{"id":390254,"date":"2024-11-28T00:01:00","date_gmt":"2024-11-27T23:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=390254"},"modified":"2024-11-19T09:26:36","modified_gmt":"2024-11-19T08:26:36","slug":"traitement-du-rds-selon-les-directives-du-modele-biopsychosocial","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitement-du-rds-selon-les-directives-du-modele-biopsychosocial\/","title":{"rendered":"Traitement du RDS selon les directives du mod\u00e8le biopsychosocial"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le mod\u00e8le biopsychosocial prend en compte diff\u00e9rents facteurs somatiques et psychosociaux dans la physiopathologie du RDS et int\u00e8gre leurs multiples processus d&#8217;interaction. En outre, des points de d\u00e9part th\u00e9rapeutiques peuvent \u00eatre identifi\u00e9s et mis en \u0153uvre aux niveaux biologique, psychologique et social.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<div class=\"cnvs-block-alert cnvs-block-alert-1669013560583\" >\n\t<div class=\"cnvs-block-alert-inner\">\n\t\t\n\n<p>Vous pouvez passer le test de FMC sur notre plateforme d&#8217;apprentissage apr\u00e8s avoir consult\u00e9 le mat\u00e9riel recommand\u00e9. 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Le RDS a un impact consid\u00e9rable sur la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es [6] et entra\u00eene des co\u00fbts directs (consultations m\u00e9dicales, m\u00e9dicaments, diagnostics, hospitalisations, etc. Le pr\u00e9sent article de synth\u00e8se est l&#8217;occasion de pr\u00e9senter les recommandations S3 r\u00e9vis\u00e9es pour le RDS [7], qui seront publi\u00e9es en Allemagne en 2021, ainsi que les recommandations actuelles concernant le diagnostic et le traitement du RDS. Cette ligne directrice a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e en collaboration avec les soci\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es correspondantes en Allemagne, mais aussi avec la participation de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de neurogastroent\u00e9rologie et de motilit\u00e9, et est \u00e9galement valable en Suisse.<\/p>\n\n<p>Selon les lignes directrices mises \u00e0 jour [7], un SDR est consid\u00e9r\u00e9 comme tel lorsque les trois crit\u00e8res suivants sont remplis : <\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>des troubles chroniques, c&#8217;est-\u00e0-dire qui durent plus de trois mois ou qui sont r\u00e9currents, li\u00e9s \u00e0 l&#8217;intestin (par ex. douleurs abdominales, flatulences) et qui s&#8217;accompagnent g\u00e9n\u00e9ralement de modifications du transit ; <\/li>\n\n\n\n<li>les troubles am\u00e8nent la personne concern\u00e9e \u00e0 demander de l&#8217;aide et\/ou \u00e0 s&#8217;inqui\u00e9ter \u00e0 ce sujet et que les troubles sont suffisamment importants pour avoir un impact significatif sur la qualit\u00e9 de vie ;  <\/li>\n\n\n\n<li>qu&#8217;il n&#8217;y a pas de modifications caract\u00e9ristiques d&#8217;autres pathologies responsables des sympt\u00f4mes pr\u00e9sents.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p>En ce qui concerne le pronostic, les sympt\u00f4mes du SDR r\u00e9gressent spontan\u00e9ment chez une partie des patients, mais ils \u00e9voluent souvent de mani\u00e8re chronique. Le SDR ne semble pas \u00eatre associ\u00e9 au d\u00e9veloppement d&#8217;autres maladies gastro-intestinales ou d&#8217;autres maladies graves et ne pr\u00e9sente pas de mortalit\u00e9 accrue [8]. Une comorbidit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e avec les maladies mentales a toutefois \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e [9]. En raison de l&#8217;absence de traitement curatif, le traitement du SDR vise principalement \u00e0 soulager les sympt\u00f4mes [10]. Le pr\u00e9sent article traite des mesures th\u00e9rapeutiques \u00e0 prendre \u00e0 cet \u00e9gard dans le cadre du mod\u00e8le biopsychosocial. <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br\/><em>Remarque : Le syndrome du c\u00f4lon irritable est un trouble somatoforme\/fonctionnel du syst\u00e8me digestif inf\u00e9rieur qui s&#8217;accompagne, entre autres, de troubles intestinaux persistants, c&#8217;est-\u00e0-dire qui durent plus de trois mois ou qui sont r\u00e9currents, tels que des douleurs abdominales, des ballonnements et des modifications du transit, et qui affectent de mani\u00e8re significative la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background has-fixed-layout\" style=\"background-color:#8dd2fc69\"><tbody><tr><td><strong>Abr\u00e9viations<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>DIGAs = applications num\u00e9riques de sant\u00e9 <br\/>FODMAPs = oligo-, Di- et monosaccharides et polyols<br\/>GDH = hypnoth\u00e9rapie bien dirig\u00e9e<br\/>Axe HPA = Axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien <br\/>RCT = Randomized-Controlled-Trial<br\/>RDS = Syndrome du c\u00f4lon irritable<br\/>RDS-D = RDS pr\u00e9domin\u00e9 par la diarrh\u00e9e <br\/>RDS-O = RDS pr\u00e9domin\u00e9 par la constipation <br\/>SNRI = Inhibiteur de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline<br\/>SSRI = Inhibiteur s\u00e9lectif de la recapture de la s\u00e9rotonine<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"pathogenese\" class=\"wp-block-heading\">Pathogen\u00e8se <\/h3>\n\n<p>Sur la base d&#8217;un mod\u00e8le biopsychosocial, on peut supposer que diff\u00e9rents aspects somatiques (p. ex. [Epi-]g\u00e9n\u00e9tique, infections), psychologiques (p. ex. stress chronique, comportement face \u00e0 la maladie) et sociaux (p. ex. statut socio-\u00e9conomique) sont impliqu\u00e9s dans la pathophysiologie du RDS <strong>(figure 1)<\/strong> [11]. Ainsi, de nombreuses modifications biologiques associ\u00e9es aux sympt\u00f4mes du RDS ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es entre-temps [1,10]. Les anomalies les plus fr\u00e9quemment \u00e9tudi\u00e9es sont, par exemple, des troubles de la motilit\u00e9, une alt\u00e9ration de la r\u00e9ponse immunitaire ent\u00e9rale et des fonctions muqueuses, qui se traduisent par une barri\u00e8re intestinale et des s\u00e9cr\u00e9tions perturb\u00e9es, ainsi qu&#8217;une hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale. En ce qui concerne l&#8217;hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale, une alt\u00e9ration du traitement des signaux a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e au niveau neurologique dans les r\u00e9gions du cerveau responsables du traitement \u00e9motionnel ou sensorimoteur des signaux visc\u00e9raux [12]. Cette d\u00e9couverte pourrait fournir une explication plausible \u00e0 l&#8217;association entre le SDR et des facteurs psychologiques, et souligne en outre l&#8217;importance de l&#8217;axe intestin-cerveau dans la physiopathologie du SDR [13].<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/abb1_GP2_s7.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1845\" height=\"1057\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/abb1_GP2_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-389936\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/abb1_GP2_s7.png 1845w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/abb1_GP2_s7-800x458.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/abb1_GP2_s7-1160x665.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/abb1_GP2_s7-1536x880.png 1536w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/abb1_GP2_s7-1120x642.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/abb1_GP2_s7-1600x917.png 1600w\" sizes=\"(max-width: 1845px) 100vw, 1845px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Dans le sens d&#8217;une telle implication de l&#8217;axe intestin-cerveau, il semble qu&#8217;une activation parasympathique r\u00e9duite puisse \u00eatre mise en \u00e9vidence, surtout chez les patients souffrant de diarrh\u00e9e avec RDS pr\u00e9domination (RDS-D), cette activation r\u00e9duite pouvant \u00e0 son tour \u00eatre mise en relation avec l&#8217;ampleur des plaintes, les exp\u00e9riences d&#8217;abus et les sympt\u00f4mes de d\u00e9pression [14]. De nombreuses \u00e9tudes montrent \u00e9galement une suractivation sympathique chez les patients souffrant de SDR [15], qui semble \u00e0 son tour \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 des niveaux de stress \u00e9lev\u00e9s [16]. En outre, les personnes souffrant de SDR pr\u00e9sentent des modifications induites par le stress, notamment au niveau de la motilit\u00e9 gastro-intestinale, du tonus autonome et de la r\u00e9ponse de l&#8217;axe HPA, sur fond d&#8217;alt\u00e9ration de l&#8217;axe intestin-cerveau [17].<\/p>\n\n<p>R\u00e9cemment, l&#8217;influence du microbiome sur l&#8217;axe intestin-cerveau a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e plus en d\u00e9tail en ce qui concerne l&#8217;apparition et le maintien du SDR [18]. Des modifications \u00e0 la fois de la quantit\u00e9 et de la qualit\u00e9 de l&#8217;ensemble des bact\u00e9ries intestinales ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9es chez les patients souffrant de RDS [18], le stress et la flore bact\u00e9rienne intestinale pouvant \u00e0 leur tour interagir et influencer, par exemple, la perception de la douleur visc\u00e9rale chez les patients souffrant de RDS [19]. Les modifications du microbiome chez les personnes atteintes de RDS pourraient en outre fournir une explication de l&#8217;impact des infections et des traitements antibiotiques dans le d\u00e9veloppement du RDS.