{"id":383348,"date":"2024-08-04T00:01:00","date_gmt":"2024-08-03T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=383348"},"modified":"2024-08-26T11:33:38","modified_gmt":"2024-08-26T09:33:38","slug":"psychologie-clinique-dans-le-contexte-des-maladies-cardiovasculaires-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/psychologie-clinique-dans-le-contexte-des-maladies-cardiovasculaires-2\/","title":{"rendered":"Psychologie clinique dans le contexte des maladies cardiovasculaires"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les troubles psychologiques sont fr\u00e9quents dans le cadre des maladies cardiovasculaires et peuvent avoir un impact n\u00e9gatif sur le pronostic somatique. Cependant, il existe g\u00e9n\u00e9ralement des approches efficaces pour traiter ces troubles. Pour cela, des recommandations sp\u00e9cifiques devraient \u00eatre prises en compte.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<div class=\"cnvs-block-alert cnvs-block-alert-1669013560583\" >\n\t<div class=\"cnvs-block-alert-inner\">\n\t\t\n\n<p>Vous pouvez passer le test de FMC sur notre plateforme d&#8217;apprentissage apr\u00e8s avoir consult\u00e9 le mat\u00e9riel recommand\u00e9. 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La r\u00e9adaptation doit permettre d&#8217;ajuster au mieux les facteurs de risque cardiovasculaire afin de r\u00e9duire la probabilit\u00e9 d&#8217;un nouvel \u00e9v\u00e9nement. Cela implique la prise en compte des facteurs d&#8217;impact psychosociaux potentiels. C&#8217;est pourquoi, lors de l&#8217;examen m\u00e9dical d&#8217;entr\u00e9e, le cardiologue aborde \u00e9galement l&#8217;\u00e9tat psychologique actuel et un d\u00e9pistage par questionnaire standardis\u00e9 sur les troubles psychologiques est effectu\u00e9. M. M. a d\u00e9clar\u00e9 souffrir d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 paroxystique r\u00e9currente, d&#8217;insomnie, d&#8217;inqui\u00e9tudes prononc\u00e9es et d&#8217;une forte d\u00e9prime. Le d\u00e9pistage par questionnaire a confirm\u00e9 ces sympt\u00f4mes et a montr\u00e9 une expression cliniquement significative par rapport \u00e0 la population normale. Sur la base de ces r\u00e9sultats, la cardiologue a pr\u00e9sent\u00e9 au patient la consultation de cardiopsychologie et a organis\u00e9 un premier entretien avec le consentement du patient.<\/p>\n\n<p>La mission principale des soins cardiopsychologiques sp\u00e9cialis\u00e9s est de traiter les troubles mentaux comorbides chez les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires afin de r\u00e9duire la souffrance et d&#8217;am\u00e9liorer le pronostic de sant\u00e9. La plupart des traitements sont dispens\u00e9s en ambulatoire, mais les centres sp\u00e9cialis\u00e9s peuvent \u00e9galement proposer des services de consultation, de liaison et d&#8217;hospitalisation.<\/p>\n\n<p>Les troubles psychologiques tels que ceux rapport\u00e9s par M. M. sont fr\u00e9quents et surviennent dans le cadre de diff\u00e9rentes maladies cardiovasculaires (par exemple, syndrome coronarien aigu ou chronique, insuffisance cardiaque, maladies rythmog\u00e8nes, malformations cardiaques cong\u00e9nitales). Les exemples de cas en cardiopsychologie sont vari\u00e9s et les patients vont des enfants aux personnes d&#8217;un \u00e2ge avanc\u00e9 <strong>(aper\u00e7u 1).<\/strong> Les troubles psychologiques fr\u00e9quemment rencontr\u00e9s dans ce contexte sont le trouble panique (F41.0), l&#8217;agoraphobie (F40.0X), les \u00e9pisodes d\u00e9pressifs (F32.XX), les troubles de l&#8217;adaptation (F43.2X), l&#8217;\u00e9tat de stress post-traumatique (F43.1), le trouble somatoforme de la fonction autonome (F45.30), ainsi que le trouble de stress somatique (sensu DSM-5, code de r\u00e9f\u00e9rence F45.1) [1].