{"id":385124,"date":"2024-10-23T00:01:00","date_gmt":"2024-10-22T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=385124"},"modified":"2024-09-02T10:30:02","modified_gmt":"2024-09-02T08:30:02","slug":"infection-a-s-aureus-dans-la-ma-pediatrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/infection-a-s-aureus-dans-la-ma-pediatrique\/","title":{"rendered":"Infection \u00e0 S. aureus dans la MA p\u00e9diatrique"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le microbiome cutan\u00e9 des patients atteints de dermatite atopique (DA) pr\u00e9sente une diversit\u00e9 bact\u00e9rienne r\u00e9duite.\nL&#8217;agent pathog\u00e8ne <em>Staphylococcus aureus (S. aureus)<\/em> est souvent dominant.\nCette bact\u00e9rie gram-positif renforce les processus inflammatoires et est associ\u00e9e aux pouss\u00e9es aigu\u00ebs de la MA.\nUne \u00e9tude de Clowry et al. publi\u00e9e en 2024 dans <em>JCI Insight<\/em>.\noffre un aper\u00e7u des signatures immunitaires syst\u00e9miques et cutan\u00e9es associ\u00e9es \u00e0 la MA p\u00e9diatrique <em>infect\u00e9e par S. aureus<\/em>.    <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour l&#8217;\u00e9tude de Clowry et al.\n93 patients AD \u00e2g\u00e9s de 0 \u00e0 16 ans ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s [6].\nParmi eux, 12 pr\u00e9sentaient une <em>infection cutan\u00e9e \u00e0 S. aureus<\/em>confirm\u00e9e par des crit\u00e8res cliniques (&#8220;ADS.aureus&#8221;) [7].\nLes crit\u00e8res cliniques comprenaient des suintements, des pustules, des abc\u00e8s et\/ou des cro\u00fbtes, ainsi que des r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9couvillonnage bact\u00e9rien positifs.\nLes 46 autres patients atteints de DA ne remplissaient pas les crit\u00e8res cliniques pour le diagnostic d&#8217;une <em>infection cutan\u00e9e \u00e0 S. aureus<\/em>(groupe de contr\u00f4le DA).\nLe groupe de contr\u00f4le \u00e0 la peau saine comprenait 35 participants qui ne pr\u00e9sentaient pas d&#8217;<em>infection cutan\u00e9e<\/em>active <em>\u00e0 S. aureus<\/em>ni d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;atopie.       <\/p>\n\n<h3 id=\"linfection-cutanee-a-s-aureusetait-associee-a-une-severite-accrue-de-la-ma\" class=\"wp-block-heading\"><em>L&#8217;infection cutan\u00e9e \u00e0 S. aureus<\/em>\u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 accrue de la MA<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des profils immunologiques syst\u00e9miques ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis pour les 93 patients, ainsi que des profils immunologiques locaux de la peau pour un sous-groupe (n=69) [6].\nCe sous-groupe comprenait 9 patients &#8220;ADS.aureus&#8221;, 32 patients du groupe de contr\u00f4le AD et 28 t\u00e9moins \u00e0 la peau saine.\n&#8220;Les patients atteints d&#8217;ADS.aureus pr\u00e9sentaient une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e de la MA (score EASI moyen de 29,4-32 contre 14,8-15) par rapport au groupe t\u00e9moin de la MA.\nEn outre, un plus grand nombre de patients du groupe &#8220;ADS.aureus&#8221; pr\u00e9sentaient un niveau \u00e9lev\u00e9 de <em>colonisation par S. aureus<\/em>, tant au niveau de la peau l\u00e9sionnelle (67% et 37% respectivement) que de la peau non l\u00e9sionnelle (30% et 5% respectivement).\nTous les patients du groupe &#8220;ADS.aureus&#8221; pr\u00e9sentaient des niveaux mod\u00e9r\u00e9s ou \u00e9lev\u00e9s de<em> S. aureus<\/em> sur la peau l\u00e9sionnelle, 60% avaient une colonisation de la peau non l\u00e9sionnelle et 66% une colonisation nasale.\nEn revanche, le groupe de contr\u00f4le AD ne pr\u00e9sentait aucun signe clinique d&#8217;<em>infection \u00e0 S. aureus<\/em>.\nChez 51% de ces patients, <em>S. aureus<\/em> a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 sur la peau l\u00e9sionnelle de la MA, chez 30% sur la peau non l\u00e9sionnelle de la MA et 48% avaient une colonisation nasale.\nLes patients &#8220;ADS.aureus&#8221; \u00e9taient moins susceptibles de prendre des traitements syst\u00e9miques immunomodulateurs (8-11% contre 41-46% dans le groupe t\u00e9moin AD).       <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background has-fixed-layout\" style=\"background-color:#0792e333\"><tbody><tr><td>La recherche sur le microbiome ajoute un niveau important \u00e0 la connaissance des processus pathog\u00e9niques de la DA.\nComme on le sait maintenant, le microbiote cutan\u00e9 peut influencer et moduler les r\u00e9actions immunitaires dans la peau, et <em>S. aureus<\/em> semble jouer un r\u00f4le essentiel [1].\nAlors que <em>S. aureus<\/em> n&#8217;est d\u00e9tect\u00e9 sur une peau saine que dans &lt;5% de tous les pr\u00e9l\u00e8vements, il est pr\u00e9sent dans &gt;90% des cas chez les enfants atteints de la MA [2].\nLa fonction de barri\u00e8re de la peau, d\u00e9j\u00e0 affaiblie dans la DA, peut \u00eatre encore plus affect\u00e9e par <em>S. aureus <\/em>, car la bact\u00e9rie poss\u00e8de des prot\u00e9ases qui r\u00e9duisent encore l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 de la barri\u00e8re [3].\nEn effet, l&#8217;activit\u00e9 des prot\u00e9ases lui permet de p\u00e9n\u00e9trer dans l&#8217;\u00e9piderme, ce qui entra\u00eene une stimulation des cytokines Th2, de sorte que <em>S. aureus<\/em> peut \u00eatre trouv\u00e9 non seulement dans l&#8217;\u00e9piderme, mais \u00e9galement dans le derme des l\u00e9sions de la DA [4].\nDe plus, <em>S. aureus<\/em> exprime une toxine \u03b1 &#8211; une prot\u00e9ine porog\u00e8ne qui endommage la membrane cellulaire des k\u00e9ratinocytes [5].       <\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"profils-immunologiques-des-ads-aureus-vs-groupe-temoin-ad\" class=\"wp-block-heading\">Profils immunologiques des &#8220;ADS.aureus&#8221; vs. groupe t\u00e9moin AD ?<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;analyse initiale s&#8217;est concentr\u00e9e sur l&#8217;ensemble des r\u00e9ponses des cellules T m\u00e9moires sp\u00e9cifiques de l&#8217;antig\u00e8ne &#8220;ADS.aureus&#8221; [6].\nLe &#8220;homing&#8221; cutan\u00e9 s\u00e9lectif des lymphocytes T m\u00e9moires et effecteurs est un processus immunologique important dans la physiopathologie de la MA.\nL&#8217;antig\u00e8ne associ\u00e9 aux lymphocytes cutan\u00e9s (CLA) est un r\u00e9cepteur de &#8220;skin homing&#8221; qui d\u00e9finit un sous-groupe de cellules T m\u00e9moires circulantes Afin de mieux comprendre les r\u00e9actions des cellules T m\u00e9moires sp\u00e9cifiques de l&#8217;antig\u00e8ne &#8220;ADS.aureus&#8221; dirig\u00e9es vers la peau, le panel de coloration a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu pour inclure le CLA [8].    <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Caract\u00e9risation des lymphocytes T circulants et des r\u00e9ponses des lymphocytes T <em>sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;antig\u00e8ne S. aureus<\/em>en relation avec les pouss\u00e9es <em>infect\u00e9es par S. aureus<\/em>: <\/strong>Afin de d\u00e9terminer si les diff\u00e9rents ph\u00e9notypes de lymphocytes T circulants et les <strong>r\u00e9ponses <\/strong> <em>des<\/em><strong>lymphocytes <\/strong>T <strong> <em>sp\u00e9cifiques \u00e0 S. aureus<\/em> <\/strong>sont diff\u00e9rents, les <em>chercheurs de l&#8217;\u00e9tude &#8220;ADS&#8221; ont<\/em><strong>analys\u00e9 les r\u00e9ponses des <\/strong>lymphocytes T circulants <em>.<\/em> <em>aureus<\/em>&#8220;, le groupe t\u00e9moin AD et les t\u00e9moins \u00e0 la peau saine, des cellules mononucl\u00e9aires du sang p\u00e9riph\u00e9rique (PBMC) ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9es sur les 93 patients recrut\u00e9s [6].\nLes populations de leucocytes circulants ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es afin d&#8217;\u00e9valuer la proportion de certains sous-ensembles de cellules T par coloration cytom\u00e9trique de flux.\nPour \u00e9valuer les r\u00e9ponses syst\u00e9miques<em> sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;antig\u00e8ne S. aureus<\/em>, l&#8217;ensemble des PMBC a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 avec de l&#8217;ester succinimidylique de carboxyfluoresc\u00e9ine (CFSE) et cultiv\u00e9 in vitro en pr\u00e9sence de <em>S. aureus<\/em> (souche AD08) inactiv\u00e9 par la chaleur.