<\/p>\n\n<p>En ce qui concerne les pr\u00e9dispositions g\u00e9n\u00e9tiques, le SDR est plus fr\u00e9quent dans les familles, parfois sur plusieurs g\u00e9n\u00e9rations : la probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper un SDR chez un parent d&#8217;une personne souffrant de SDR est environ deux \u00e0 trois fois plus \u00e9lev\u00e9e [20]. Les r\u00e9sultats des premi\u00e8res \u00e9tudes sugg\u00e8rent \u00e9galement que des facteurs \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques pourraient \u00eatre impliqu\u00e9s dans la gen\u00e8se du SDR [21]. <\/p>\n\n<p>Une comorbidit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e avec les troubles affectifs, en particulier les troubles anxieux et d\u00e9pressifs, est tr\u00e8s bien document\u00e9e dans le cas du SDR [22]. Le stress chronique et les comorbidit\u00e9s psychologiques sont consid\u00e9r\u00e9s comme des facteurs de risque pour l&#8217;apparition et le maintien du RDS [23]. Ainsi, des sympt\u00f4mes anxieux et d\u00e9pressifs \u00e9lev\u00e9s [24] et une qualit\u00e9 de vie r\u00e9duite [25] se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre des pr\u00e9dicteurs de la premi\u00e8re manifestation du SDR. En outre, la pr\u00e9valence d&#8217;\u00e9v\u00e9nements de vie stressants dans l&#8217;histoire (par exemple, exp\u00e9riences d&#8217;abus ou traumatismes de l&#8217;enfance) est plus \u00e9lev\u00e9e que chez des personnes comparables en bonne sant\u00e9 [26]. En outre, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs \u00e9valu\u00e9s par des m\u00e9thodes psychom\u00e9triques sont corr\u00e9l\u00e9s positivement avec l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur [27] et peuvent avoir un effet n\u00e9gatif sur la sensation de pl\u00e9nitude et de ballonnement [28].  Les troubles anxieux et d\u00e9pressifs peuvent \u00e9galement se d\u00e9velopper secondairement \u00e0 la suite de l&#8217;exposition aux troubles gastro-intestinaux chroniques [24]. En outre, les aspects de la gestion de la maladie ou des strat\u00e9gies d&#8217;adaptation face au stress et aux sympt\u00f4mes (en particulier le catastrophisme) ainsi que le comportement face \u00e0 la maladie appris, entre autres, dans l&#8217;environnement social (par exemple, l&#8217;interpr\u00e9tation des perceptions corporelles comme des &#8220;sympt\u00f4mes probl\u00e9matiques&#8221;, un comportement d&#8217;\u00e9vitement mal adapt\u00e9, etc.) semblent jouer un r\u00f4le important dans l&#8217;apparition et le maintien du SDR [29\u201331]. L&#8217;influence des traits de personnalit\u00e9 est \u00e9galement prise en compte dans certaines \u00e9tudes : ainsi, l&#8217;\u00e9chelle de personnalit\u00e9 du n\u00e9vrosisme semble jouer un r\u00f4le particulier et devrait \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e plus avant dans le sens de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper un SDR [31].  <\/p>\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, dans le cadre d&#8217;un mod\u00e8le biopsychosocial, la pathogen\u00e8se du SDR semble impliquer des processus complexes d&#8217;interaction entre le stress, la comorbidit\u00e9 psychologique et les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux, dans le sens d&#8217;un cercle vicieux [32].<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br\/><em>Remarque : le mod\u00e8le biopsychosocial prend en compte diff\u00e9rents facteurs somatiques et psychosociaux dans la physiopathologie du RDS et int\u00e8gre leurs multiples processus d&#8217;interaction. Ainsi, de nombreuses modifications biologiques associ\u00e9es aux sympt\u00f4mes du RDS ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es entre-temps. Une explication plausible de l&#8217;association entre le SDR et les facteurs psychologiques est l&#8217;axe intestin-cerveau. Des processus complexes d&#8217;interaction entre le stress, la comorbidit\u00e9 psychologique et les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux, dans le sens d&#8217;un cercle vicieux, semblent \u00e9vidents. <\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<h3 id=\"therapie\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie<\/h3>\n\n<p>En