{"id":385017,"date":"2024-10-15T00:01:00","date_gmt":"2024-10-14T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/un-traitement-antiprurigineux-soulage-les-souffrances\/"},"modified":"2024-10-15T07:21:56","modified_gmt":"2024-10-15T05:21:56","slug":"un-traitement-antiprurigineux-soulage-les-souffrances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/un-traitement-antiprurigineux-soulage-les-souffrances\/","title":{"rendered":"Un traitement antiprurigineux soulage les souffrances"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le prurigo chronique est associ\u00e9 \u00e0 la formation de papules et de nodules persistants sur la peau et est d\u00e9sormais d\u00e9fini comme une maladie \u00e0 part enti\u00e8re.\nCependant, cela n&#8217;a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas : pendant des d\u00e9cennies, le prurigo a \u00e9t\u00e9 entach\u00e9 d&#8217;erreurs et de malentendus.\nDans ce contexte, le prurigo a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 &#8220;maladie de Cindarella&#8221;.\nAujourd&#8217;hui, les efforts de recherche ont port\u00e9 leurs fruits et un m\u00e9dicament biologique autoris\u00e9 est actuellement disponible, tandis que d&#8217;autres agents syst\u00e9miques sont en phase avanc\u00e9e de d\u00e9veloppement clinique.   <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Lorsque le prurit chronique \u00e9volue vers un prurigo chronique en raison d&#8217;un cercle de d\u00e9mangeaisons et de grattage, il est souvent associ\u00e9 \u00e0 une grande souffrance <strong>(encadr\u00e9). <\/strong>Aujourd&#8217;hui, le prurigo chronique et nodulaire est consid\u00e9r\u00e9 comme une dermatose neuro-inflammatoire caract\u00e9ris\u00e9e par des d\u00e9mangeaisons chroniques (&gt;6 semaines de persistance), ainsi que par des ant\u00e9c\u00e9dents positifs de grattage r\u00e9p\u00e9t\u00e9 et de formation de l\u00e9sions prurigineuses, a expliqu\u00e9 le professeur Mirjana Maiwald du Haut\u00e4rzte-Zentrum am Z\u00fcrisee, Zurich [1].\nAlors que le prurigo simplex subacuta se caract\u00e9rise par des papules gratt\u00e9es, le sous-type nodulaire est domin\u00e9 par des nodules gratt\u00e9s.\nLes localisations classiques sont les extr\u00e9mit\u00e9s et les r\u00e9gions accessibles du tronc (&#8220;butterfly sign&#8221;) [1,2].\n&#8220;Le prurigo est une maladie \u00e0 part enti\u00e8re et non une variante d&#8217;une autre dermatose&#8221;, a soulign\u00e9 l&#8217;oratrice, expliquant que le prurigo \u00e9tait autrefois consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 tort comme une sous-forme de la dermatite atopique [1].\nLe <em>Prurigo Activity and Severity Score<\/em> (PAS) peut \u00eatre utilis\u00e9 pour documenter objectivement la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et l&#8217;\u00e9tendue du prurigo chronique (CPG) [3].\nLes traitements traditionnels tels que les topiques externes, le traitement par UV, les antid\u00e9presseurs ou les agonistes GABA se sont pour la plupart r\u00e9v\u00e9l\u00e9s insuffisamment efficaces.       <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background has-fixed-layout\" style=\"background-color:#0792e33b\"><tbody><tr><td>Le prurigo est souvent associ\u00e9 \u00e0 une d\u00e9gradation importante de la qualit\u00e9 de vie ; les d\u00e9mangeaisons atroces peuvent entra\u00eener un stress \u00e9motionnel, des troubles du sommeil et un isolement social.\nLe &#8220;fardeau de la maladie&#8221; peut \u00eatre tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9.\nL&#8217;incidence de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, du diab\u00e8te sucr\u00e9 et de la dyslipid\u00e9mie est plus \u00e9lev\u00e9e et les personnes atteintes souffrent souvent de troubles psychologiques tels que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression.\nIl est int\u00e9ressant de noter qu&#8217;il existe une association entre le prurigo et les douleurs dorsales, ainsi que des troubles de la sensibilisation neuronale (&#8220;neural sensitization disorders&#8221;) tels que la fibromyalgie, le syndrome du c\u00f4lon irritable et la cystite interstitielle, a rapport\u00e9 le professeur Maiwald [1].     <\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"interaction-complexe-des-systemes-cutane-immunitaire-et-nerveux\" class=\"wp-block-heading\">Interaction complexe des syst\u00e8mes cutan\u00e9, immunitaire et nerveux  <\/h3>\n\n<p>Le CPG peut survenir \u00e0 tout \u00e2ge et affecter diff\u00e9rents groupes de patients, bien qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une pathologie plus fr\u00e9quente \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9 [3].\nL&#8217;\u00e9tiologie sous-jacente du CPG est g\u00e9n\u00e9ralement multifactorielle et peut inclure des causes dermatologiques, syst\u00e9miques, neurologiques et psychiatriques, bien que parfois les causes restent inexpliqu\u00e9es [4].\nLa sensibilisation neuronale au prurit cr\u00e9e un cycle chronique de d\u00e9mangeaisons et de grattage difficile \u00e0 rompre, suivi de nouvelles l\u00e9sions prurigineuses.\nUne cascade de processus inflammatoires est impliqu\u00e9e dans le m\u00e9canisme pathologique<strong> (Fig. 1). <\/strong>Diff\u00e9rentes cellules immunitaires infiltrent la peau des l\u00e9sions de prurigo, ce qui entra\u00eene la lib\u00e9ration de cytokines inflammatoires et de pruritog\u00e8nes.\nLes k\u00e9ratinocytes prolif\u00e8rent et lib\u00e8rent \u00e0 leur tour des pruritog\u00e8nes, ce qui entra\u00eene une hyperplasie des fibres nerveuses, ainsi que la lib\u00e9ration de neuropeptides et d&#8217;autres neuroimmunomodulateurs.\nIl en r\u00e9sulte un renforcement du cycle d\u00e9mangeaison-grattage.\nLe grattage entra\u00eene certes une diminution du prurit \u00e0 court terme, mais il induit une l\u00e9sion m\u00e9canique des fibres nerveuses p\u00e9riph\u00e9riques, ce qui favorise la r\u00e9apparition du prurit.\nLe prurit chronique entra\u00eene une souffrance subjective consid\u00e9rable chez les personnes concern\u00e9es, qui peut se traduire par une r\u00e9duction de la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9, comme des troubles du sommeil, de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, de la d\u00e9pression, de la stigmatisation et\/ou un retrait social [3].\nPour toutes les formes de CPG, la ligne directrice recommande de prendre en charge les patients selon les piliers suivants :          <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>traitement symptomatique antiprurigineux<\/li>\n\n\n\n<li>diagnostic et traitement interdisciplinaires de la maladie sous-jacente d\u00e9clenchante<\/li>\n\n\n\n<li>Traitement des sympt\u00f4mes secondaires cons\u00e9cutifs au prurit (par exemple, traitement psychologique\/psychoth\u00e9rapeutique si des comorbidit\u00e9s correspondantes sont pr\u00e9sentes).<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>La sensation de d\u00e9mangeaison est subjective et ne peut donc \u00eatre \u00e9valu\u00e9e que par auto-\u00e9valuation.\nL&#8217;\u00e9chelle de notation num\u00e9rique (NRS) permet de classer les d\u00e9mangeaisons sur une \u00e9chelle de 0 \u00e0 10 (g\u00e9n\u00e9ralement par rapport \u00e0 la p\u00e9riode des 24 heures pr\u00e9c\u00e9dentes).   <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/abb1_DP4_s41.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1482\" height=\"1395\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/abb1_DP4_s41.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-384884\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/abb1_DP4_s41.png 1482w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/abb1_DP4_s41-800x753.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/abb1_DP4_s41-1160x1092.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/abb1_DP4_s41-1120x1054.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1482px) 100vw, 1482px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"le-dupilumab-et-le-nemolizumab-reduisent-efficacement-le-prurit-et-les-lesions-cutanees\" class=\"wp-block-heading\">Le dupilumab et le n\u00e9molizumab r\u00e9duisent efficacement le prurit et les l\u00e9sions cutan\u00e9es<\/h3>\n\n<p>L&#8217;un des principaux objectifs du traitement antiprurigineux est de soulager les d\u00e9mangeaisons et d&#8217;interrompre le cycle \u00e9tabli de d\u00e9mangeaisons et de grattage.