparison of sunitinib with cabozantinib, crizotinib, and savolitinib for treatment of advanced papillary renal cell carcinoma : a randomised, open-label, phase 2 trial. Lancet, 2021. 397 : 695. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/33592176\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/33592176.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Albiges L, et al : Pembrolizumab plus lenvatinib en tant que traitement de premi\u00e8re ligne du carcinome r\u00e9nal non \u00e0 cellules claires avanc\u00e9 (KEYNOTE-B61) : un essai de phase 2, multicentrique, \u00e0 bras unique. Lancet Oncol, 2023. 24 : 881. <a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/37451291\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/37451291.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Lee CH, et al : Nivolumab plus cabozantinib chez les patients atteints de carcinome r\u00e9nal non \u00e0 cellules claires : r\u00e9sultats actualis\u00e9s d&#8217;un essai de phase 2. Journal of Clinical Oncology, 2023. 41 : 4537. <a href=\"https:\/\/ascopubs.org\/doi\/abs\/10.1200\/JCO.2023.41.16_suppl.4537\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/ascopubs.org\/doi\/abs\/10.1200\/JCO.2023.41.16_suppl.4537.<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Muselaers CHJ, Boers-Sonderen MJ, van Oostenbrugge TJ, et al : Phase 2 Study of Lutetium 177-Labeled Anti-Carbonic Anhydrase IX Monoclonal Antibody Girentuximab in Patients with Advanced Renal Cell Carcinoma. Eur Urol 2016;69(5) : 767-770.<\/li>\n\n\n\n<li>Cancer Discov 2024;14 : 1-14 ; doi : 10.1158\/2159-8290.CD-24-0102.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2024 ; 12(3) : 6-11<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le carcinome \u00e0 cellules r\u00e9nales (CCR) est la maladie maligne la plus fr\u00e9quente du rein. 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