<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1268\" height=\"924\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-380229\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6.png 1268w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-800x583.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-1160x845.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-120x87.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-90x66.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-320x233.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-560x408.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-240x175.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-180x131.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-640x466.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht1_NP3_s6-1120x816.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1268px) 100vw, 1268px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"prevalences\" class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9valences<\/h3>\n\n<p>La pr\u00e9valence annuelle des troubles mentaux cliniquement significatifs est d&#8217;environ 40%, tous groupes de maladies cardiovasculaires confondus [2,3]. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques se sont surtout int\u00e9ress\u00e9es aux troubles anxieux et d\u00e9pressifs. Pour les deux groupes de troubles, les pr\u00e9valences sont nettement plus \u00e9lev\u00e9es chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires que dans la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n<p>Des analyses plus diff\u00e9renci\u00e9es montrent que, parmi les troubles anxieux, ce sont surtout le trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, le trouble panique et l&#8217;agoraphobie qui sont plus fr\u00e9quents. Par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale, les pr\u00e9valences sont multipli\u00e9es par 2,5 \u00e0 4,5 [4]. Les taux de pr\u00e9valence ponctuelle des \u00e9pisodes d\u00e9pressifs comorbides sont de l&#8217;ordre de 20% \u00e0 30% [5], soit 2 \u00e0 3 fois plus que dans la population g\u00e9n\u00e9rale [6].  <\/p>\n\n<p>En outre, des \u00e9tudes indiquent que les taux de pr\u00e9valence sont li\u00e9s \u00e0 la gravit\u00e9 de la maladie cardiovasculaire. Il appara\u00eet par exemple que la pr\u00e9valence ponctuelle des troubles d\u00e9pressifs chez les personnes souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque augmente avec l&#8217;accroissement de la symptomatologie cardiaque. Les personnes pr\u00e9sentant des troubles cardiovasculaires l\u00e9gers (stade I de la NYHA) ont une pr\u00e9valence de 11%, tandis que les personnes pr\u00e9sentant des troubles cardiovasculaires importants (stade IV de la NYHA) ont une pr\u00e9valence de 42% [7].<\/p>\n\n<h3 id=\"pertinence-pronostique\" class=\"wp-block-heading\">Pertinence pronostique<\/h3>\n\n<p>Les troubles psychiques ne sont pas seulement li\u00e9s \u00e0 la souffrance, ils peuvent aussi influencer de mani\u00e8re significative l&#8217;\u00e9volution des maladies cardiovasculaires, avec des effets n\u00e9gatifs sur la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9.<\/p>\n\n<p>En cons\u00e9quence, une \u00e9tude portant sur 26 641 personnes a montr\u00e9 que le risque de d\u00e9c\u00e8s augmentait consid\u00e9rablement si des sympt\u00f4mes de d\u00e9pression et d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e9taient pr\u00e9sents pendant 12 mois apr\u00e8s avoir surv\u00e9cu \u00e0 un infarctus du myocarde. Le risque de d\u00e9c\u00e8s cardiovasculaire \u00e9tait alors augment\u00e9 de 46% et le risque de d\u00e9c\u00e8s non cardiovasculaire de 54% [8]. De la m\u00eame mani\u00e8re, les personnes souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque et de sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs comorbides pr\u00e9sentent un risque nettement plus \u00e9lev\u00e9 de mortalit\u00e9 et d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires secondaires (environ 1,5 \u00e0 2,5 fois plus \u00e9lev\u00e9) [9].