raison de la grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la maladie en termes de pathogen\u00e8se, de manifestation des sympt\u00f4mes et d&#8217;impact sur la vie quotidienne, il existe un large \u00e9ventail de principes de traitement potentiellement efficaces dans le cadre du mod\u00e8le biopsychosocial de la maladie. En raison de cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9, il n&#8217;est pas possible de d\u00e9signer &#8220;le&#8221; traitement standard du RDS, mais chaque intervention th\u00e9rapeutique pr\u00e9sente d&#8217;abord un caract\u00e8re probatoire. Dans ce cas, conform\u00e9ment aux lignes directrices S3, en cas de r\u00e9ponse partielle \u00e0 une monoth\u00e9rapie et\/ou pour traiter des troubles symptomatiques vari\u00e9s, il convient d&#8217;envisager aussi bien des combinaisons de diff\u00e9rentes substances m\u00e9dicamenteuses que des combinaisons de traitements m\u00e9dicamenteux et non m\u00e9dicamenteux [7]. Ces \u00e9l\u00e9ments de traitement sont examin\u00e9s plus en d\u00e9tail ci-dessous.<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Remarque : Selon les lignes directrices S3 actualis\u00e9es, en cas de r\u00e9ponse partielle \u00e0 une monoth\u00e9rapie et\/ou pour le traitement de diff\u00e9rents troubles, des concepts de traitement int\u00e9gratifs et multimodaux devraient \u00eatre appliqu\u00e9s dans le traitement du RDS.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><br\/><strong>Mode de vie :<\/strong> Les donn\u00e9es actuelles concernant les recommandations bas\u00e9es sur des preuves pour des changements favorables du mode de vie (par exemple, ne pas fumer, boire peu d&#8217;alcool, manger consciemment, faire suffisamment d&#8217;exercice, dormir suffisamment, r\u00e9duire le stress, etc.) sont rares et encore contradictoires (malgr\u00e9 des observations partiellement positives) [33]. Une \u00e9tude de synth\u00e8se publi\u00e9e en 2022 a conclu, sur la base d&#8217;un nombre limit\u00e9 d&#8217;\u00e9tudes de haute qualit\u00e9, que l&#8217;exercice physique, comme le yoga ou l&#8217;entra\u00eenement sur tapis roulant, peut am\u00e9liorer les sympt\u00f4mes du SDR [34]. La marche, le v\u00e9lo, la natation et l&#8217;a\u00e9robic sont d&#8217;autres formes d&#8217;activit\u00e9 physique fr\u00e9quemment recommand\u00e9es pour les patients souffrant de RDS [35].   <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Remarque : l&#8217;exercice physique peut avoir un effet avoir un effet positif sur les sympt\u00f4mes du RDS. <\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><strong>Nutrition\/r\u00e9gime : <\/strong>Selon les directives S3, les mesures nutritionnelles\/nutritionnelles th\u00e9rapeutiques font partie int\u00e9grante d&#8217;un concept th\u00e9rapeutique pour les patients souffrant de RDS [7]. En cas de douleurs, de ballonnements et de diarrh\u00e9e comme sympt\u00f4mes dominants, un<em> r\u00e9gime <\/em>dit<em> &#8220;low FODMAP <\/em>&#8221; devrait \u00eatre recommand\u00e9 selon les lignes directrices [7]. Les oligo-, di- et monosaccharides fermentescibles et les polyols (FODMAPs) sont des glucides \u00e0 cha\u00eene courte qui ne sont parfois pas suffisamment ou mal absorb\u00e9s dans l&#8217;intestin gr\u00eale. Ils deviennent alors ferment\u00e9s et osmotiquement actifs au plus tard dans le gros intestin, ce qui peut entra\u00eener des douleurs abdominales, des ballonnements et des selles molles et volumineuses. Dans le cadre d&#8217;un <em>r\u00e9gime Low FODMAP<\/em>, les FODMAP sont d&#8217;abord \u00e9vit\u00e9s dans l&#8217;alimentation (phase d&#8217;\u00e9limination), sous la supervision d&#8217;un di\u00e9t\u00e9ticien. D\u00e8s que les sympt\u00f4mes s&#8217;am\u00e9liorent suite \u00e0 la phase d&#8217;\u00e9limination, les aliments \u00e0 teneur plus \u00e9lev\u00e9e en FODMAP peuvent \u00eatre r\u00e9introduits progressivement.     Selon ce sch\u00e9ma, il est possible d&#8217;identifier les aliments qui d\u00e9clenchent ou aggravent les sympt\u00f4mes et ceux qui sont tol\u00e9r\u00e9s (phase d&#8217;identification de la tol\u00e9rance). Tous les aliments qui ont pu \u00eatre consomm\u00e9s sans provoquer de sympt\u00f4mes sont ensuite inclus dans le plan d&#8217;alimentation \u00e0 long terme (phase d&#8217;alimentation \u00e0 long terme) [36]. Une revue publi\u00e9e en 2022, bas\u00e9e sur 13 essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s (ECR), a d\u00e9montr\u00e9 une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes du RDS sous restriction des FODMAPs [37]. En cas de RDS \u00e0 pr\u00e9dominance obstipative (RDS-O), les lignes directrices recommandent d&#8217;augmenter la consommation de fibres alimentaires (de pr\u00e9f\u00e9rence solubles) [7]. Plusieurs \u00e9tudes ont d\u00e9j\u00e0 confirm\u00e9 l&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes suite \u00e0 une augmentation de la consommation de fibres solubles [38,39].   <\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Remarque : Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le r\u00e9gime alimentaire dit &#8220;Low FODMAP&#8221; peut soulager les sympt\u00f4mes du RDS. Cependant, il ne devrait \u00eatre utilis\u00e9 que pendant une p\u00e9riode limit\u00e9e et sous la supervision d&#8217;un di\u00e9t\u00e9ticien. <\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><strong>M\u00e9dicaments ax\u00e9s sur les sympt\u00f4mes : <\/strong>la pharmacoth\u00e9rapie du RDS doit toujours \u00eatre ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes et tenir compte des plaintes dominantes [7]. Pour le traitement du RDS-D, la ligne directrice recommande la m\u00e9dication avec l&#8217;inhibiteur du p\u00e9ristaltisme lop\u00e9ramide (agoniste des r\u00e9cepteurs \u00b5-opio\u00efdes). Malgr\u00e9 de bonnes preuves d&#8217;efficacit\u00e9, l&#8217;eluxadoline, \u00e9galement \u00e0 base d&#8217;opio\u00efdes, ne devrait \u00eatre envisag\u00e9e que dans des cas individuels s\u00e9lectionn\u00e9s en cas de RDS-D r\u00e9fractaire \u00e0 d&#8217;autres traitements, car son utilisation semble \u00eatre associ\u00e9e, entre autres, \u00e0 des pancr\u00e9atites aigu\u00ebs et ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9e, en particulier chez les patients ayant subi une chol\u00e9cystectomie, souffrant de maladies des voies biliaires, d&#8217;abus d&#8217;alcool, de cirrhose du foie et de dysfonctionnement du sphincter d&#8217;Oddi. Pour traiter les diarrh\u00e9es chol\u00e9riques, il convient d&#8217;utiliser l&#8217;inhibiteur de l&#8217;absorption du cholest\u00e9rol, la colestyramine. Le colesevelam peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 dans le m\u00eame contexte physiopathologique. En outre, si le RDS-D est r\u00e9fractaire \u00e0 tout autre traitement, un traitement &#8220;off-label&#8221; avec des antagonistes 5-HT3 (par exemple l&#8217;ondans\u00e9tron) devrait \u00eatre essay\u00e9 [7].  <\/p>\n\n<p>Les laxatifs de type macrogol sont recommand\u00e9s pour traiter les troubles de la constipation. En l&#8217;absence de r\u00e9ponse aux laxatifs conventionnels ou en cas d&#8217;intol\u00e9rance \u00e0 ces derniers, il convient d&#8217;essayer le traitement par le prucalopride, un agoniste 5-HT4.  En outre, le linaclotide (agoniste de la guanylate cyclase C), un peptide, devrait \u00eatre recommand\u00e9 en cas de constipation r\u00e9fractaire aux laxatifs, notamment en cas de douleurs abdominales et de ballonnements associ\u00e9s, mais ce traitement n&#8217;est pas rembours\u00e9 en Allemagne. En l&#8217;absence d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 et en raison de sa disponibilit\u00e9 limit\u00e9e en Allemagne, la lubiprostone, qui appartient au groupe des activateurs des canaux chlorure, ne doit \u00eatre envisag\u00e9e que dans des cas isol\u00e9s et s\u00e9lectionn\u00e9s en cas de RDS-O r\u00e9fractaire \u00e0 tout autre traitement [7].<\/p>\n\n<p>Le traitement de la douleur associ\u00e9e au SDR doit \u00eatre recommand\u00e9 par des spasmolytiques tels que la butylscopolamine, conform\u00e9ment au guide S3 [7]. La rifaximine, un antibiotique non autoris\u00e9 en Allemagne pour cette indication, devrait \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9e pour le traitement des flatulences dans les cas de SDR r\u00e9fractaires sans constipation [7].   <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Remarque : le traitement m\u00e9dicamenteux du SDR doit toujours \u00eatre ax\u00e9 sur les sympt\u00f4mes et tenir compte des troubles dominants. Ainsi, les inhibiteurs du p\u00e9ristaltisme sont les plus utilis\u00e9s dans le traitement du RDS-D et les laxatifs de type macrogol sont les plus utilis\u00e9s dans le traitement des troubles de la constipation.  Les spasmolytiques, tels que la butylscopolamine, sont les plus utilis\u00e9s dans le traitement de la douleur associ\u00e9e au SDR.