\nLes cellules stimul\u00e9es uniquement par le milieu ou par l&#8217;ent\u00e9rotoxine staphylococcique A (SEA) constituaient respectivement des t\u00e9moins n\u00e9gatifs et positifs.\nAu jour 8, les cellules ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es et color\u00e9es avec une s\u00e9rie d&#8217;anticorps conjugu\u00e9s au fluorochrome contre des marqueurs de surface et intracellulaires <strong>(tableau 1).<\/strong> Le tri cellulaire activ\u00e9 par fluorescence (FACS) a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour identifier les sous-ensembles de cellules T sp\u00e9cifi\u00e9s.      <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/tab1_DP4_s26.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1465\" height=\"1186\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/tab1_DP4_s26.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-384901\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/tab1_DP4_s26.png 1465w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/tab1_DP4_s26-800x648.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/tab1_DP4_s26-1160x939.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/tab1_DP4_s26-1120x907.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1465px) 100vw, 1465px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les proportions des sous-groupes de lymphocytes T syst\u00e9miques circulants et des sous-ensembles de lymphocytes T m\u00e9moires <em>sp\u00e9cifiques de l&#8217;antig\u00e8ne S. aureus<\/em>identifi\u00e9s dans les trois groupes ont \u00e9t\u00e9 introduites dans un mod\u00e8le bay\u00e9sien multinomial.  <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>R\u00e9sultats de l&#8217;analyse :<\/strong> La caract\u00e9ristique la plus susceptible de distinguer les &#8220;ADS.aureus&#8221; des t\u00e9moins AD \u00e9tait les cellules T m\u00e9moires productrices d&#8217;IL-10, avec une probabilit\u00e9 moyenne de plus de 80%, suivies des cellules Th1 circulantes avec une probabilit\u00e9 moyenne de 75% et des cellules V\u03b42+ circulantes avec une probabilit\u00e9 moyenne de 63%.\nLes autres caract\u00e9ristiques distinctives \u00e9taient les cellules circulantes CD8+, CD4+, V\u03b41+ et Th2, ainsi que les cellules m\u00e9moires ex-Th17 (un sous-groupe fonctionnellement diff\u00e9rent de cellules Th17 qui ne produisent plus d&#8217;IL-17, mais de l&#8217;IFN-\u03b3), dont la probabilit\u00e9 moyenne de distinction \u00e9tait comprise entre 50% et 60%.   <\/li>\n\n\n\n<li>Afin de d\u00e9terminer le caract\u00e8re directionnel des caract\u00e9ristiques les plus susceptibles d&#8217;\u00eatre associ\u00e9es au TDA (&gt;50%), des trac\u00e9s circulaires ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour comparer les niveaux des huit variables les plus importantes chez le TDA par rapport aux t\u00e9moins AD.\nLes IL-10+ m\u00e9morielles et les cellules Th1 circulantes \u00e9taient supprim\u00e9es dans le groupe ADS.aureus par rapport au groupe t\u00e9moin AD, tandis que les cellules V\u03b42+ circulantes \u00e9taient augment\u00e9es dans le groupe ADS.aureus par rapport au groupe t\u00e9moin AD.\nEn outre, les cellules m\u00e9moires circulantes CD8+, CD4+ et ex-Th17 \u00e9taient \u00e9galement supprim\u00e9es chez l&#8217;ADS.aureus, tandis que les cellules Th2 et V\u03b41+ circulantes \u00e9taient augment\u00e9es.  <\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Caract\u00e9risation des r\u00e9ponses des cellules T sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;antig\u00e8ne de <em>S. aureus<\/em> dans la peau et des marqueurs locaux d&#8217;inflammation en relation avec les &#8220;flares&#8221; <em>infect\u00e9s par S. aureus<\/em>: <\/strong>En ajoutant l&#8217;ALC au panel de coloration, les cellules T \u00e0 m\u00e9moire <em>sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;antig\u00e8ne de S. aureus<\/em>ont pu \u00eatre identifi\u00e9es dans la peau [8].