<\/p>\n\n<p>De plus, les donn\u00e9es m\u00e9ta-analytiques montrent que les sympt\u00f4mes de d\u00e9pression sont associ\u00e9s \u00e0 une augmentation de 57% de la probabilit\u00e9 d&#8217;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables et \u00e0 une augmentation de 43% du risque de d\u00e9c\u00e8s apr\u00e8s une ICP [10]. Une influence n\u00e9gative des sympt\u00f4mes de d\u00e9pression sur la mortalit\u00e9 a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e lors de pontages aortocoronaires [11].  <\/p>\n\n<p>Les effets n\u00e9gatifs sur le pronostic somatique s&#8217;accompagnent d&#8217;une augmentation significative des taux de r\u00e9hospitalisation et des co\u00fbts de traitement chez les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires et de troubles mentaux [12\u201314].<\/p>\n\n<h3 id=\"mecanismes-daction\" class=\"wp-block-heading\">M\u00e9canismes d&#8217;action<\/h3>\n\n<p>Les interactions entre les troubles mentaux et les maladies cardiovasculaires peuvent \u00eatre expliqu\u00e9es par des processus physiologiques et comportementaux<strong> (figure 1). <\/strong>Des processus physiologiques associ\u00e9s peuvent favoriser l&#8217;apparition combin\u00e9e de maladies cardiovasculaires et de troubles mentaux. Par exemple, un trouble d\u00e9pressif persistant peut provoquer des changements dans le syst\u00e8me nerveux autonome, entra\u00eenant une augmentation du tonus sympathique et du taux de cortisol, ce qui a un effet n\u00e9gatif sur le syst\u00e8me cardiovasculaire, dans le sens d&#8217;une surcharge. Inversement, une activation \u00e9lev\u00e9e et continue du syst\u00e8me cardiovasculaire et du syst\u00e8me nerveux v\u00e9g\u00e9tatif peut contribuer au d\u00e9veloppement d&#8217;un trouble mental [4,15].<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1792\" height=\"807\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-380228 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1792px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1792\/807;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7.png 1792w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-800x360.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-1160x522.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-120x54.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-90x41.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-320x144.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-560x252.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-240x108.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-180x81.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-640x288.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-1120x504.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/abb1_NP3_s7-1600x721.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 1792px) 100vw, 1792px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>D&#8217;autres processus de ce type comprennent, entre autres, des modifications des r\u00e9cepteurs et des fonctions plaquettaires, de l&#8217;inhibiteur de l&#8217;activateur du plasminog\u00e8ne-1 et du fibrinog\u00e8ne et des processus de coagulation associ\u00e9s, de la fonction endoth\u00e9liale, des cytokines pro-inflammatoires (par ex.par exemple, l&#8217;interleukine-6 [IL-6] et l&#8217;interleukine-10 [IL-10]), des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques (par exemple, le g\u00e8ne du transporteur de la s\u00e9rotonine), une r\u00e9duction du tonus parasympathique et une r\u00e9gulation endocrinienne en retour dysfonctionnelle dans l&#8217;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien [16\u201318].