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><br\/><strong>Probiotiques : <\/strong>En raison de la grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 m\u00e9thodologique et qualitative des \u00e9tudes, il n&#8217;est pas encore possible de se prononcer sur l&#8217;efficacit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale des probiotiques dans le traitement des sympt\u00f4mes associ\u00e9s au RDS [7]. Cependant, conform\u00e9ment aux lignes directrices, des probiotiques s\u00e9lectionn\u00e9s devraient \u00eatre utilis\u00e9s dans le traitement du RDS, tout essai de traitement par probiotiques devant \u00eatre effectu\u00e9 dans un premier temps \u00e0 titre probatoire et ne devant \u00eatre poursuivi qu&#8217;apr\u00e8s une r\u00e9duction convaincante des sympt\u00f4mes [7]. Dans une revue publi\u00e9e en 2022, <em>Lactobacillus<\/em> en particulier s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 efficace pour soulager les sympt\u00f4mes du RDS [40]. Un m\u00e9canisme d&#8217;action des probiotiques actuellement discut\u00e9 repose sur la constatation que certaines souches probiotiques comme <em>Lactobacillus<\/em> r\u00e9duisent l&#8217;hypersensibilit\u00e9 intestinale en augmentant la s\u00e9cr\u00e9tion des r\u00e9cepteurs \u03bc-opio\u00efdes et cannabino\u00efdes [41]. N\u00e9anmoins, les m\u00e9canismes d&#8217;action des micro-organismes probiotiques ne sont pas encore suffisamment compris \u00e0 l&#8217;heure actuelle [42].    <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Remarque : des souches probiotiques individuelles et des produits multi-esp\u00e8ces ont d\u00e9j\u00e0 prouv\u00e9 leur efficacit\u00e9, mais l&#8217;efficacit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale des probiotiques n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e, de sorte que toute tentative de traitement par des probiotiques a d&#8217;abord un caract\u00e8re probatoire.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><br\/><strong>Phytoth\u00e9rapie : <\/strong>l&#8217;huile de menthe poivr\u00e9e en particulier, qui fait partie du groupe des phytoth\u00e9rapeutiques, s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e efficace dans plusieurs revues et m\u00e9ta-analyses pour traiter les douleurs abdominales associ\u00e9es au SDR [43,44] et doit donc \u00eatre envisag\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 la ligne directrice [7]. D&#8217;autres pr\u00e9parations phytoth\u00e9rapeutiques (comme le m\u00e9lange de plantes STW-5 et STW-5-II [45]) ont permis de soulager les sympt\u00f4mes, en particulier les douleurs abdominales, dans des \u00e9tudes RCT individuelles et devraient \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es individuellement dans le concept de traitement [7].  <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Remarque : dans le groupe des phytoth\u00e9rapeutiques, l&#8217;huile de menthe poivr\u00e9e a notamment fait preuve d&#8217;une efficacit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><br\/><strong>Psychotropes : <\/strong>l&#8217;antid\u00e9presseur tricyclique amitriptyline est le m\u00e9dicament le plus souvent \u00e9tudi\u00e9 pour traiter la douleur chez les personnes souffrant de RDS-D [46] et devrait \u00eatre utilis\u00e9 pour traiter la douleur associ\u00e9e au RDS chez les adultes selon les lignes directrices [7]. De plus, comme les antid\u00e9presseurs tricycliques prolongent le temps de transit oro-c\u00e6cal et gastro-intestinal total, il semble appropri\u00e9 d&#8217;utiliser les tricycliques dans le cas du SDR-D, mais pas dans celui du SDR-O, car cela pourrait aggraver la constipation [46,47]. En outre, il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas l&#8217;utiliser chez les patients \u00e2g\u00e9s en raison de son effet secondaire anticholinergique [7].   En revanche, les antid\u00e9presseurs de type ISRS raccourcissent le temps de transit oro-caecale, de sorte qu&#8217;il semble judicieux de les utiliser en cas de RDS-O. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9 que les \u00e9tudes sur l&#8217;utilisation des ISRS dans le cadre du SDR ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats incoh\u00e9rents jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent [48] et qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 pour l&#8217;utilisation des ISRS dans le cadre du SDR en Allemagne, la ligne directrice mise \u00e0 jour stipule que les antid\u00e9presseurs de type ISRS ne peuvent \u00eatre utilis\u00e9s qu&#8217;en cas de comorbidit\u00e9 psychologique. En outre, l&#8217;utilisation de l&#8217;inhibiteur de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (IRSN), la dulox\u00e9tine, peut \u00eatre envisag\u00e9e chez les adultes pr\u00e9sentant une comorbidit\u00e9 de troubles anxieux et