\nCLA est une mol\u00e9cule d&#8217;adh\u00e9sion sp\u00e9cifique \u00e0 la peau et repr\u00e9sente une modification post-traductionnelle du ligand 1 de la s\u00e9lectine P (PSGL-1) [9].\nL&#8217;\u00e9pitope CLA se lie sp\u00e9cifiquement \u00e0 la s\u00e9lectine E sur l&#8217;endoth\u00e9lium des veinules post-capillaires et permet la migration s\u00e9lective des lymphocytes T de la circulation p\u00e9riph\u00e9rique vers le derme [10].    <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background has-fixed-layout\" style=\"background-color:#0792e333\"><tbody><tr><td><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>Dans la cohorte \u00e9tudi\u00e9e par Clowry et al.\nDans la cohorte p\u00e9diatrique de la MA, <em>l&#8217;infection cutan\u00e9e \u00e0 S. aureus<\/em>\u00e9tait le plus fortement associ\u00e9e \u00e0 une augmentation des chimiokines cutan\u00e9es IP10 et TARC, qui dirigent pr\u00e9f\u00e9rentiellement les cellules Th1 et Th2 vers la peau [6].\nLes cellules T <sup> CD4+<\/sup> et <sup> CD8+<\/sup> syst\u00e9miques, \u00e0 l&#8217;exception des cellules Th2, ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9es lors d&#8217;une <em>infection cutan\u00e9e \u00e0 S. aureus<\/em>, en particulier les cellules Th1 circulantes, les cellules T m\u00e9moires <sup> IL-10+<\/sup> et les cellules m\u00e9moires Th17 r\u00e9sidant dans la peau.\nEn outre, une expansion syst\u00e9mique des cellules T \u03b3\u03b4 a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les patients atteints d&#8217;une <em>infection cutan\u00e9e \u00e0 S. aureus<\/em>.     <\/td><\/tr><tr><td>L&#8217;augmentation \u00e0 la fois des cellules Th2 circulantes dans l&#8217;analyse du syst\u00e8me pur et de la r\u00e9ponse m\u00e9moire <sup> IL-4+IL-13+<\/sup> (Th2) <em>sp\u00e9cifique de l&#8217;antig\u00e8ne S. aureus<\/em>dans l&#8217;analyse combin\u00e9e refl\u00e8te la signature Th2 caract\u00e9ristique de la MA [12] et renforc\u00e9e par <em>S. aureus <\/em> [13,14].  <\/td><\/tr><tr><td>La r\u00e9ponse m\u00e9moire Th2 <em>sp\u00e9cifique de l&#8217;antig\u00e8ne<\/em>CLA-IL-4+IL-13+ <em>S. aureus<\/em>avait une plus grande probabilit\u00e9 d&#8217;association avec &#8220;ADS.aureus&#8221;.\nCela pourrait \u00eatre d\u00fb au &#8220;homing&#8221; par la population <sup> CLA+IL-4+IL-13+<\/sup>.\nIl est int\u00e9ressant de noter que seuls les lymphocytes T doubles producteurs d&#8217;IL-4 et d&#8217;IL-13 \u00e9taient constamment plus \u00e9lev\u00e9s chez le &#8220;ADS.aureus&#8221; par rapport au contr\u00f4le de la MA.  <\/td><\/tr><tr><td>Les r\u00e9sultats de ce travail indiquent que l&#8217;augmentation des sous-ensembles protecteurs de cellules T est une strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique potentielle pour r\u00e9duire la <em>dominance de S. aureus<\/em>dans la MA.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des profils de cytokines de bandes de stratum corneum non l\u00e9sionnelles ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis pour identifier les r\u00e9actions inflammatoires locales dans la peau [11].\nDes profils de cytokines cutan\u00e9es associ\u00e9s \u00e0 <em>des r\u00e9actions antig\u00e9niques de S. aureus<\/em>sp\u00e9cifiques \u00e0 la peau \u00e9taient disponibles pour un sous-groupe de 69 patients et ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s avec les profils de cellules T circulantes syst\u00e9miques associ\u00e9s pour ces patients en utilisant le mod\u00e8le multinomial bay\u00e9sien.   <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>R\u00e9sultats d&#8217;analyse :<\/strong> Comme pr\u00e9c\u00e9demment, les r\u00e9sultats ont identifi\u00e9 \u00e0 la fois des r\u00e9actions immunitaires syst\u00e9miques et cutan\u00e9es m\u00e9di\u00e9es par les cellules T, qui ont permis de distinguer avec le plus haut degr\u00e9 de discrimination les &#8220;ADS.aureus&#8221;, les t\u00e9moins AD et les t\u00e9moins \u00e0 la peau saine.