{"id":383043,"date":"2024-07-29T00:01:00","date_gmt":"2024-07-28T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/gestion-holistique-en-tenant-compte-des-comorbidites\/"},"modified":"2024-07-29T16:07:15","modified_gmt":"2024-07-29T14:07:15","slug":"gestion-holistique-en-tenant-compte-des-comorbidites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/gestion-holistique-en-tenant-compte-des-comorbidites\/","title":{"rendered":"Gestion holistique en tenant compte des comorbidit\u00e9s"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le traitement antir\u00e9troviral (ART) a \u00e9norm\u00e9ment \u00e9volu\u00e9 au cours des 40 derni\u00e8res ann\u00e9es.\nLes donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude &#8220;Swiss HIV Cohort Study&#8221; montrent que l&#8217;esp\u00e9rance de vie des patients s\u00e9ropositifs ne diff\u00e8re gu\u00e8re aujourd&#8217;hui de celle de la population g\u00e9n\u00e9rale.\nLes th\u00e9rapies combin\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 optimis\u00e9es non seulement en ce qui concerne la composition des substances actives, mais aussi la forme d&#8217;administration.\nN\u00e9anmoins, les questions de multimorbidit\u00e9 et de polypharmacie sont toujours d&#8217;actualit\u00e9.\nDe nouvelles \u00e9tudes int\u00e9ressantes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 ce sujet.    <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Le <em> syndrome d&#8217;immunod\u00e9ficience acquise (SIDA)<\/em> a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit en 1981 comme une maladie \u00e9mergente d&#8217;\u00e9tiologie inconnue sur la base de ses caract\u00e9ristiques cliniques et immunologiques.\nEn 1983, le VIH (virus de l&#8217;immunod\u00e9ficience humaine) a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 et d\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois comme l&#8217;agent pathog\u00e8ne de la maladie d&#8217;immunod\u00e9ficience.\nActuellement, on estime qu&#8217;environ 39 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH ou le sida.\nPlus de 95% des personnes infect\u00e9es par le VIH vivent dans des pays en d\u00e9veloppement et la moiti\u00e9 des adultes touch\u00e9s sont des femmes.\nEn Suisse, il y a environ 17 500 personnes infect\u00e9es par le VIH [1].\nEn 2022, il y a eu 371 nouvelles infections au VIH dans notre pays, dont 45% \u00e9taient des HSH<em> (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes)<\/em>, a indiqu\u00e9 le professeur Gilles Wandeler, m\u00e9decin-chef de la clinique universitaire d&#8217;infectiologie de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne <wpcodeself wptype=\"\">.\nOutre les hommes ayant des relations sexuelles avec des personnes du m\u00eame sexe, les personnes originaires de r\u00e9gions \u00e0 forte pr\u00e9valence et les personnes consommant des drogues par voie intraveineuse font partie des groupes de population pr\u00e9sentant un risque d&#8217;infection particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9.\nLe VIH se transmet par le sang et d&#8217;autres fluides corporels infectieux tels que le sperme, les s\u00e9cr\u00e9tions vaginales et le film liquide sur la muqueuse intestinale.\nLes contacts sexuels non prot\u00e9g\u00e9s constituent le mode de transmission le plus fr\u00e9quent.\nLe virus IH d\u00e9truit certaines cellules du syst\u00e8me immunitaire et affaiblit ainsi progressivement les d\u00e9fenses de l&#8217;organisme.\nEn l&#8217;absence de traitement, la contamination par le VIH \u00e9volue typiquement en trois \u00e9tapes jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;apparition du sida.\nAu cours de la premi\u00e8re phase, apr\u00e8s la contamination, les sympt\u00f4mes ressemblent \u00e0 ceux d&#8217;un rhume ou d&#8217;une grippe.