\nA court ou moyen terme, il s&#8217;agit d&#8217;obtenir la gu\u00e9rison des l\u00e9sions prurigineuses, a expliqu\u00e9 la conf\u00e9renci\u00e8re, constatant que &#8220;l&#8217;\u00e8re du traitement moderne du prurigo a commenc\u00e9 avec l&#8217;autorisation du premier m\u00e9dicament biologique pour cette indication&#8221; [1].\nLe dupilumab cible la sous-unit\u00e9 IL-4R\u03b1 des r\u00e9cepteurs de l&#8217;interleukine (IL)-4 et inhibe ainsi la signalisation de l&#8217;IL-4 et de l&#8217;IL-13.\nEn Suisse, le dupilumab (Dupixent\u00ae) est officiellement autoris\u00e9 pour le traitement du prurigo nodulaire [5].\nDans les \u00e9tudes d&#8217;enregistrement, le traitement par cet anticorps monoclonal a montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative du prurit, de la qualit\u00e9 de vie, du sommeil, de la douleur cutan\u00e9e et de la sant\u00e9 mentale.\nLe profil d&#8217;innocuit\u00e9 du dupilumab est excellent et rien ne s&#8217;oppose \u00e0 son utilisation chez les patients \u00e2g\u00e9s et\/ou multimorbides, a indiqu\u00e9 l&#8217;oratrice [1].\nLe n\u00e9molizumab, un bloqueur du r\u00e9cepteur de l&#8217;interleukine (IL) 31, est un autre anticorps prometteur : dans l&#8217;\u00e9tude de phase III OLYMPIA 2, il a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction significative de l&#8217;intensit\u00e9 du prurit et des l\u00e9sions cutan\u00e9es par rapport au placebo [6].\nL&#8217;\u00e9tude OLYMPIA LTE en cours \u00e9value l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;un traitement \u00e0 long terme.\nJusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, le n\u00e9molizumab n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 en Suisse (\u00e9tat de l&#8217;information 19.07.2024).          <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Kasten_DP4_s40.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1471\" height=\"683\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Kasten_DP4_s40.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-384883 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1471px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1471\/683;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Kasten_DP4_s40.png 1471w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Kasten_DP4_s40-800x371.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Kasten_DP4_s40-1160x539.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Kasten_DP4_s40-1120x520.png 1120w\" data-sizes=\"(max-width: 1471px) 100vw, 1471px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"autres-agents-systemiques-avec-des-donnees-prometteuses\" class=\"wp-block-heading\">Autres agents syst\u00e9miques avec des donn\u00e9es prometteuses  <\/h3>\n\n<p>Le vixarelimab est un inhibiteur dual de l&#8217;IL-31 et du r\u00e9cepteur M b\u00eata de l&#8217;oncostatine.\nEn 2023, les r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude de phase IIa ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s [7].\nOnt \u00e9t\u00e9 inclus dans cette \u00e9tude des patients \u00e2g\u00e9s de 18 \u00e0 75 ans pr\u00e9sentant un prurit mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re, d\u00e9fini par un score WI-NRS** \u22657 au d\u00e9pistage et un score WI-NRS hebdomadaire moyen \u22655 au cours des deux semaines suivantes avant la randomisation.\nLes participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s 1:1 pour recevoir du vixarelimab 360 mg (dose de charge de 720 mg) administr\u00e9 une fois par semaine ou un placebo.\nLes participants ont \u00e9t\u00e9 stratifi\u00e9s selon le sexe et le statut atopique.\nLa population d&#8217;analyse en intention de traiter modifi\u00e9e comprenait les donn\u00e9es de 23 participants du groupe vixarelimab et de 26 participants du groupe placebo.\nA la semaine 8, une r\u00e9duction de -50,6% des scores moyens <sup> LS&amp;<\/sup> au WI-NRS a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e dans le bras trait\u00e9 par rapport \u00e0 la ligne de base, contre -29,4% dans le bras placebo (p=0,03).