{"id":390307,"date":"2024-12-21T00:01:00","date_gmt":"2024-12-20T23:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=390307"},"modified":"2024-11-19T09:27:46","modified_gmt":"2024-11-19T08:27:46","slug":"un-patient-sur-8-avec-un-diagnostic-de-pac-errone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/un-patient-sur-8-avec-un-diagnostic-de-pac-errone\/","title":{"rendered":"Un patient sur 8 avec un diagnostic de PAC erron\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Une pneumonie mal diagnostiqu\u00e9e chez les adultes hospitalis\u00e9s n&#8217;a rien d&#8217;inhabituel, en particulier chez les personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de syndromes g\u00e9riatriques, mais elle peut \u00eatre tr\u00e8s pr\u00e9judiciable. On sait peu de choses sur la fr\u00e9quence, les facteurs de risque et les cons\u00e9quences associ\u00e9s \u00e0 un diagnostic erron\u00e9 de pneumonie acquise en ambulatoire. <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les infections des voies respiratoires inf\u00e9rieures, y compris les pneumonies acquises en <em> communaut\u00e9 (<\/em> CAP), sont la quatri\u00e8me cause d&#8217;hospitalisation et la premi\u00e8re cause d&#8217;hospitalisation li\u00e9e \u00e0 une infection aux \u00c9tats-Unis. Alors que certains diagnostics incorrects de CAP sont in\u00e9vitables en raison d&#8217;incertitudes diagnostiques lors de l&#8217;admission initiale des patients, de nombreux patients restent mal diagnostiqu\u00e9s \u00e0 leur sortie de l&#8217;h\u00f4pital. Un diagnostic erron\u00e9 de PAC peut nuire aux patients en retardant la d\u00e9tection et le traitement de maladies aigu\u00ebs (par exemple, les exacerbations de l&#8217;insuffisance cardiaque), chroniques ou nouvellement diagnostiqu\u00e9es (par exemple, le cancer du poumon), et peut conduire \u00e0 une utilisation inutile d&#8217;antibiotiques, \u00e0 des effets secondaires et \u00e0 une r\u00e9sistance aux antibiotiques. Quantifier avec pr\u00e9cision la proportion de patients trait\u00e9s pour CAP chez qui un diagnostic erron\u00e9 a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 est un d\u00e9fi en raison du manque de d\u00e9finitions valid\u00e9es. Prof. Dr Ashwin B. Gupta, University of Michigan Medical Center, Ann Arbor, et ses coll\u00e8gues ont d\u00e9velopp\u00e9 une m\u00e9trique pour quantifier les erreurs de diagnostic de CAP, qui a \u00e9t\u00e9 valid\u00e9e par le National Quality Forum (NQF). Ils ont ensuite appliqu\u00e9 cette m\u00e9trique \u00e0 une \u00e9tude de cohorte prospective de patients hospitalis\u00e9s pour CAP dans 48 h\u00f4pitaux du Michigan afin de comprendre l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie et les r\u00e9sultats associ\u00e9s \u00e0 un faux diagnostic de CAP [1]. Les patients hospitalis\u00e9s et trait\u00e9s pour CAP entre le 1er juillet 2017 et le 31 mars 2020 ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s. Ont \u00e9t\u00e9 inclus les adultes qui sont sortis de l&#8217;h\u00f4pital avec un diagnostic de pneumonie et qui ont re\u00e7u des antibiotiques le premier ou le deuxi\u00e8me jour d&#8217;hospitalisation. Un diagnostic de PAC incorrect a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini \u00e0 l&#8217;aide de la m\u00e9trique recommand\u00e9e par le <em>National Quality Forum<\/em> comme une antibioth\u00e9rapie cibl\u00e9e sur la PAC chez les patients pr\u00e9sentant moins de 2 signes ou sympt\u00f4mes de PAC ou une imagerie thoracique n\u00e9gative. Les facteurs de risque d&#8217;un diagnostic incorrect ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s et, pour les patients diagnostiqu\u00e9s de mani\u00e8re inappropri\u00e9e, les r\u00e9sultats composites \u00e0 30 jours ont \u00e9t\u00e9 document\u00e9s et stratifi\u00e9s en fonction d&#8217;un traitement antibiotique complet (&gt;3 jours) vs. court (\u22643 jours). Les r\u00e9sultats composites \u00e0 30 jours \u00e9taient d\u00e9finis comme \u00e9tant la mortalit\u00e9, la r\u00e9admission, la visite aux urgences, l&#8217;<em>infection \u00e0 Clostridioides difficile<\/em>et les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables li\u00e9s aux antibiotiques.          <\/p>\n\n<h3 id=\"mauvais-diagnostics-surtout-chez-les-personnes-agees-et-les-personnes-atteintes-de-demence\" class=\"wp-block-heading\">Mauvais diagnostics, surtout chez les personnes \u00e2g\u00e9es et les personnes atteintes de d\u00e9mence<\/h3>\n\n<p>Sur les 17 290 patients hospitalis\u00e9s et trait\u00e9s pour une pneumonie acquise en ambulatoire, 2079 (12,0%) r\u00e9pondaient aux crit\u00e8res NQF pour un diagnostic incorrect. Le pourcentage moyen (SD) de patients trait\u00e9s pour PAC ayant re\u00e7u un diagnostic incorrect variait selon l&#8217;h\u00f4pital (12,8% [5,4%]), 30 h\u00f4pitaux sur 48 (62,5%) ayant pos\u00e9 un diagnostic incorrect chez 10% ou plus des patients atteints de PAC. Sur les 2079 patients chez lesquels la PAC n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 correctement diagnostiqu\u00e9e, 1531 (73,6%) ne pr\u00e9sentaient aucun crit\u00e8re radiologique, 507 (24,4%) avaient moins de 2 signes ou sympt\u00f4mes de pneumonie et 41 (2,0%) ne r\u00e9pondaient \u00e0 aucun des deux crit\u00e8res. Un scanner thoracique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 chez 42,1% des patients. Comme pour les patients atteints de PAC, les patients mal diagnostiqu\u00e9s pr\u00e9sentaient le plus souvent une dyspn\u00e9e et\/ou une toux. Dans l&#8217;analyse bivari\u00e9e, les patients avec un CAP mal diagnostiqu\u00e9 \u00e9taient plus \u00e2g\u00e9s (\u226575 ans) que les patients avec CAP et \u00e9taient plus susceptibles d&#8217;avoir une assurance maladie obligatoire, de pr\u00e9senter un \u00e9tat mental alt\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&#8217;admission, d&#8217;\u00eatre \u00e0 mobilit\u00e9 r\u00e9duite (par exemple, alit\u00e9s, en fauteuil roulant) ou d&#8217;avoir \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9s au cours des 90 derniers jours. Ind\u00e9pendamment de la situation r\u00e9sidentielle au moment de l&#8217;admission (par exemple, \u00e0 domicile ou dans un \u00e9tablissement de soins), les patients chez qui un diagnostic de CAP a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 \u00e9taient plus souvent admis dans un \u00e9tablissement de soins. Dans une analyse multivariable, les patients avec un diagnostic erron\u00e9 \u00e9taient plus \u00e2g\u00e9s que les patients avec CAP (odds ratio ajust\u00e9, aOR, 1,08 ; IC 95% 1,05-1,11 ; p&lt;0,001 par d\u00e9cennie) et \u00e9taient plus susceptibles de pr\u00e9senter une d\u00e9mence (aOR 1,79 ; IC \u00e0 95% 1,55-2,08 ; p&lt;0,001) ou de se pr\u00e9senter avec un \u00e9tat mental alt\u00e9r\u00e9 sans d\u00e9mence (aOR 1,75 ; IC \u00e0 95% 1,39-2,19 ; p&lt;0,001) <strong>(tableau. 1).<\/strong>       <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"2204\" height=\"1072\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-390001\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34.png 2204w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34-800x389.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34-1160x564.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34-1536x747.png 1536w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34-1120x545.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34-1600x778.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tab1_PA4_s34-1920x934.png 1920w\" sizes=\"(max-width: 2204px) 100vw, 2204px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"les-patients-cap-mal-diagnostiques-associes-a-des-evenements-indesirables-lies-aux-antibiotiques\" class=\"wp-block-heading\">Les patients CAP mal diagnostiqu\u00e9s associ\u00e9s \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables li\u00e9s aux antibiotiques<\/h3>\n\n<p>Les patients chez qui une PAC a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e \u00e0 tort ont re\u00e7u en m\u00e9diane (IQR) 7,0 (5,0-9,0) jours d&#8217;antibiotiques, dont 4,0 (3,0-5,0) jours d&#8217;hospitalisation. La majorit\u00e9 des patients diagnostiqu\u00e9s \u00e0 tort (87,6%, n=1821) ont re\u00e7u un traitement antibiotique complet. Dans l&#8217;analyse bivari\u00e9e, les patients trait\u00e9s