\nAu cours de la deuxi\u00e8me phase, dont la dur\u00e9e peut varier consid\u00e9rablement d&#8217;une personne \u00e0 l&#8217;autre, le syst\u00e8me immunitaire s&#8217;affaiblit progressivement.\nApr\u00e8s des mois, voire des ann\u00e9es, la maladie passe \u00e0 la troisi\u00e8me phase, au cours de laquelle le sida se manifeste.\nAujourd&#8217;hui, gr\u00e2ce aux m\u00e9dicaments antiviraux, ce stade est rarement observ\u00e9.\nIl est important de d\u00e9tecter l&#8217;infection par le VIH \u00e0 temps pour \u00e9viter le d\u00e9veloppement du sida<strong> (encadr\u00e9).<\/strong>               <\/wpcodeself><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background has-fixed-layout\" style=\"background-color:#8dd2fc6b\"><tbody><tr><td><strong>Tests rapides de d\u00e9pistage du VIH de quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><br\/>Apr\u00e8s une infection, les anticorps anti-VIH se forment g\u00e9n\u00e9ralement dans les 2 \u00e0 3 semaines et peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s par les tests.\nDans certains cas, cela peut toutefois prendre un peu plus de temps.\nAuparavant, on estimait qu&#8217;il fallait 12 semaines pour exclure l&#8217;infection avec certitude.  <\/td><\/tr><tr><td><em>Test rapide de d\u00e9pistage du VIH : <\/em>Les tests rapides modernes de d\u00e9pistage du VIH de quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration permettent de d\u00e9tecter non seulement les anticorps mais aussi l&#8217;antig\u00e8ne du VIH, ce qui permet de poser le diagnostic avec suffisamment de certitude au stade pr\u00e9coce de l&#8217;infection.\nPour le test rapide, il suffit de pr\u00e9lever une goutte de sang au bout du doigt et de l&#8217;appliquer sur une bandelette de test.\nLe r\u00e9sultat peut \u00eatre lu apr\u00e8s environ 15 minutes.  <\/td><\/tr><tr><td><em>Autotests VIH : <\/em>les autotests en vente libre, que l&#8217;on peut acheter en pharmacie, en droguerie ou sur Internet, ont g\u00e9n\u00e9ralement une fen\u00eatre diagnostique de 3 mois.\nCela signifie que ce n&#8217;est que 12 semaines apr\u00e8s une \u00e9ventuelle contamination que les anticorps peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s de mani\u00e8re fiable ou qu&#8217;un r\u00e9sultat de test n\u00e9gatif est significatif.\nCes tests sont des syst\u00e8mes de d\u00e9pistage de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration qui ne peuvent pas d\u00e9tecter l&#8217;antig\u00e8ne du VIH.  <\/td><\/tr><tr><td><em>Test de laboratoire VIH : <\/em>dans certaines conditions, un test rapide n&#8217;est pas appropri\u00e9.\nPar exemple, en pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes de primo-infection au VIH.\nDans de tels cas, il est recommand\u00e9 d&#8217;effectuer un test de laboratoire r\u00e9gulier sur la base d&#8217;un \u00e9chantillon de sang veineux.  <\/td><\/tr><tr><td><em>d&#8217;apr\u00e8s [9]<\/em><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"la-tablette-unique-a-considerablement-simplifie-le-traitement\" class=\"wp-block-heading\">La &#8220;tablette unique&#8221; a consid\u00e9rablement simplifi\u00e9 le traitement<\/h3>\n\n<p>L&#8217;introduction sur le march\u00e9 des trith\u00e9rapies en 1996 a constitu\u00e9 une \u00e9tape importante.\nCela a permis d&#8217;obtenir une bien meilleure r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique que sous les monoth\u00e9rapies, mais il fallait prendre plusieurs comprim\u00e9s par jour et les taux d&#8217;effets secondaires \u00e9taient relativement \u00e9lev\u00e9s.\n&#8220;Cela s&#8217;est beaucoup am\u00e9lior\u00e9 au fil des ans&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le conf\u00e9rencier [2].