{"id":386648,"date":"2024-10-29T14:00:00","date_gmt":"2024-10-29T13:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=386648"},"modified":"2024-09-19T10:23:07","modified_gmt":"2024-09-19T08:23:07","slug":"syndrome-de-crigler-najjar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/syndrome-de-crigler-najjar\/","title":{"rendered":"Syndrome de Crigler-Najjar"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Ce syndrome, d\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois en 1952 par deux m\u00e9decins, le Dr John Crigler et le Dr Victor Najjar, est caract\u00e9ris\u00e9 par un trouble cong\u00e9nital du m\u00e9tabolisme de la bilirubine.\nLes options th\u00e9rapeutiques existantes visent \u00e0 r\u00e9duire la quantit\u00e9 de bilirubine non conjugu\u00e9e dans le sang.\nCependant, cela n\u00e9cessite parfois des proc\u00e9dures relativement lourdes.\nLes alternatives sont la transplantation h\u00e9patique ou \u00e9ventuellement la transplantation d&#8217;h\u00e9patocytes.\nMais il y a de la lumi\u00e8re \u00e0 l&#8217;horizon : dans un essai clinique, une th\u00e9rapie g\u00e9nique a donn\u00e9 des r\u00e9sultats prometteurs.      <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>La bilirubine est un produit de d\u00e9gradation du pigment rouge du sang, l&#8217;h\u00e9moglobine, et se forme lors de la d\u00e9composition des globules rouges.\nNormalement, l&#8217;enzyme UGT1A1 (UDP-glucuronosyltransf\u00e9rase 1 polypeptide A1) catalyse dans le r\u00e9ticulum endoplasmique lisse du foie la formation de diglucuronide de bilirubine hydrosoluble, qui est ensuite excr\u00e9t\u00e9e dans l&#8217;intestin par les voies biliaires [1\u20133].\nCependant, les personnes atteintes du syndrome de Crigler-Najjar manquent de cette enzyme, de sorte que la bilirubine s&#8217;accumule dans l&#8217;organisme et entra\u00eene, en l&#8217;absence de traitement, des dommages neurologiques importants, voire la mort [1].\nDans le syndrome de Crigler-Najjar de type 1, l&#8217;enzyme UGT est totalement inactive et dans le type 2, elle est fortement r\u00e9duite [4].\nLes deux formes sont dues \u00e0 des d\u00e9fauts g\u00e9n\u00e9tiques dans le g\u00e8ne UGT1A1 sur le chromosome 2.\nEn raison de la nature g\u00e9n\u00e9tique de la maladie, les deux parents doivent \u00eatre porteurs de la mutation pour que leur enfant soit atteint [2].\nOn estime que moins d&#8217;un nouveau-n\u00e9 sur un million dans le monde est atteint du syndrome de Crigler-Najjar.        <\/p>\n\n<h3 id=\"apparence-clinique\" class=\"wp-block-heading\">Apparence clinique  <\/h3>\n\n<p>Le syndrome de Crigler-Najjar de type 1 se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement imm\u00e9diatement apr\u00e8s la naissance par une hyperbilirubin\u00e9mie excessive qui, si elle n&#8217;est pas trait\u00e9e, entra\u00eene r\u00e9guli\u00e8rement un ict\u00e8re nucl\u00e9aire avec de graves l\u00e9sions neurologiques.\nPar cons\u00e9quent, les patients atteints meurent souvent dans la petite enfance s&#8217;ils ne sont pas trait\u00e9s.\nLes nouveau-n\u00e9s sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables aux dommages neurologiques caus\u00e9s par l&#8217;hyperbilirubin\u00e9mie, car le foie en d\u00e9veloppement est fortement sollicit\u00e9 par la d\u00e9gradation de l&#8217;h\u00e9moglobine f\u0153tale au cours des premiers jours de vie et la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique n&#8217;est pas encore tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9e [11].\nDes taux de bilirubine s\u00e9rique l\u00e9g\u00e8rement \u00e9lev\u00e9s et un ict\u00e8re ne sont pas inhabituels chez les nouveau-n\u00e9s, mais les taux de bilirubine doivent \u00eatre surveill\u00e9s attentivement si une augmentation se dessine.     <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/abb1_HP9_s44.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"760\" height=\"867\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/abb1_HP9_s44.