d\u00e9pressifs [49]. <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Remarque : l&#8217;antid\u00e9presseur tricyclique amitriptyline est particuli\u00e8rement utilis\u00e9 chez les adultes souffrant de douleurs associ\u00e9es au SDR-D. Les antid\u00e9presseurs de type ISRS peuvent \u00eatre envisag\u00e9s en cas de comorbidit\u00e9 psychologique, selon les lignes directrices mises \u00e0 jour. <\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><strong>Psychoth\u00e9rapie : <\/strong>conform\u00e9ment \u00e0 la ligne directrice S3, les \u00e9l\u00e9ments psycho\u00e9ducatifs, tels que la transmission d&#8217;informations sur le SDR et le lien entre les \u00e9motions stressantes et l&#8217;apparition des sympt\u00f4mes, sont utiles en tant qu&#8217;offre rentable dans le cadre des autres traitements [7], car ils ont d\u00e9montr\u00e9 des effets positifs sur les sympt\u00f4mes ainsi que sur la qualit\u00e9 de vie des patients souffrant de SDR [9]. En outre, des strat\u00e9gies de gestion du stress et\/ou de la maladie <em>(coping)<\/em> devraient \u00eatre recommand\u00e9es individuellement comme mesures adjuvantes au sens de mesures d&#8217;auto-assistance guid\u00e9es [50].  <\/p>\n\n<p>Des m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques sp\u00e9cialis\u00e9es doivent \u00eatre propos\u00e9es en tant qu&#8217;offre suppl\u00e9mentaire dans le cadre du concept de traitement si l&#8217;indication est appropri\u00e9e [7]. En ce qui concerne l&#8217;indication de base pour une psychoth\u00e9rapie, ind\u00e9pendamment de la m\u00e9thode utilis\u00e9e, le souhait du patient, une qualit\u00e9 de vie significativement affect\u00e9e par les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux et d&#8217;\u00e9ventuelles comorbidit\u00e9s psychologiques sont des facteurs d\u00e9terminants [50]. Si la psychoth\u00e9rapie est indiqu\u00e9e, elle peut \u00e9ventuellement \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 une psychopharmacoth\u00e9rapie [50].  <\/p>\n\n<p>Il existe d\u00e9j\u00e0 de nombreuses preuves de l&#8217;efficacit\u00e9 de la psychoth\u00e9rapie dans le traitement du SDR [50\u201352]. La plupart des \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es sur la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, dont l&#8217;efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e [52,53]. Cependant, une m\u00e9ta-analyse bas\u00e9e sur 18 ECR n&#8217;a pas montr\u00e9 de sup\u00e9riorit\u00e9 par rapport \u00e0 d&#8217;autres m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques [53].   Il existe moins d&#8217;\u00e9tudes sur les m\u00e9thodes psychodynamiques, mais leur efficacit\u00e9 a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e [51]. Les formes de th\u00e9rapie bas\u00e9es sur la pleine conscience ont \u00e9galement montr\u00e9 leurs premiers effets positifs [52], mais en raison du nombre encore r\u00e9duit d&#8217;\u00e9tudes, les lignes directrices n&#8217;ont pas encore \u00e9mis de recommandations d\u00e9finitives \u00e0 leur sujet [7].<\/p>\n\n<p>L&#8217;hypnoth\u00e9rapie a \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 son efficacit\u00e9 dans le soulagement des sympt\u00f4mes du SDR et l&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie des patients [52]. En particulier, l&#8217;hypnose dirig\u00e9e <em> vers <\/em>l&#8217;abdomen (GDH) est consid\u00e9r\u00e9e comme la seule technique psychoth\u00e9rapeutique sp\u00e9cifique \u00e0 un organe dans le cadre du traitement du SDR [54]. Plusieurs m\u00e9ta-analyses ont rapport\u00e9 des effets positifs de la GDH sur l&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes, avec des effets d&#8217;intensit\u00e9 moyenne [55,56].   Toutefois, les maladies mentales graves (par exemple, les d\u00e9pressions graves et les troubles paniques) sont consid\u00e9r\u00e9es comme des contre-indications relatives.<\/p>\n\n<p>En outre, il est de plus en plus prouv\u00e9 que les interventions de sant\u00e9 en ligne, telles que les applications de sant\u00e9 num\u00e9rique (DIGA), peuvent avoir des effets positifs sur la gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes et la qualit\u00e9 de vie, et qu&#8217;elles constituent une option de traitement du SDR utile, peu co\u00fbteuse et plus accessible [57].   <\/p>\n\n<p>La th\u00e9rapie de relaxation (par ex. relaxation musculaire progressive selon Jacobson, training autog\u00e8ne) ne devrait pas \u00eatre propos\u00e9e en monoth\u00e9rapie, mais dans le cadre d&#8217;un concept de traitement multimodal [7], de m\u00eame que le yoga bas\u00e9 sur la pleine conscience.  <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Remarque : Les \u00e9l\u00e9ments psycho\u00e9ducatifs ont fait leurs preuves en tant qu&#8217;offre rentable dans le cadre des autres traitements. L&#8217;efficacit\u00e9 de la psychoth\u00e9rapie dans le cadre du SDR a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e \u00e0 maintes reprises et les m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques sp\u00e9cialis\u00e9es doivent \u00eatre propos\u00e9es dans le cadre du concept de traitement si elles sont indiqu\u00e9es (par exemple en cas de comorbidit\u00e9 psychique).  L&#8217;hypnose abdominale est utilis\u00e9e comme m\u00e9thode psychoth\u00e9rapeutique sp\u00e9cifique \u00e0 un organe dans le cadre du traitement du SDR.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n<h3 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h3>\n\n<p>Le mod\u00e8le biopsychosocial <strong>(figure 1)<\/strong> prend en compte diff\u00e9rents facteurs somatiques et psychosociaux dans la physiopathologie du RDS et int\u00e8gre leurs multiples processus d&#8217;interaction. En outre, des points de d\u00e9part th\u00e9rapeutiques peuvent \u00eatre identifi\u00e9s et mis en \u0153uvre aux niveaux biologique, psychologique et social. Dans ce contexte, les approches th\u00e9rapeutiques int\u00e9gratives et multimodales semblent particuli\u00e8rement prometteuses dans le traitement du SDR et leur efficacit\u00e9 devrait \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e plus avant dans la recherche clinique.<\/p>\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#abb7c261\"><em><strong>Conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats<\/strong><\/em><br\/><em>AS est pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de neurogastroent\u00e9rologie et de motilit\u00e9 et a re\u00e7u des honoraires de consultant et de conf\u00e9rencier de Bayer, Medice, Dr Willmar Schwabe, Luvos, Microbiotica et Repha. Les auteurs d\u00e9clarent qu&#8217;il n&#8217;y a pas de conflit d&#8217;int\u00e9r\u00eats. <\/em><\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le syndrome du c\u00f4lon irritable est un trouble somatoforme\/fonctionnel du syst\u00e8me digestif inf\u00e9rieur qui s&#8217;accompagne, entre autres, de troubles intestinaux persistants tels que des douleurs abdominales, des ballonnements et des modifications du transit et qui entra\u00eene une souffrance consid\u00e9rable pour les personnes concern\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li>En se basant sur un mod\u00e8le biopsychosocial, on peut supposer que diff\u00e9rents aspects somatiques, psychologiques et sociaux sont impliqu\u00e9s dans la physiopathologie du SDR. Les processus complexes d&#8217;interaction entre le stress, la comorbidit\u00e9 psychique et les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux, dans le sens d&#8217;un cercle vicieux, sont \u00e9vidents. <\/li>\n\n\n\n<li>Par cons\u00e9quent, les interventions th\u00e9rapeutiques visant \u00e0 traiter les sympt\u00f4mes du SDR et \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es sont nombreuses. Les approches th\u00e9rapeutiques peuvent \u00eatre identifi\u00e9es et mises en \u0153uvre aux niveaux biologique, psychologique et social.   <\/li>\n\n\n\n<li>Dans ce contexte, les approches th\u00e9rapeutiques int\u00e9gratives et multimodales semblent particuli\u00e8rement prometteuses dans le traitement du SDR et leur efficacit\u00e9 devrait \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e plus avant dans la recherche clinique.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Mearin F, Lacy BE, Chang L, et al : Bowel disorders. Gastroenterology 2016 Feb 18 ; S0016-5085(16)00222-5. <\/li>\n\n\n\n<li>Lovell RM, Ford AC : Pr\u00e9valence globale et facteurs de risque du syndrome de l&#8217;intestin irritable : une m\u00e9ta-analyse. Gastroent\u00e9rologie et h\u00e9patologie cliniques 2012 ; 10(7) : 712-721.  <\/li>\n\n\n\n<li>Halder SLS, Locke GR, Schleck CD, et al : Natural history of functional fastrointestinal disorders : A 12-year longitudinal population-based study. Gastroenterology 2007 ; 133(3) : 799-807.  <\/li>\n\n\n\n<li>Andrews EB, Eaton SC, Hollis KA, et al : Prevalence and demographics of irritable bowel syndrome : results from a large web-based survey. Alimentary Pharmacology &amp; Therapeutics 2005 ; 22(10) : 935-942. <\/li>\n\n\n\n<li>Lacy BE, Patel NK : Rome criteria and a diagnostic approach to irritable bowel syndrome. 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