\nDepuis 2013 environ, des r\u00e9gimes \u00e0 un seul comprim\u00e9 sont disponibles ; pour de nombreux patients, un seul comprim\u00e9 par jour suffit.\nEn ce qui concerne les substances actives disponibles pour le traitement antir\u00e9troviral (TAR), le lancement des inhibiteurs d&#8217;int\u00e9grase a constitu\u00e9 un grand progr\u00e8s [2].\nInterrog\u00e9 sur les principaux effets d&#8217;un TAR, le professeur Wandeler a d\u00e9clar\u00e9 : &#8220;La charge virale est supprim\u00e9e et les cellules CD-4 se r\u00e9tablissent&#8221; [2].\nConcr\u00e8tement, l&#8217;objectif du traitement antir\u00e9troviral est la suppression durable de la charge virale IH dans le sang.\nL&#8217;ARN viral doit \u00eatre inf\u00e9rieur au seuil de d\u00e9tection (&lt;50 copies\/ml).\nDans l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances, le TAR est une strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique \u00e0 vie qui doit \u00eatre prise sans interruption.        <\/p>\n\n<h3 id=\"regimes-modernes-2-drug-egalement-disponibles-sous-forme-de-seringue-a-depot\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9gimes modernes &#8220;2-drug&#8221; \u00e9galement disponibles sous forme de seringue \u00e0 d\u00e9p\u00f4t<\/h3>\n\n<p>Des bith\u00e9rapies (&#8220;2-drug-regimen&#8221;, DR) sont d\u00e9sormais disponibles sur le march\u00e9.\nJuluca\u00ae est une combinaison de dolut\u00e9gravir (inhibiteur d&#8217;int\u00e9grase) et de rilpivirine (inhibiteur non-nucl\u00e9osidique de la transcriptase inverse, NNRTI) [3].\nLes donn\u00e9es disponibles ont montr\u00e9 que l&#8217;association dolut\u00e9gravir et rilpivirine n&#8217;\u00e9tait pas inf\u00e9rieure \u00e0 une triple association classique [4].\nJuluca\u00ae est autoris\u00e9 pour les personnes infect\u00e9es par le VIH qui sont rest\u00e9es en dessous du seuil de d\u00e9tection (50 copies\/ml) pendant au moins six mois avec une triple combinaison [3].\nDans le cas d&#8217;une autre combinaison double, dolut\u00e9gravir et lamivudine (Dovato\u00ae) &#8211; un inhibiteur d&#8217;int\u00e9grase avec un inhibiteur nucl\u00e9osidique\/nucl\u00e9otidique de la transcriptase inverse (NRTI) &#8211; les \u00e9tudes ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues pour les personnes non trait\u00e9es auparavant [4].\nDans ce groupe \u00e9galement, le traitement avec deux substances seulement s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 efficace.\nDe plus, la combinaison de deux injections \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e est d\u00e9sormais autoris\u00e9e : L&#8217;une avec du cabotegravir (Vocabria\u00ae), l&#8217;autre avec de la rilpivirine (Rekambys\u00ae) [3].\nLes deux sont inject\u00e9s par voie intramusculaire au m\u00eame moment et agissent ensuite pendant deux mois.\nAu lieu d&#8217;une prise quotidienne de comprim\u00e9s, il ne faut donc plus respecter que six dates d&#8217;injection par an.\nPeut-\u00eatre que dans quelques ann\u00e9es, seules deux injections par an seront n\u00e9cessaires, ce qui serait tr\u00e8s int\u00e9ressant pour les personnes concern\u00e9es, selon le conf\u00e9rencier [3].         <\/p>\n\n<p>Chez les personnes confront\u00e9es \u00e0 des risques d&#8217;infection r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, la prise prophylactique de certains m\u00e9dicaments anti-VIH est une strat\u00e9gie importante pour r\u00e9duire le risque d&#8217;infection par le VIH.\nEn Europe, la combinaison t\u00e9nofovir + emtricitabine est autoris\u00e9e pour la prophylaxie pr\u00e9-exposition au VIH (PPREVIH) <wpcodeself wptype=\"\">.\nIl s&#8217;agit de deux inhibiteurs de la transcriptase inverse.