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-386429\" style=\"width:400px\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Le syndrome de Crigler-Najjar de type 2 est moins grave que le type 1. Dans ce cas, l&#8217;ict\u00e8re nucl\u00e9aire est rare, mais les sympt\u00f4mes g\u00eanants, tels que la coloration jaune de la peau et le prurit \u00e9tendu, peuvent fortement alt\u00e9rer la qualit\u00e9 de vie [4].\nChez certaines personnes, le diagnostic n&#8217;est pos\u00e9 qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte, comme dans le cas r\u00e9sum\u00e9 dans l&#8217;<strong>encadr\u00e9<\/strong> [5].\nL&#8217;ict\u00e8re nucl\u00e9aire est rare dans le type 2, mais il peut survenir notamment lorsque la personne concern\u00e9e est malade, ne mange pas ou est sous anesth\u00e9sie [2].\nL&#8217;\u00e9valuation clinique, les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux ainsi que les tests g\u00e9n\u00e9tiques et de laboratoire permettent de confirmer si un ict\u00e8re s\u00e9v\u00e8re survenant dans les jours suivant la naissance pourrait \u00eatre un syndrome de Crigler-Najjar.\nUn r\u00e9sultat classique serait par exemple un taux \u00e9lev\u00e9 de bilirubine non conjugu\u00e9e dans le sang ou un d\u00e9ficit de bilirubine conjugu\u00e9e dans la bile.\nLes tests g\u00e9n\u00e9tiques permettant d&#8217;identifier les mutations du g\u00e8ne UGT1A1 peuvent confirmer le diagnostic [2].       <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background has-fixed-layout\" style=\"background-color:#0792e342\"><tbody><tr><td><strong>Rapport de cas : diagnostic de SNC de type 2 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte <\/strong><br\/>Un jeune homme de 21 ans a \u00e9t\u00e9 afflig\u00e9 d&#8217;\u00e9pisodes r\u00e9currents de jaunisse depuis sa plus tendre enfance.\nAu cours des 6 derniers mois, il a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement pr\u00e9occup\u00e9 par la persistance de la jaunisse, qui s&#8217;accompagnait de vomissements occasionnels.   <\/td><\/tr><tr><td><strong>Ant\u00e9c\u00e9dents :<\/strong> sa naissance s&#8217;\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9e sans complications, sans ict\u00e8re n\u00e9onatal ni besoin de transfusion sanguine.\nIl a atteint les niveaux de d\u00e9veloppement attendus pour son \u00e2ge et il n&#8217;y avait pas lieu de s&#8217;inqui\u00e9ter.\nA l&#8217;\u00e2ge de 5 ans, ses parents ont remarqu\u00e9 pour la premi\u00e8re fois une \u00e9trange coloration jaun\u00e2tre de ses yeux, qui n&#8217;\u00e9tait accompagn\u00e9e ni de fi\u00e8vre, ni de d\u00e9mangeaisons, ni de douleurs abdominales, ni de selles de couleur argile, mais l&#8217;urine \u00e9tait tr\u00e8s color\u00e9e.\nLe patient a alors \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 diff\u00e9rents traitements alternatifs et compl\u00e9mentaires.\nMalheureusement, aucune de ces mesures n&#8217;a permis de gu\u00e9rir compl\u00e8tement son affection.\nD&#8217;apr\u00e8s les souvenirs des parents du patient, le taux de bilirubine s\u00e9rique le plus \u00e9lev\u00e9 jamais enregistr\u00e9 \u00e9tait de 12 mg\/dL.       <\/td><\/tr><tr><td><strong>\u00c9valuations diagnostiques actuelles :<\/strong> L&#8217;examen actuel a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un ict\u00e8re sans organom\u00e9galie.\nD&#8217;autres examens cliniques ont \u00e9galement donn\u00e9 des r\u00e9sultats normaux et n&#8217;ont pas fourni d&#8217;explication imm\u00e9diate \u00e0 son ict\u00e8re persistant.\nLes examens de routine ont toutefois r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une hyperbilirubin\u00e9mie indirecte associ\u00e9e \u00e0 des taux d&#8217;enzymes h\u00e9patiques normaux.\nL&#8217;\u00e9chographie de l&#8217;abdomen n&#8217;a rien r\u00e9v\u00e9l\u00e9.\nUn bilan h\u00e9molytique complet a alors \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9, mais tous les tests se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s n\u00e9gatifs.\nEn raison du d\u00e9but de la maladie, de son \u00e9volution et de la pr\u00e9sence d&#8217;une hyperbilirubin\u00e9mie non conjugu\u00e9e, le diagnostic pr\u00e9liminaire d&#8217;une hyperbilirubin\u00e9mie non conjugu\u00e9e non h\u00e9molytique a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli.\nAvec la suspicion d&#8217;un syndrome de bilirubin\u00e9mie indirecte cong\u00e9nitale, une analyse des mutations de l&#8217;UGT1A1 a \u00e9t\u00e9 entam\u00e9e et s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e positive, indiquant la pr\u00e9sence d&#8217;un d\u00e9ficit partiel en enzymes.\nCela a conduit au diagnostic d\u00e9finitif du syndrome de Crigler-Najjar de type 2.         <\/td><\/tr><tr><td><strong>Traitement : <\/strong>afin de ma\u00eetriser les sympt\u00f4mes du patient et d&#8217;am\u00e9liorer sa qualit\u00e9 de vie, il a re\u00e7u du ph\u00e9nobarbital par voie orale \u00e0 une dose de 5 mg\/kg.\nDe mani\u00e8re remarquable, une r\u00e9duction significative des taux de bilirubine s\u00e9rique du patient a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans les deux semaines suivant le d\u00e9but du traitement.\nLe traitement s&#8217;est donc r\u00e9v\u00e9l\u00e9 efficace.    <\/td><\/tr><tr><td><em>d&#8217;apr\u00e8s [5] <\/em><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"options-therapeutiques-actuelles\" class=\"wp-block-heading\">Options th\u00e9rapeutiques actuelles  <\/h3>\n\n<p>L&#8217;objectif principal du traitement des patients atteints du syndrome de Crigler-Najjar est de r\u00e9duire la quantit\u00e9 de bilirubine non conjugu\u00e9e dans le sang de la mani\u00e8re la plus rapide et la plus coh\u00e9rente possible.\nCeci est recommand\u00e9 pour le syndrome de Crigler-Najjar de type 1 (CNS\nI) et de type 2 (CNS\nII) de diff\u00e9rentes mani\u00e8res [2].     <\/p>\n\n<p>Le traitement conservateur du SNC I s&#8217;appuie sur trois piliers [4] :  <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>phototh\u00e9rapie quotidienne syst\u00e9matique \u00e0 la lumi\u00e8re bleue (qui rend la bilirubine soluble dans l&#8217;eau)<\/li>\n\n\n\n<li>administration de tinprotoporphyrine, un inhibiteur de l&#8217;h\u00e9moxyg\u00e9nase (att\u00e9nue les augmentations de la bilirubine)<\/li>\n\n\n\n<li>Administration de carbonate de calcium et de phosphate de calcium (augmente la s\u00e9cr\u00e9tion de bilirubine non conjugu\u00e9e dans l&#8217;intestin)<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Ce traitement permet de prolonger l&#8217;esp\u00e9rance de vie et de retarder l&#8217;apparition de complications neurologiques.\nUne autre option th\u00e9rapeutique, la transplantation h\u00e9patique, doit \u00eatre envisag\u00e9e le plus t\u00f4t possible.\nLa transplantation allog\u00e9nique d&#8217;h\u00e9patocytes est en phase exp\u00e9rimentale.  <\/p>\n\n<p>Le traitement du SNC II consiste en une administration quotidienne de ph\u00e9nobarbital [4].\nLa rifampicine est une alternative possible.\nL&#8217;induction de l&#8217;activit\u00e9 enzymatique permet de r\u00e9duire la concentration de bilirubine dans le plasma \u00e0 des niveaux inoffensifs.  <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background has-fixed-layout\" style=\"background-color:#0792e342\"><tbody><tr><td><strong>\u00c9tude de th\u00e9rapie g\u00e9nique : opportunit\u00e9s et risques <\/strong><br\/>D&#8217;Antiga et al.\nont \u00e9tudi\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 et l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;une seule perfusion intraveineuse d&#8217;un vecteur AAV codant pour UGT1A1 chez 5 patients atteints du syndrome de Crigler-Najjar [6,7].   <\/td><\/tr><tr><td>Trois des personnes trait\u00e9es avec une dose plus \u00e9lev\u00e9e ont vu leur taux de bilirubine passer sous la barre des 30 \u00b5mol par litre (17,5 mg\/dl), ce qui a permis d&#8217;arr\u00eater la phototh\u00e9rapie pour les 18 mois de suivi suivants [7].\nCependant, une normalisation compl\u00e8te du taux de bilirubine n&#8217;a \u00e9t\u00e9 atteinte dans aucun cas.   <\/td><\/tr><tr><td>Selon Di Dato et al.\nla dur\u00e9e de l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;une seule perfusion du vecteur AAV n&#8217;est pas encore claire [6,8].\nEn outre, il a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 que chez les patients h\u00e9mophiles, la th\u00e9rapie g\u00e9nique peut entra\u00eener le d\u00e9veloppement d&#8217;anticorps neutralisants AAV persistants, \u00e0 haut titre et \u00e0 r\u00e9action crois\u00e9e, ce qui pourrait exclure la possibilit\u00e9 d&#8217;autres administrations de vecteurs [9].