<\/p>\n\n<p>Il en va de m\u00eame pour les m\u00e9canismes comportementaux qui peuvent se multiplier dans les deux groupes de maladies et qui favorisent le risque d&#8217;apparition ou d&#8217;aggravation de la maladie dans les deux sens. On peut citer par exemple la consommation de nicotine, une alimentation malsaine, la s\u00e9dentarit\u00e9 et l&#8217;inad\u00e9quation des m\u00e9dicaments [2].<\/p>\n\n<h3 id=\"recommandations-de-traitement\" class=\"wp-block-heading\">Recommandations de traitement<\/h3>\n\n<p>Les troubles psychologiques dans le cadre des maladies cardiovasculaires sont trait\u00e9s \u00e0 la fois par psychoth\u00e9rapie et par psychopharmacologie, en fonction du type de trouble et de sa s\u00e9v\u00e9rit\u00e9. Dans ce contexte, le traitement s&#8217;appuie g\u00e9n\u00e9ralement sur les lignes directrices classiques en mati\u00e8re de troubles mentaux. Cependant, certains aspects du traitement de ce groupe sp\u00e9cifique de patients doivent \u00eatre particuli\u00e8rement pris en compte et adapt\u00e9s.<\/p>\n\n<p>Si, dans le cadre du traitement des troubles mentaux, il existe des incertitudes quant aux effets cardiovasculaires ind\u00e9sirables, il est indispensable de consulter un sp\u00e9cialiste en cardiologie. Il convient d&#8217;\u00eatre particuli\u00e8rement prudent en cas de maladie cardiovasculaire complexe. Des exemples de ces pathologies sont l&#8217;insuffisance cardiaque s\u00e9v\u00e8re avec possibilit\u00e9 de transplantation ou de syst\u00e8mes d&#8217;assistance cardiaque m\u00e9canique (par ex.<em> Left Ventricular Assist Device, <\/em>LVAD), les arythmies malignes et les cardiopathies cong\u00e9nitales complexes. Dans de tels cas, en cas de troubles mentaux comorbides, le traitement dans un centre sp\u00e9cialis\u00e9 est recommand\u00e9. Un \u00e9change efficace entre les diff\u00e9rentes sp\u00e9cialit\u00e9s de la m\u00e9decine cardiovasculaire et de la psychologie\/psychiatrie clinique y est possible. Le personnel sp\u00e9cialis\u00e9 de ces centres dispose de connaissances approfondies tant sur les troubles mentaux que sur les maladies cardiovasculaires. Cette expertise permet un traitement sp\u00e9cialis\u00e9 des sympt\u00f4mes psychiques, adapt\u00e9 aux besoins de ce groupe sp\u00e9cifique de patients, tant sur le plan psychopharmacologique que psychoth\u00e9rapeutique. Les principales recommandations de traitement sp\u00e9cifiques \u00e0 ce contexte sont r\u00e9sum\u00e9es dans le<strong> tableau 2 <\/strong>.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1254\" height=\"1144\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-380230 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1254px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1254\/1144;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8.png 1254w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-800x730.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-1160x1058.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-120x109.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-90x82.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-320x292.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-560x511.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-240x219.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-180x164.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-640x584.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/Ubersicht2_NP3_s8-1120x1022.png 1120w\" data-sizes=\"(max-width: 1254px) 100vw, 1254px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>En ce qui concerne les traitements psychopharmacologiques, les effets les plus importants sont l&#8217;allongement possible de l&#8217;intervalle QTc, les effets sur l&#8217;anticoagulation et sur la pression art\u00e9rielle. Les allongements de l&#8217;intervalle QTc peuvent, dans certains cas, entra\u00eener une fibrillation ventriculaire mettant en jeu le pronostic vital en raison du retard de la repolarisation ventriculaire. Les m\u00e9dicaments susceptibles d&#8217;allonger l&#8217;intervalle QTc sont les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS), les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (ISRSN), les antid\u00e9presseurs tricycliques (ATC), les antipsychotiques de la classe des &#8220;antid\u00e9presseurs&#8221; et les inhibiteurs de la recapture de la s\u00e9rotonine. 