\nLes groupes \u00e0 risque doivent \u00eatre inform\u00e9s de l&#8217;option de la PrEP-VIH.   <\/wpcodeself><\/p>\n\n<h3 id=\"les-personnes-infectees-par-le-vih-presentent-un-risque-cardiovasculaire-accru\" class=\"wp-block-heading\">Les personnes infect\u00e9es par le VIH pr\u00e9sentent un risque cardiovasculaire accru<\/h3>\n\n<p>La &#8220;Swiss HIV Cohort Study&#8221; contient des donn\u00e9es sur un total d&#8217;environ 20&#8217;000 participants.\nLes analyses montrent que l&#8217;esp\u00e9rance de vie des personnes infect\u00e9es par le VIH s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9e au fil des ans et se rapproche de celle de la population g\u00e9n\u00e9rale [5].\nLes diff\u00e9rences sont principalement dues aux comorbidit\u00e9s et aux facteurs socio-\u00e9conomiques, a expliqu\u00e9 le professeur Wandeler [2].\nAujourd&#8217;hui, plus de la moiti\u00e9 des personnes infect\u00e9es par le VIH en Suisse ont plus de 50 ans.\nAvec l&#8217;augmentation de l&#8217;\u00e2ge moyen, les taux de multimorbidit\u00e9 ont \u00e9galement augment\u00e9 [6].\nUne analyse publi\u00e9e en 2022, bas\u00e9e sur les donn\u00e9es de la Swiss HIV-Cohort Study et de l&#8217;\u00e9tude CoLaus**, a montr\u00e9 que le risque cardiovasculaire des personnes vivant avec le VIH \u00e9tait nettement plus \u00e9lev\u00e9 <strong>(figure 1)<\/strong> [7].\n&#8220;Le traitement anti-VIH mais aussi l&#8217;infection par le VIH et les comorbidit\u00e9s font que le risque cardiovasculaire est plus \u00e9lev\u00e9 chez les personnes vivant avec le VIH&#8221;, a expliqu\u00e9 l&#8217;intervenant, pr\u00e9cisant que les processus inflammatoires chroniques associ\u00e9s au VIH et les effets secondaires du TAR \u00e9taient des explications possibles.      <\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>** \u00c9tude CoLaus = la Cohorte Lausannoise (CoLaus) repr\u00e9sente la population g\u00e9n\u00e9rale<\/em><\/p>\n\n<p>Il est bien connu que la multimorbidit\u00e9 entra\u00eene la polypharmacie.\n&#8220;La polypharmacie est un sujet tr\u00e8s important chez nous&#8221;, reconna\u00eet le professeur Wandeler.\nDans ce contexte, il attire l&#8217;attention sur un site Internet que l&#8217;on peut consulter pour v\u00e9rifier les interactions entre les substances actives : <a href=\"\">www.hiv-drug-interactions.org.<\/a>\nCela est tr\u00e8s utile dans la pratique quotidienne, par exemple lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de savoir s&#8217;il faut prescrire une statine ou un antihypertenseur \u00e0 une personne infect\u00e9e par le VIH, et lequel.   <\/p>\n\n<p>&#8220;Environ la moiti\u00e9 de nos patients sont en surpoids ou ob\u00e8ses&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur.\nLe lien entre le surpoids et l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un sujet de pr\u00e9occupation avant l&#8217;introduction du TAR, mais il s&#8217;est accentu\u00e9 depuis.\nLes inhibiteurs d&#8217;int\u00e9grase sont des substances tr\u00e8s importantes pour le TAR. Mais une \u00e9tude publi\u00e9e en 2017 par Norwood et al.\na montr\u00e9 que les adultes infect\u00e9s par le VIH ont pris significativement plus de poids que ceux qui ont continu\u00e9 \u00e0 prendre de l&#8217;EFV\/TDF\/FTC apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9s d&#8217;un r\u00e9gime quotidien d&#8217;EFV\/TDF\/FTC \u00e0 dose fixe \u00e0 un r\u00e9gime \u00e0 base d&#8217;inhibiteurs d&#8217;int\u00e9grase (INSTI<sup>&amp;)<\/sup>.\nLa prise de poids la plus importante a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les patients qui sont pass\u00e9s au DTG\/ABC\/3T.    <\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em><sup>&amp;<\/sup> INSTI=Inhibiteur de transfert de brin d&#8217;int\u00e9grase<\/em><\/p>\n\n<p>Dans une \u00e9tude prospective de Bannister et al. portant sur 6721 patients adultes atteints du VIH ayant commenc\u00e9 un nouveau traitement antir\u00e9troviral entre 2010 et 2019, la proportion de personnes en surpoids a augment\u00e9 de 8,2% et celle des personnes ob\u00e8ses de 4,8% au cours de la p\u00e9riode de suivi m\u00e9diane de 4,4 ans [IQR 2,6\u20136,7]).\nPar rapport \u00e0 un IMC stable, une augmentation de &gt;1 <sup>kg\/m2<\/sup> \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de diab\u00e8te sucr\u00e9. <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Abb1_HP7_s20.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1470\" height=\"1235\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Abb1_HP7_s20.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-382946\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Abb1_HP7_s20.png 1470w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Abb1_HP7_s20-800x672.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Abb1_HP7_s20-1160x975.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Abb1_HP7_s20-1120x941.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1470px) 100vw, 1470px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Une \u00e9tude de Grinspoon et al. publi\u00e9e en 2023 montre que les statines peuvent \u00eatre une com\u00e9dication \u00e0 prendre en compte.\n[8].\n7769 patients infect\u00e9s par le VIH pr\u00e9sentant un risque faible \u00e0 mod\u00e9r\u00e9 de maladie cardiovasculaire et recevant un TAR ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s dans un bras pitavastatine (dose de 4 mg) et dans un bras placebo.\nL&#8217;incidence d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement cardiovasculaire ind\u00e9sirable grave \u00e9tait significativement plus faible sous traitement par statine que sous placebo : 4,81 pour 1000 personnes-ann\u00e9es dans le groupe pitavastatine et 7,32 pour 1000 personnes-ann\u00e9es dans le groupe placebo (hazard ratio 0,65 ; IC \u00e0 95% : 0,48-0,90 ; p=0,002).   <\/p>\n\n<p><em>Congr\u00e8s : Congr\u00e8s de printemps de la SSAIM<\/em><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Robert Koch Institute : RKI-Ratgeber : HIV-Infektion\/AIDS,  <a href=\"https:\/\/www.%20rki.de\/DE\/Content\/Infekt\/EpidBull\/Merkblaetter\/Ratgeber_HIV_AIDS.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www. rki.de\/DE\/Content\/Infekt\/EpidBull\/Merkblaetter\/Ratgeber_HIV_AIDS.html<\/a>(dernier appel 02.07.2024)<\/li>\n\n\n\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique (OFSP) : <a href=\"http:\/\/www.bag.admin.ch\/bag\/de\/home\/krankheiten\/krankheiten-im-ueberblick\/aids.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sida www.bag.admin.ch\/bag\/de\/home\/krankheiten\/krankheiten-im-ueberblick\/aids.html,<\/a>(derni\u00e8re consultation 01.07.2024).<\/li>\n\n\n\n<li>&#8220;Dr. med. Gilles Wandeler, Congr\u00e8s de printemps de la SSMI, 29-31.05.2024.<\/li>\n\n\n\n<li>Swissmedic : Information sur les m\u00e9dicaments, <a href=\"http:\/\/www.swissmedicinfo.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.swissmedicinfo.ch,<\/a>(derni\u00e8re consultation 01.07 2024).<\/li>\n\n\n\n<li>&#8220;Traitement du VIH : nouvelles approches et d\u00e9veloppements&#8221;, 28.02.2024, <a href=\"https:\/\/magazin.hiv\/magazin\/hiv-therapie-neue-ansaetze-und-entwicklungen\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/magazin.hiv\/magazin\/hiv-therapie-neue-ansaetze-und-entwicklungen,<\/a>(derni\u00e8re consultation 01.07 2024).<\/li>\n\n\n\n<li>Gueler A, et al.: Swiss HIV Cohort Study, Swiss National Cohort. Life expectancy in HIV-positive persons in Switzerland: matched comparison with general population. AIDS 2017; 31(3): 427\u2013436.