\nDe plus, en cas de perfusions multiples de vecteurs AAV, il y aurait \u00e9ventuellement un risque de g\u00e9notoxicit\u00e9 [10].   <\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"la-therapie-genique-une-methode-de-traitement-alternative-potentielle\" class=\"wp-block-heading\">La th\u00e9rapie g\u00e9nique, une m\u00e9thode de traitement alternative potentielle<\/h3>\n\n<p>L&#8217;utilisation de vecteurs AAV (Adeno-Associated Virus), par exemple, a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e par la Food and Drug Administration (FDA) des \u00c9tats-Unis dans le cadre de la th\u00e9rapie de remplacement g\u00e9n\u00e9tique pour les patients atteints d&#8217;amyotrophie spinale et de c\u00e9cit\u00e9 cong\u00e9nitale.\nLes premiers r\u00e9sultats d&#8217;un essai clinique sur le syndrome de Crigler-Najjar indiquent qu&#8217;une th\u00e9rapie g\u00e9nique bas\u00e9e sur l&#8217;AAV pourrait servir d&#8217;alternative potentielle au traitement de cette maladie potentiellement mortelle [1,7].\nLe traitement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 mis au point par les chercheurs de G\u00e9n\u00e9thon**.\nIl consiste \u00e0 fournir aux cellules h\u00e9patiques une copie du g\u00e8ne UGT1A1, qui code pour une enzyme cens\u00e9e faciliter l&#8217;\u00e9limination de la bilirubine.\nLes premi\u00e8res observations faites dans le cadre de l&#8217;\u00e9tude CureCN (&#8220;Adeno-Associated Virus Vector-Mediated Liver Gene Therapy for Crigler-Najjar Syndrome&#8221;) indiquent que la th\u00e9rapie g\u00e9nique pourrait constituer un traitement alternatif potentiel.\n&#8220;Nous sommes tr\u00e8s enthousiastes quant aux r\u00e9sultats obtenus jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent dans le cadre de cet essai de th\u00e9rapie g\u00e9nique [Adeno-assoziiertes Virus] m\u00e9di\u00e9e par l&#8217;AAV pour le traitement du syndrome de Crigler-Najjar&#8221;, a not\u00e9 le Dr D&#8217;Antiga [1].\n&#8220;Le traitement, \u00e0 une dose appropri\u00e9e, s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 s\u00fbr et capable d&#8217;agir sur la maladie dans une mesure telle que la premi\u00e8re patiente a pu suspendre sa phototh\u00e9rapie quotidienne, \u00e9liminant ainsi le risque de dommages neurologiques. Le degr\u00e9 d&#8217;am\u00e9lioration chez la deuxi\u00e8me patiente sugg\u00e8re qu&#8217;elle pourrait \u00e9galement \u00eatre en mesure d&#8217;arr\u00eater la phototh\u00e9rapie dans un avenir proche&#8221; [1].      <\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\">** G\u00e9n\u00e9thon fait partie du <em>Biotherapies Institute for Rare Diseases<\/em> (BIRD).<\/p>\n\n<p>Un article publi\u00e9 en 2024 par Di Dato et al.\n[6], la th\u00e9rapie g\u00e9nique est consid\u00e9r\u00e9e comme une alternative th\u00e9rapeutique potentielle prometteuse, mais les auteurs soulignent qu&#8217;il reste actuellement plusieurs questions en suspens concernant l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de cette approche th\u00e9rapeutique, qui font l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes en cours (encadr\u00e9). <\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>&#8220;Un essai clinique donne de l&#8217;espoir aux personnes souffrant d&#8217;une maladie g\u00e9n\u00e9tique rare du foie&#8221;, <a href=\"https:\/\/cordis.europa.eu\/article\/id\/430456-clinical-trial-gives-hope-to-sufferers-of-rare-genetic-liver-disease\/de\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/cordis.europa.eu\/article\/id\/430456-clinical-trial-gives-hope-to-sufferers-of-rare-genetic-liver-disease\/de,<\/a>(derni\u00e8re consultation 29\/08\/2024).<\/li>\n\n\n\n<li>&#8220;Syndrome de Crigler-Najjar&#8221;, <a href=\"https:\/\/liverfoundation.org\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/liverfoundation.org,<\/a>(derni\u00e8re consultation 29.08.2024).<\/li>\n\n\n\n<li>&#8220;Mutation de l&#8217;UDP glucuronyltransf\u00e9rase (UGT1A1*28)&#8221;,<a href=\"http:\/\/ww.labor-duesseldorf.de\/examination\/view\/udp-glukuronyltransferase-mutation-ugt1a128\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.labor-duesseldorf.de\/examination\/view\/udp-glukuronyltransferase-mutation-ugt1a128,<\/a>(derni\u00e8re consultation 29.08.2024).