par une antibioth\u00e9rapie empirique compl\u00e8te ou courte \u00e9taient plus susceptibles d&#8217;\u00eatre blancs (75,0% vs 66,7%), d&#8217;avoir des ant\u00e9c\u00e9dents de BPCO (44,6% vs 35,3%) ou de pr\u00e9senter une exacerbation concomitante de BPCO (28,2% vs 15,1%). Dans l&#8217;analyse multivariable, l&#8217;exacerbation concomitante de la BPCO a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 une antibioth\u00e9rapie compl\u00e8te contre une antibioth\u00e9rapie courte (aOR 1,74 ; IC \u00e0 95% 1,13-2,68 ; p=0,01), tandis que l&#8217;h\u00e9modialyse et la procalcitonine n\u00e9gative (par rapport \u00e0 celles qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 test\u00e9es) ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9es \u00e0 des traitements courts (aOR 0,29 ; IC \u00e0 95% 0,20-0,41 ; p&lt;0,001, respectivement). aOR 0,47 ; IC \u00e0 95% 0,32-0,68 ; p&lt;0,001) L&#8217;issue composite d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement ind\u00e9sirable dans les 30 jours suivant la sortie est survenue chez 536 des 2079 patients (25,8%) chez lesquels une PAC a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e \u00e0 tort. Une antibioth\u00e9rapie empirique compl\u00e8te ou courte chez les patients chez qui une PAC avait \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e \u00e0 tort n&#8217;\u00e9tait pas associ\u00e9e aux r\u00e9sultats composites \u00e0 30 jours, que ce soit dans les analyses non ajust\u00e9es ou ajust\u00e9es (aOR 1,00 ; IC 95% 0,78-1,29 ; p=0,99 : pour les r\u00e9sultats individuels \u00e0 30 jours, seuls les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables associ\u00e9s aux antibiotiques et document\u00e9s par le m\u00e9decin \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 une antibioth\u00e9rapie compl\u00e8te ou courte, dans les analyses non ajust\u00e9es (31 de 1821      [2,1%]  vs 1 sur 258  [0,4%]Ces r\u00e9sultats ont montr\u00e9 qu&#8217;environ un patient sur huit a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9 \u00e0 tort et que, dans la plupart des h\u00f4pitaux, plus de 10% des patients ont \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9s \u00e0 tort comme \u00e9tant atteints de pneumonie. Au total, pr\u00e8s de 88% des patients chez qui un diagnostic erron\u00e9 de pneumonie acquise en ambulatoire a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 ont re\u00e7u un traitement antibiotique complet associ\u00e9 \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables li\u00e9s aux antibiotiques et document\u00e9s par les m\u00e9decins. <\/p>\n\n<h3 id=\"les-medecins-ont-tendance-a-commettre-des-erreurs-cognitives\" class=\"wp-block-heading\">Les m\u00e9decins ont tendance \u00e0 commettre des &#8220;erreurs cognitives&#8221;.  <\/h3>\n\n<p>Selon le professeur Gupta et ses coll\u00e8gues, le mauvais diagnostic de la CAP s&#8217;explique d&#8217;une part par le fait que la CAP est fr\u00e9quente et que les m\u00e9decins sont expos\u00e9s \u00e0 un risque \u00e9lev\u00e9 d&#8217;erreurs cognitives telles que le &#8220;biais d&#8217;accessibilit\u00e9&#8221; (c&#8217;est-\u00e0-dire la tendance \u00e0 prendre des d\u00e9cisions sur la base des informations qui viennent le plus facilement \u00e0 l&#8217;esprit). D&#8217;autre part, les sympt\u00f4mes de la PAC ne sont pas sp\u00e9cifiques et peuvent se recouper avec d&#8217;autres maladies cardiopulmonaires (par exemple, l&#8217;exacerbation d&#8217;une insuffisance cardiaque), ce qui rend le diagnostic plus difficile. En outre, compte tenu des mauvais r\u00e9sultats associ\u00e9s \u00e0 la PAC dans un contexte d&#8217;incertitude, les professionnels de sant\u00e9 peuvent pr\u00e9f\u00e9rer un surtraitement \u00e0 un diagnostic de PAC qui aurait pu \u00eatre n\u00e9glig\u00e9. Troisi\u00e8mement, les indicateurs de qualit\u00e9 historiques impos\u00e9s par des organisations telles que la Joint Commission aux \u00c9tats-Unis (par exemple, l&#8217;exigence d&#8217;administrer des antibiotiques dans les 6 heures) peuvent avoir involontairement conduit \u00e0 davantage de diagnostics erron\u00e9s de CAP. Ces mesures peuvent