1. et 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration ainsi que le lithium [19,20]. En particulier chez les personnes souffrant de maladies rythmog\u00e8nes sous-jacentes (par exemple, le syndrome du QT long), il convient de consulter le personnel sp\u00e9cialis\u00e9 en cardiologie et d&#8217;effectuer les contr\u00f4les ECG appropri\u00e9s.<\/p>\n\n<p>L&#8217;anticoagulation doit \u00eatre prise en compte, surtout avec les pr\u00e9parations s\u00e9rotoninergiques, car celles-ci peuvent augmenter le risque de saignement en r\u00e9duisant l&#8217;activation et l&#8217;agr\u00e9gation des plaquettes du fait de la s\u00e9rotonine. Des revues r\u00e9centes montrent que les personnes prenant \u00e0 la fois un ISRS et des traitements antithrombotiques (anticoagulants ou antiagr\u00e9gants plaquettaires) voient leur risque de saignement augmenter d&#8217;environ 35% \u00e0 45% par rapport aux personnes ne recevant qu&#8217;un traitement antithrombotique. Il convient donc d&#8217;\u00eatre prudent lors de la prescription d&#8217;un ISRS \u00e0 des personnes suivant un traitement antithrombotique. En cas d&#8217;anticoagulation importante (par exemple en cas de valve cardiaque m\u00e9canique), la coagulation doit \u00eatre bien surveill\u00e9e pendant la phase d&#8217;augmentation de la dose [21,22].<\/p>\n\n<p>Les modifications de la pression art\u00e9rielle doivent \u00eatre prises en compte, en particulier avec les pr\u00e9parations noradr\u00e9nergiques. Il s&#8217;agit notamment des inhibiteurs de la recapture de la noradr\u00e9naline (IRN), des ISRS et des inhibiteurs de la recapture de la noradr\u00e9naline et de la dopamine (IRND) [19]. Ceci est extr\u00eamement important pour les personnes chez qui une augmentation significative de la pression art\u00e9rielle peut \u00eatre une menace aigu\u00eb, comme dans le cas de maladies du tissu conjonctif pouvant entra\u00eener une dissection aortique (par exemple, le syndrome de Marfan).<\/p>\n\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, l&#8217;utilisation d&#8217;ATC et de stimulants est d\u00e9conseill\u00e9e chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires. Les ATS pr\u00e9sentent un risque comparativement \u00e9lev\u00e9 d&#8217;allongement de l&#8217;intervalle QTc. De plus, l&#8217;effet anticholinergique de ces m\u00e9dicaments peut \u00eatre n\u00e9faste chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires. Cela s&#8217;explique principalement par le stress suppl\u00e9mentaire potentiel sur le syst\u00e8me cardiovasculaire d\u00fb \u00e0 l&#8217;inhibition du syst\u00e8me parasympathique en bloquant l&#8217;action de l&#8217;ac\u00e9tylcholine sur les r\u00e9cepteurs muscariniques de l&#8217;ac\u00e9tylcholine, ainsi que par les modifications potentielles de la pression art\u00e9rielle et de la vasodilatation\/constriction [3,19].<\/p>\n\n<p>Des cas de mort subite ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s chez des personnes atteintes de maladies cardiovasculaires avec des stimulants, tels que le m\u00e9thylph\u00e9nidate, utilis\u00e9s pour traiter le trouble du d\u00e9ficit de l&#8217;attention\/hyperactivit\u00e9 (TDAH). En cons\u00e9quence, une maladie cardiovasculaire est consid\u00e9r\u00e9e comme une contre-indication, bien que des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent que le risque a peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 surestim\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent [23,24]. Alternativement, le bupropion ou l&#8217;agom\u00e9latine pourraient \u00eatre envisag\u00e9s comme soutien pharmacologique. Ceux-ci ont tendance \u00e0 avoir moins d&#8217;effet sur les sympt\u00f4mes du TDAH, mais offrent un profil de risque cardiovasculaire nettement plus favorable. Cependant, la base de preuves pour l&#8217;utilisation de ces pr\u00e9parations comme alternative dans le TDAH est encore tr\u00e8s limit\u00e9e [25\u201329].