\nL&#8217;ajout de r\u00e9actions cutan\u00e9es syst\u00e9miques et de marqueurs de r\u00e9ponse inflammatoire cutan\u00e9e a fait passer de 8 \u00e0 30 le nombre de caract\u00e9ristiques qui distinguent avec une probabilit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 50% les ADS.aureus, les t\u00e9moins AD et les t\u00e9moins sains. Cela indique que l&#8217;ajout de ces caract\u00e9ristiques suppl\u00e9mentaires permet de mieux comprendre les profils immunitaires locaux associ\u00e9s aux ADS.aureus.   <\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :  <\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Lee HJ, Kim M : Fonction de la barri\u00e8re cutan\u00e9e et le microbiome.\nInt J Mol Sci 2022 Oct 28 ; 23(21) : 13071.\ndoi : 10.3390\/ijms232113071.  <\/li>\n\n\n\n<li>Sch\u00f6fer H, et al. : S2k + IDA Leitlinie : Diagnostik und Therapie Staphylococcus aureusbedingte Infektionen der Haut und Schleimh\u00e4ute. 2011. <a href=\"https:\/\/dgpi.de\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/013-038l_S2k_%0AStaphyococcus_aureus_2011-09.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/dgpi.de\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/013-038l_S2k_<br\/>Staphyococcus_aureus_2011-09.pdf<\/a>, (derni\u00e8re consultation 02.08.2024).  <\/li>\n\n\n\n<li>F\u00f6lster-Holst R : Le r\u00f4le du microbiome cutan\u00e9 dans la dermatite atopique &#8211; liens et cons\u00e9quences. JDDG 2022 ; 20(5) : 571-578.<\/li>\n\n\n\n<li>Nakatsuji T, et al : Staphylococcus aureus exploite les d\u00e9fauts de la barri\u00e8re \u00e9pidermique dans la dermatite atopique pour d\u00e9clencher l&#8217;expression de cytokines. J Invest Dermatol 2016 ; 136 : 2192-2200.<\/li>\n\n\n\n<li>Brauweiler AM, Goleva E, Leung DYM : Th2 cytokines increase Staphylococcus aureus alpha toxin-induced keratinocyte death through the signal transducer and activator of transcription 6 (STAT6).\nJ Invest Dermatol 2014 ; 134 : 2114-2121.   <\/li>\n\n\n\n<li>6. Clowry J, et al : Distinct T cell signatures are associated with Staphylococcus aureus skin infection in pediatric atopic dermatitis. JCI Insight 2024 avr 11 ; 9(9) : e178789.  <\/li>\n\n\n\n<li>Alexander H, et al : The role of bacterial skin infections in atopic dermatitis : expert statement and review from the International Eczema Council Skin Infection Group. Br J Dermatol 2020 ; 182(6) : 1331-1342.  <\/li>\n\n\n\n<li>de Jes\u00fas-Gil C, et al : The translational relevance of human circulating memory cutaneous lymphocyte-associated antigen positive T cells in inflammatory skin disorders. Front Immunol. 2021 ; 12 : 652613. doi : 10.3389\/fimmu.2021.652613.<\/li>\n\n\n\n<li>Fuhlbrigge RC, et al : L&#8217;antig\u00e8ne lymphocytaire cutan\u00e9 est une forme sp\u00e9cialis\u00e9e de PSGL-1 exprim\u00e9e sur les cellules T de la peau. Nature 1997 ; 389(6654) : 978-981.<\/li>\n\n\n\n<li>Czarnowicki T, et al.\nCellules T CLA+ circulantes dans la dermatite atopique et leur r\u00f4le possible en tant que biomarqueurs p\u00e9riph\u00e9riques.\nAllergy 2017 ; 72(3) : 366-372.  <\/li>\n\n\n\n<li>Andersson AM, et al : Assessment of biomarkers in pediatric atopic dermatitis by tape strips and skin biopsies. Allergy 2022;77(5):1499-1509.<\/li>\n\n\n\n<li>Czarnowicki T, et al : Atopic dermatitis endotypes and implications for targeted therapeutics. JACI 2019 ; 143(1) : 1-11.<\/li>\n\n\n\n<li>Karauzum H, Datta SK : Immunit\u00e9 adaptative contre le staphylocoque dor\u00e9.\nCurr Top Microbiol Immunol 2017 ; 409 : 419-439. <\/li>\n\n\n\n<li>Geoghegan JA, et al : Staphylococcus aureus et la dermatite atopique : une relation complexe et \u00e9volutive. Trends Microbiol 2018 ; 26(6) : 484-497.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2024 ; 34(4) : 26-27<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le microbiome cutan\u00e9 des patients atteints de dermatite atopique (DA) pr\u00e9sente une diversit\u00e9 bact\u00e9rienne r\u00e9duite. L&#8217;agent pathog\u00e8ne Staphylococcus aureus (S. aureus) est souvent dominant. 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