continuer \u00e0 influencer le comportement diagnostique des professionnels de sant\u00e9. Enfin, des donn\u00e9es publi\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment montrent une corr\u00e9lation entre les faux diagnostics de CAP et les faux diagnostics d&#8217;infections urinaires au niveau de l&#8217;h\u00f4pital, ce qui sugg\u00e8re que les politiques, les proc\u00e9dures ou la culture locales peuvent influencer le diagnostic pr\u00e9cis. Il n&#8217;est pas surprenant que les patients \u00e2g\u00e9s, en particulier ceux souffrant de troubles cognitifs, aient \u00e9t\u00e9 plus souvent mal diagnostiqu\u00e9s. Les patients atteints de troubles cognitifs peuvent avoir des difficult\u00e9s \u00e0 communiquer. Par cons\u00e9quent, les m\u00e9decins peuvent se fier \u00e0 des donn\u00e9es non sp\u00e9cifiques (par exemple, le nombre de globules blancs, la fi\u00e8vre) pour \u00e9tablir un diagnostic de PAC. Les adultes \u00e2g\u00e9s, en particulier les personnes atteintes de d\u00e9mence ou dont l&#8217;\u00e9tat mental est alt\u00e9r\u00e9, sont \u00e9galement plus susceptibles d&#8217;\u00eatre diagnostiqu\u00e9s \u00e0 tort avec d&#8217;autres maladies, telles qu&#8217;une infection urinaire (c&#8217;est-\u00e0-dire une bact\u00e9riurie asymptomatique). Bien qu&#8217;une alt\u00e9ration de l&#8217;\u00e9tat mental puisse \u00eatre un signe d&#8217;infection, y compris d&#8217;une infection grave, elle a un large \u00e9ventail de diagnostics diff\u00e9rentiels (par exemple, polypharmacie, douleur, d\u00e9shydratation), et le fait de se concentrer sur la PAC peut retarder un diagnostic et un traitement corrects. Enfin, \u00e9tant donn\u00e9 que les patients \u00e2g\u00e9s atteints de CAP obtiennent g\u00e9n\u00e9ralement de moins bons r\u00e9sultats de sant\u00e9, il existe une tendance accrue \u00e0 diagnostiquer et \u00e0 traiter rapidement une CAP pr\u00e9sum\u00e9e, ce qui entra\u00eene des taux plus \u00e9lev\u00e9s de diagnostics erron\u00e9s, concluent les auteurs. Chez les patients pr\u00e9sentant un risque \u00e9lev\u00e9 de mauvais r\u00e9sultats en raison d&#8217;un retard dans le traitement de la PAC, il peut \u00eatre utile de prescrire des antibiotiques de mani\u00e8re empirique pendant que l&#8217;\u00e9valuation diagnostique est termin\u00e9e, \u00e9crivent les experts. Dans ces populations, les lignes directrices recommandent une r\u00e9vision, une d\u00e9sescalade et un arr\u00eat des antibiotiques dans les 48 \u00e0 72 heures, une fois que l&#8217;infection a \u00e9t\u00e9 exclue. Cependant, la pr\u00e9sente \u00e9tude n&#8217;a trouv\u00e9 que peu de preuves en faveur d&#8217;un arr\u00eat des antibiotiques. Au contraire, les patients qui ont re\u00e7u empiriquement une antibioth\u00e9rapie pour une CAP pr\u00e9sum\u00e9e ont g\u00e9n\u00e9ralement re\u00e7u une cure compl\u00e8te d&#8217;antibiotiques. Par rapport aux antibioth\u00e9rapies empiriques courtes, on a constat\u00e9 que les cures d&#8217;antibiotiques compl\u00e8tes \u00e9taient associ\u00e9es \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables li\u00e9s aux antibiotiques.                 Les patients \u00e2g\u00e9s, en particulier, qui peuvent souffrir de plusieurs maladies en m\u00eame temps ou qui sont plus susceptibles de prendre des m\u00e9dicaments qui interagissent avec les antibiotiques, courent un risque \u00e9lev\u00e9 de souffrir d&#8217;antibiotiques et de retards de diagnostic. <\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Gupta AB, Flanders SA, Petty LA, et al : Inappropriate Diagnosis of Pneumonia Among Hospitalized Adults. JAMA Intern Med 2024 ; 184(5) : 548-556 ; doi : 10.1001\/jamainternmed.2024.0077.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2024 ; 6(4) : 34-35<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une pneumonie mal diagnostiqu\u00e9e chez les adultes hospitalis\u00e9s n&#8217;a rien d&#8217;inhabituel, en particulier chez les personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de syndromes g\u00e9riatriques, mais elle peut \u00eatre tr\u00e8s pr\u00e9judiciable. 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