<\/li>\n\n\n\n<li>&#8220;Syndrome de Crigler-Najjar&#8221;, <a href=\"https:\/\/flexikon.doccheck.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/flexikon.doccheck.com,<\/a>(derni\u00e8re consultation 29.08.2024).<\/li>\n\n\n\n<li>Rijal D, et al : Un cas rare de syndrome de Crigler-Najjar type 2 : A case report and literature review. Clin Case Rep 2023 ; Nov 13 ; 11(11) : e8176.<\/li>\n\n\n\n<li>Di Dato F, D&#8217;Uonno G, Iorio R : Syndrome de Crigler-Najjar : regarder vers l&#8217;avenir ne nous fait pas oublier le pr\u00e9sent. Orphanet J Rare Dis. 2024 Mar 7 ; 19(1) : 102.<\/li>\n\n\n\n<li>D&#8217;Antiga L, et al. : Th\u00e9rapie g\u00e9nique chez les patients atteints du syndrome de Crigler-Najjar. NEJM 2023 ; 389(7) : 620-631.<\/li>\n\n\n\n<li>Aronson SJ, Ronzitti G, Bosma PJ : Quelles sont les prochaines \u00e9tapes de la th\u00e9rapie g\u00e9n\u00e9tique pour le syndrome de Crigler-Najjar ?\nExpert Opin Biol Ther 2023 ; 23(2) : 119-121. <\/li>\n\n\n\n<li>George LA, et al. : Long-term Follow-Up of the First in Human Intravascular Delivery of AAV for Gene Transfer : AAV2-hFIX16 for severe Hemophilia B. Mol Ther 2020 ; 28(9) : 2073-2082.<\/li>\n\n\n\n<li>Sabatino DE, et al : Evaluating the state of the science for adeno-associated virus integration : an integrated perspective. Mol Ther 2022 ; 30(8) : 2646-2663.<\/li>\n\n\n\n<li>Wikipedia : Kernicterus, <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.or\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/en.wikipedia.org,<\/a>(derni\u00e8re consultation 29.08.2024).<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2024 ; 19(9) : 44-45<\/em><\/p>\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce syndrome, d\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois en 1952 par deux m\u00e9decins, le Dr John Crigler et le Dr Victor Najjar, est caract\u00e9ris\u00e9 par un trouble cong\u00e9nital du m\u00e9tabolisme de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":386651,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Maladies rares  ","footnotes":""},"category":[11541,11527,11531,11414,11417,11315,11549],"tags":[26295,78736,78735,24003],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-386648","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cases-fr","category-etudes","category-formation-continue","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-genetique","category-medecine-interne-generale","category-rx-fr","tag-maladies-rares-fr","tag-metabolisme-de-la-bilirubine","tag-syndrome-de-crigler-najjar","tag-therapie-genique","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-25 20:28:01","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":386642,"slug":"sindrome-di-crigler-najjar","post_title":"Sindrome di Crigler-Najjar","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/sindrome-di-crigler-najjar\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":386636,"slug":"sindrome-de-crigler-najjar","post_title":"S\u00edndrome de Crigler-Najjar","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/sindrome-de-crigler-najjar\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":386452,"slug":"sindrome-de-crigler-najjar","post_title":"S\u00edndrome de Crigler-Najjar","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/sindrome-de-crigler-najjar\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/386648","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=386648"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/386648\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":386653,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/386648\/revisions\/386653"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/386651"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=386648"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=386648"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=386648"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=386648"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}