<\/p>\n\n<p>En outre, il convient de noter que les directives cardiovasculaires europ\u00e9ennes actuelles d\u00e9conseillent l&#8217;administration d&#8217;ISRS, d&#8217;IRSN et d&#8217;ATC avec une recommandation IIIB chez les personnes souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque [3]. En effet, des \u00e9tudes de plus grande envergure montrent une l\u00e9g\u00e8re augmentation de la mortalit\u00e9 lors de l&#8217;administration de ces pr\u00e9parations et n&#8217;ont pas pu d\u00e9montrer d&#8217;effet empiriquement prouv\u00e9 sur les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs. Il n&#8217;y a donc pas de rapport co\u00fbt-b\u00e9n\u00e9fice empirique l\u00e9gitime sur la base des connaissances actuelles [30\u201332]. Cependant, chaque cas doit toujours \u00eatre examin\u00e9 de pr\u00e8s et les b\u00e9n\u00e9fices et risques potentiels doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s individuellement et de mani\u00e8re interdisciplinaire afin d&#8217;exploiter les meilleures options de traitement possibles [28].<\/p>\n\n<p>L&#8217;utilisation de certains \u00e9l\u00e9ments de traitement psychoth\u00e9rapeutique non m\u00e9dicamenteux doit \u00e9galement faire l&#8217;objet d&#8217;une attention particuli\u00e8re dans le groupe de patients en question. Cela concerne les th\u00e9rapies d&#8217;exposition (par exemple pour l&#8217;agoraphobie, le trouble de stress post-traumatique), dans lesquelles une forte activation \u00e9motionnelle et physiologique associ\u00e9e est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par une confrontation in vivo ou in sensu [33]. Cette intervention est d\u00e9conseill\u00e9e chez les personnes souffrant de coronaropathie et dont les vaisseaux ne sont pas compl\u00e8tement revascularis\u00e9s ou chez les personnes chez qui une activation v\u00e9g\u00e9tative importante peut constituer une menace aigu\u00eb (p. ex. certaines arythmies malignes ou en cas de potentiel de dissection aortique). Dans de tels cas, il est fortement recommand\u00e9 de consulter le personnel sp\u00e9cialis\u00e9 en cardiologie. Les approches m\u00e9tacognitives et les interventions de la th\u00e9rapie d&#8217;acceptation et d&#8217;engagement (ACT) sont des alternatives th\u00e9rapeutiques possibles. Elles se concentrent sur la modification de la gestion des pens\u00e9es et des \u00e9motions qui surviennent et sont physiologiquement moins activantes que les th\u00e9rapies d&#8217;exposition, bien que des preuves suppl\u00e9mentaires soient n\u00e9cessaires pour garantir l&#8217;efficacit\u00e9 empirique de ces alternatives dans ce contexte [34,35].<\/p>\n\n<h3 id=\"efficacite-des-interventions\" class=\"wp-block-heading\">Efficacit\u00e9 des interventions<\/h3>\n\n<p>Les interventions psychoth\u00e9rapeutiques non m\u00e9dicamenteuses montrent un degr\u00e9 d&#8217;efficacit\u00e9 pertinent sur la symptomatologie psychique chez ces patients, les approches cognitivo-comportementales ayant \u00e9t\u00e9 les plus \u00e9tudi\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. En ce qui concerne la d\u00e9pressivit\u00e9 et l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, des revues montrent un effet m\u00e9ta-analytique d&#8217;environ 0,3 (SMD) pour chacune [36\u201339]. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les interventions psychologiques peuvent \u00eatre associ\u00e9es \u00e0 une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 allant jusqu&#8217;\u00e0 21% en dix ans [37]. Cependant, l&#8217;effet des interventions psychologiques sur la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9 somatiques n\u00e9cessite des recherches suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n\n<p>Les th\u00e9rapies psychopharmacologiques ont \u00e9galement un effet sur les sympt\u00f4mes psychologiques de ce groupe de patients et il existe \u00e9galement des preuves d&#8217;une influence positive sur l&#8217;\u00e9volution somatique [3]. Cependant, des donn\u00e9es r\u00e9centes sugg\u00e8rent \u00e9galement des effets potentiellement n\u00e9gatifs des traitements psychopharmacologiques \u00e0 long terme sur le syst\u00e8me cardiovasculaire [40].<\/p>\n\n<p>Les donn\u00e9es actuelles ne montrent pas de sup\u00e9riorit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;une ou l&#8217;autre forme de traitement (m\u00e9dicamenteux vs non m\u00e9dicamenteux) chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires et de troubles mentaux comorbides [41]. Il convient donc de choisir le meilleur traitement possible en concertation avec la personne concern\u00e9e et dans le cadre d&#8217;un \u00e9change interdisciplinaire, en tenant compte des sympt\u00f4mes individuels, du contexte et des recommandations de traitement pertinentes. Dans ce contexte, un traitement flexible et int\u00e9gratif avec une bonne \u00e9valuation r\u00e9guli\u00e8re de l&#8217;\u00e9volution est d&#8217;une importance capitale.<\/p>\n\n<h3 id=\"resume\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h3>\n\n<p>Les troubles mentaux sont relativement fr\u00e9quents chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires. Les troubles mentaux ont une incidence sur le pronostic et peuvent avoir une influence n\u00e9gative sur l&#8217;\u00e9volution des maladies cardiovasculaires. Les interactions entre les troubles mentaux et les maladies cardiovasculaires sont dues \u00e0 des processus physiologiques (p. ex. processus hormonaux et inflammatoires) et \u00e0 des processus comportementaux (p. ex. comportement en mati\u00e8re d&#8217;activit\u00e9 physique, consommation de substances). Le traitement des troubles mentaux chez les personnes atteintes d&#8217;une maladie cardiovasculaire peut \u00eatre pharmacologique ou psychoth\u00e9rapeutique, en tenant compte des recommandations de traitement sp\u00e9cifiques et de la concertation interdisciplinaire. En particulier dans le cas de maladies cardiovasculaires plus complexes et de troubles psychiatriques comorbides, le traitement doit, si possible, \u00eatre effectu\u00e9 dans des centres sp\u00e9cialis\u00e9s. Ces centres permettent une collaboration interdisciplinaire simplifi\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 leur orientation sp\u00e9cialis\u00e9e et peuvent proposer des offres de traitement plus sp\u00e9cifiques pour ce groupe de patients. Les interventions psychoth\u00e9rapeutiques et psychopharmacologiques sont efficaces pour r\u00e9duire les troubles psychologiques. Les deux approches th\u00e9rapeutiques ont en outre permis de constater les premiers effets positifs sur l&#8217;\u00e9volution cardiovasculaire.<\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les troubles mentaux sont fr\u00e9quents dans le cadre des maladies cardiovasculaires.<\/li>\n\n\n\n<li>Les troubles mentaux peuvent avoir un impact n\u00e9gatif sur le pronostic somatique.<\/li>\n\n\n\n<li>Il existe des approches efficaces pour traiter les troubles psychologiques.<\/li>\n\n\n\n<li>Des recommandations sp\u00e9cifiques doivent \u00eatre prises en compte dans le traitement des troubles mentaux.  <\/li>\n\n\n\n<li>Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires complexes et de troubles mentaux comorbides doivent \u00eatre trait\u00e9es dans des centres sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Herrmann-Lingen C, Albus C, Titscher G: Psychokardiologie. Ein Praxisleitfaden f\u00fcr \u00c4rzte und Psychologen K\u00f6ln: Deutscher \u00c4rzte-Verlag. 