<\/li>\n\n\n\n<li>Schouten J, et al.: AGEhIV Cohort Study Group. Cross-sectional comparison of the prevalence of age-associated comorbidities and their risk factors between HIV-infected and uninfected individuals: the AGEhIV cohort study. Clin Infect Dis 2014; 59(12): 1787\u20131797.<\/li>\n\n\n\n<li>Delabays B, et al.: Cardiovascular risk assessment in people living with HIV compared to the general population. Eur J Prev Cardiol 2022; 29(4): 689\u2013699.<\/li>\n\n\n\n<li>Grinspoon SK, et al.; REPRIEVE Investigators. Pitavastatin to Prevent Cardiovascular Disease in HIV Infection. N Engl J Med 2023; 389(8): 687\u2013699.<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00f4pital cantonal de Saint-Gall : Test rapide VIH, <a href=\"http:\/\/www.kssg.ch\/infekt\/leistungsangebot\/hiv-schnelltest-0\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.kssg.ch\/infekt\/leistungsangebot\/hiv-schnelltest-0,<\/a>(derni\u00e8re consultation 01.07 2024).<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>HAUSARZT PRAXIS 2024 ; 19(7) : 20\u201321 (publi\u00e9 le 22.7.24, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement antir\u00e9troviral (ART) a \u00e9norm\u00e9ment \u00e9volu\u00e9 au cours des 40 derni\u00e8res ann\u00e9es. Les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude &#8220;Swiss HIV Cohort Study&#8221; montrent que l&#8217;esp\u00e9rance de vie des patients s\u00e9ropositifs ne&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":383046,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Traitement antir\u00e9troviral du VIH","footnotes":""},"category":[11527,11428,11315,11535,11549],"tags":[77361,77362,77360,77358],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-383043","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-infectiologie","category-medecine-interne-generale","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-comorbidites-fr-2","tag-etude-de-cohorte-suisse-sur-le-vih","tag-gestion-globale","tag-vih-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-14 02:31:53","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":383072,"slug":"gestione-olistica-con-vista-sulle-comorbidita","post_title":"Gestione olistica con vista sulle comorbidit\u00e0","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/gestione-olistica-con-vista-sulle-comorbidita\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":383050,"slug":"gestao-holistica-tendo-em-conta-as-comorbilidades","post_title":"Gest\u00e3o hol\u00edstica tendo em conta as comorbilidades","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/gestao-holistica-tendo-em-conta-as-comorbilidades\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":383083,"slug":"gestion-holistica-con-vistas-a-las-comorbilidades","post_title":"Gesti\u00f3n hol\u00edstica con vistas a las comorbilidades","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/gestion-holistica-con-vistas-a-las-comorbilidades\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/383043","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=383043"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/383043\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":383496,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/383043\/revisions\/383496"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/383046"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=383043"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=383043"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=383043"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=383043"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}