\nUne r\u00e9duction de \u22654 points du score WI-NRS a \u00e9t\u00e9 obtenue avec le vixarelimab dans 52,2% des cas contre 30,8% avec le placebo (p=0,11).\nLe vixarelimab s&#8217;est \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sup\u00e9rieur au placebo en termes de soulagement des troubles du sommeil (p=0,02).        <\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>** WI-NRS = Worst Itch-Numeric Rating Scale<br\/> &amp; LS= &#8220;Least squares&#8221; (m\u00e9thode des moindres carr\u00e9s)<\/em><\/p>\n\n<p>Les donn\u00e9es de phase II de l&#8217;abrocitinib, un inhibiteur de la Janus kinase, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es r\u00e9cemment [8].\nDix patients souffrant de prurigo nodulaire (PN) et 10 patients souffrant de <em>prurit<\/em> chronique d&#8217;origine inconnue (CPUO) ont \u00e9t\u00e9 inclus.\nLe score PP-NRS moyen au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude \u00e9tait de 9,2 (\u00e9cart-type 1,0) dans le groupe PN et de 8,2 (\u00e9cart-type 1,2) dans le groupe CPUO.\nSous abrocitinib, les valeurs <sup> PP-NRS$<\/sup> ont diminu\u00e9 de 78,3% pour PN (IC \u00e0 95%, -118,5 \u00e0 -38,1 ; p&lt;0,001) et de 53,7% pour CPUO (IC \u00e0 95% ; -98,8 \u00e0 -8,6 ; p=0,01) \u00e0 la semaine 12.\nEntre le d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude et la semaine 12, 8 patients sur 10 avec PN et 6 patients sur 10 avec CPUO ont obtenu une am\u00e9lioration d&#8217;au moins 4 points dans le PP-NRS.\nUne am\u00e9lioration significative de la qualit\u00e9 de vie (DLQI) a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans les deux groupes.       <\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em><sup>$<\/sup> PP-NRS = \u00e9chelle num\u00e9rique d&#8217;\u00e9valuation du prurit de pointe<\/em><\/p>\n\n<p>Des donn\u00e9es prometteuses sont \u00e9galement disponibles sur la nalbuphine (agoniste du r\u00e9cepteur opio\u00efde \u03ba et antagoniste partiel du r\u00e9cepteur opio\u00efde \u00b5), une \u00e9tude de phase II avec phase d&#8217;extension ouverte a montr\u00e9 une r\u00e9duction significative du prurit avec une dose biquotidienne de 162 mg [11].\nD&#8217;autres agents syst\u00e9miques actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude sont le ruxolitinib-cr\u00e8me et le povorcitinib, tous deux appartenant \u00e0 la famille des JAK-i.\nL&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 du ruxolitinib-cr\u00e8me sont actuellement \u00e9tudi\u00e9es dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude multicentrique internationale de phase III [12].\nUne p\u00e9riode de traitement de 12 semaines contr\u00f4l\u00e9e par placebo et en double aveugle sera suivie d&#8217;une phase d&#8217;extension de 40 semaines en open-label.     <\/p>\n\n<p><em>Congr\u00e8s : Journ\u00e9es zurichoises de formation continue en dermatologie (ZDFT)  <\/em><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>&#8220;Prurigo chronica et nodularis&#8221;, Prof. Dr. med. Mirjana Maiwald, ZDFT, 22.06.2024.<\/li>\n\n\n\n<li>Th\u00fcnemann J, et al : Prurigo chronique. JDDG 2024 ; 22(6) : 813-823.<\/li>\n\n\n\n<li>St\u00e4nder S, et al. : Ligne directrice S2k : Diagnostic et traitement du prurit chronique. JDDG 2022 ; 20(10) : 1386-1402.<\/li>\n\n\n\n<li>Pereira MP, et al. : EADV Task Force Prurit group members. European academy of dermatology and venereology European prurigo project : expert consensus on the definition, classification and terminology of chronic prurigo. JEADV 2018 ; 32(7) : 1059-1065.<\/li>\n\n\n\n<li>Swissmedic : Information sur les m\u00e9dicaments, <a href=\"http:\/\/www.swissmedicinfo.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.swissmedicinfo.ch,<\/a>(derni\u00e8re consultation 19.07.2024)  <\/li>\n\n\n\n<li>Kwatra SG, et al ; OLYMPIA 2 Investigators. Essai de phase 3 du n\u00e9molizumab chez des patients atteints de prurigo nodulaire. N Engl J Med 2023 ; 389(17) : 1579-1589.