2008.<\/li>\n\n\n\n<li>Albus C, Waller C, Fritzsche K, et al.: Significance of psychosocial factors in cardiology: update 2018: Position paper of the German Cardiac Society. Clin Res Cardiol 2019; 108(11): 1175\u20131196.<\/li>\n\n\n\n<li>Visseren FLJ, Mach F, Smulders YM, et al.: 2021 ESC Guidelines on cardiovascular disease prevention in clinical practice. Eur Heart J 2021; 42(34): 3227\u20133337.<\/li>\n\n\n\n<li>Pedersen SS, Von K\u00e4nel R, Tully PJ, Denollet J: Psychosocial perspectives in cardiovascular disease. European journal of preventive cardiology 2017; 24(3_suppl): 108\u2013115.<\/li>\n\n\n\n<li>Gold SM, Kohler-Forsberg O, Moss-Morris R, et al.: Comorbid depression in medical diseases. Nat Rev Dis Primers 2020;6(1): 69.<\/li>\n\n\n\n<li>Wittchen HU, Jacobi F, Rehm J, et al.: The size and burden of mental disorders and other disorders of the brain in Europe 2010. Eur Neuropsychopharmacol 2011; 21(9): 655\u2013679.<\/li>\n\n\n\n<li>Rutledge T, Reis VA, Linke SE, et al.: Depression in heart failure a meta-analytic review of prevalence, intervention effects, and associations with clinical outcomes. J Am Coll Cardiol. 2006;48(8):1527-37.<\/li>\n\n\n\n<li>Lissaker CT, Norlund F, Wallert J, et al.: Persistent emotional distress after a first-time myocardial infarction and its association to late cardiovascular and non-cardiovascular mortality. Eur J Prev Cardiol 2019; 26(14): 1510\u20131518.<\/li>\n\n\n\n<li>Sbolli M, Fiuzat M, Cani D, O\u2019Connor CM: Depression and heart failure: the lonely comorbidity. Eur J Heart Fail 2020; 22(11): 2007\u20132017.<\/li>\n\n\n\n<li>Zhang WY, Nan N, Song XT, et al.: Impact of depression on clinical outcomes following percutaneous coronary intervention: a systematic review and meta-analysis. 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Eur Heart J 2020; 41(17): 1687\u20131696.<\/li>\n\n\n\n<li>Hare DL, Toukhsati SR, Johansson P, Jaarsma T: Depression and cardiovascular disease: a clinical review. Eur Heart J 2014; 35(21): 1365\u20131372.<\/li>\n\n\n\n<li>Meyer T, Stanske B, Kochen MM, et al : Niveaux s\u00e9riques d&#8217;interleukine-6 et d&#8217;interleukine-10 en relation avec les scores de d\u00e9pression chez les patients pr\u00e9sentant des facteurs de risque cardiovasculaire. Behav Med 2011;37(3) : 105-112.<\/li>\n\n\n\n<li>Liu RH, Pan JQ, Tang XE, et al.: The role of immune abnormality in depression and cardiovascular disease. J Geriatr Cardiol 2017; 14(11): 703\u2013110.<\/li>\n\n\n\n<li>Grippo AJ, Johnson AK: Stress, depression and cardiovascular dysregulation: a review of neurobiological mechanisms and the integration of research from preclinical disease models. Stress 2009; 12(1): 1\u201321.<\/li>\n\n\n\n<li>Pina IL, Di Palo KE, Ventura HO: Psychopharmacology and Cardiovascular Disease. J Am Coll Cardiol 2018; 71(20): 2346\u20132359.<\/li>\n\n\n\n<li>Mehta N, Vannozzi R: Lithium-induced electrocardiographic changes: A complete review. Clin Cardiol 2017; 40(12): 1363\u20131367.<\/li>\n\n\n\n<li>Nochaiwong S, Ruengorn C, Awiphan R, et al.: Use of serotonin reuptake inhibitor antidepressants and the risk of bleeding complications in patients on anticoagulant or antiplatelet agents: a systematic review and meta-analysis. Ann Med 2022; 54(1): 80\u201397.<\/li>\n\n\n\n<li>Rahman AA, He N, Rej S, et al.: Concomitant Use of Selective Serotonin Reuptake Inhibitors and Oral Anticoagulants and Risk of Major Bleeding: A Systematic Review and Meta-analysis. Thromb Haemost 2023; 123(1): 54\u201363.<\/li>\n\n\n\n<li>Garcia-Argibay M, Burkner PC, Lichtenstein P, et al.: Methylphenidate and Short-Term Cardiovascular Risk. JAMA Netw Open 2024;7(3): e241349.<\/li>\n\n\n\n<li>Jackson JW: The cardiovascular safety of methylphenidate. 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