<\/li>\n\n\n\n<li>Sofen H, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 du vixarelimab, un anticorps monoclonal humain contre le r\u00e9cepteur M de l&#8217;oncostatine \u03b2, dans le prurigo nodulaire mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re : une \u00e9tude randomis\u00e9e, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9e par placebo, phase 2a. EClinicalMedicine 2023 Feb 3 ; 57 : 101826.<\/li>\n\n\n\n<li>Kwatra SG, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;abrocitinib dans le prurigo nodulaire et le prurit chronique d&#8217;origine inconnue : un essai contr\u00f4l\u00e9 non randomis\u00e9. JAMA Dermatol 2024 ; 160(7) : 717-724.<\/li>\n\n\n\n<li>Wong L-S, Yen Y-T : Prurigo nodulaire chronique : une mise \u00e0 jour sur la pathogen\u00e8se et le traitement. International Journal of Molecular Sciences 2022 ; 23(20) : 12390. <a href=\"http:\/\/www.mdpi.com\/1422-0067\/23\/20\/12390#\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.mdpi.com\/1422-0067\/23\/20\/12390#,<\/a>(derni\u00e8re consultation 19.07.2024)<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00fcller S, Zeidler C, St\u00e4nder S : Prurigo chronique, y compris le prurigo nodulaire : nouvelles perspectives et traitements. Am J Clin Dermatol 2024 ; 25(1) : 15-33.<\/li>\n\n\n\n<li>Weisshaar E, et al. : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de la nalbuphine \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e par voie orale dans le prurigo nodulaire : r\u00e9sultats d&#8217;un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de phase 2 avec une phase d&#8217;extension en ouvert. JEADV 2022 ; 36(3) : 453-461.<\/li>\n\n\n\n<li>Cochrane Central Register of Controlled Trials : NCT05764161.  <\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>DERMATOLOGIE PRAXIS 2024 ; 34(4) : 40-41 (publi\u00e9 le 30.8.24, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le prurigo chronique est associ\u00e9 \u00e0 la formation de papules et de nodules persistants sur la peau et est d\u00e9sormais d\u00e9fini comme une maladie \u00e0 part enti\u00e8re. Cependant, cela n&#8217;a&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":112287,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Prurigo chronique","footnotes":""},"category":[],"tags":[13449,78076,65762,18582,78077],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-385017","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","tag-dupilumab-fr","tag-formation-continue-zdft","tag-nemolizumab-fr","tag-prurigo-chronique","tag-therapie-antipruritique","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-29 05:10:53","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":385013,"slug":"la-terapia-antipruriginosa-allevia-le-sofferenze","post_title":"La terapia antipruriginosa allevia le sofferenze","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-terapia-antipruriginosa-allevia-le-sofferenze\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":385008,"slug":"a-terapia-antipruriginosa-alivia-o-sofrimento","post_title":"A terapia antipruriginosa alivia o sofrimento","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-terapia-antipruriginosa-alivia-o-sofrimento\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":385004,"slug":"la-terapia-antipruriginosa-alivia-el-sufrimiento","post_title":"La terapia antipruriginosa alivia el sufrimiento","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-terapia-antipruriginosa-alivia-el-sufrimiento\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/385017","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=385017"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/385017\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":388018,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/385017\/revisions\/388018"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/112287"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=385017"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=385017"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=385017"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=385017"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}