{"id":391407,"date":"2024-12-22T14:00:00","date_gmt":"2024-12-22T13:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/predire-et-reduire-lactivite-de-la-maladie-ou-en-est-on\/"},"modified":"2024-12-21T23:39:39","modified_gmt":"2024-12-21T22:39:39","slug":"predire-et-reduire-lactivite-de-la-maladie-ou-en-est-on","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/predire-et-reduire-lactivite-de-la-maladie-ou-en-est-on\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9dire et r\u00e9duire l&#8217;activit\u00e9 de la maladie &#8211; o\u00f9 en est-on ?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Cette ann\u00e9e encore, la plus grande r\u00e9union mondiale consacr\u00e9e \u00e0 la recherche sur la scl\u00e9rose en plaques a r\u00e9uni des experts de premier plan dans le domaine de la neurologie. L&#8217;accent a \u00e9t\u00e9 mis sur les aspects cliniques de la maladie, la pathologie et la pathog\u00e9n\u00e8se, les biomarqueurs d&#8217;imagerie et non d&#8217;imagerie, ainsi que les options th\u00e9rapeutiques actuelles et en cours de d\u00e9veloppement. <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Outre la pr\u00e9diction de l&#8217;\u00e9volution de la maladie, celle de la r\u00e9ponse optimale \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie n&#8217;est actuellement pas encore bien \u00e9tudi\u00e9e. Les chercheurs ont donc cherch\u00e9 \u00e0 savoir si une combinaison de mesures objectives et de biomarqueurs \u00e0 un moment donn\u00e9 pouvait pr\u00e9dire la r\u00e9ponse optimale \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie ou la pr\u00e9sence d&#8217;une activit\u00e9 et la progression de la maladie [1]. Pour ce faire, trois cohortes de patients atteints de scl\u00e9rose en plaques (SEP) ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9es et l&#8217;activit\u00e9 de la SEP (d\u00e9tect\u00e9e par la pr\u00e9sence d&#8217;une rechute ou d&#8217;une progression dans le score EDSS) a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e chez chaque patient. La premi\u00e8re cohorte (IRM) \u00e9tait compos\u00e9e de 816 patients qui ont subi une \u00e9valuation IRM quantitative automatis\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide du logiciel ICOMETRIX ; la deuxi\u00e8me cohorte \u00e9tait compos\u00e9e de 281 patients dont les taux s\u00e9riques de neurofilaments (NFL) ont \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9s \u00e0 un ou plusieurs moments ; dans la troisi\u00e8me cohorte, 181 patients ont subi des \u00e9valuations cognitives d\u00e9taill\u00e9es. Diff\u00e9rentes mesures de ces groupes de param\u00e8tres ont \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9es et corr\u00e9l\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9sence d&#8217;une activit\u00e9 de SEP. Un facteur de risque a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 pour diff\u00e9rents seuils, puis une combinaison de param\u00e8tres a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour cr\u00e9er un calculateur de risque cumulatif pour l&#8217;activit\u00e9 de la maladie.     <\/p>\n\n<p>Le risque relatif (RR) d&#8217;activit\u00e9 de la SEP \u00e9tait similaire chez les hommes et les femmes, mais significativement plus \u00e9lev\u00e9 chez les patients pr\u00e9sentant une maladie progressive et des valeurs EDSS &gt;4,0. Une variation annuelle du volume c\u00e9r\u00e9bral de &gt;1,0% \u00e0 l&#8217;IRM \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 un RR de 1,92 et une variation annuelle de la charge l\u00e9sionnelle totale de &gt;1,0 ml \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 un RR de 2,58. Un z-score &gt;1,5 en valeurs NFL \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 un RR de 1,96 et un z-score de    <\/p>\n\n<h3 id=\"effets-des-comorbidites\" class=\"wp-block-heading\">Effets des comorbidit\u00e9s<\/h3>\n\n<p>Plusieurs \u00e9tudes indiquent que la comorbidit\u00e9 influence les r\u00e9sultats cliniquement pertinents dans la SEP. Cependant, on en sait moins sur l&#8217;influence de la comorbidit\u00e9 sur les mesures de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie. Un groupe de chercheurs s&#8217;est pench\u00e9 sur l&#8217;\u00e9valuation de la relation entre les comorbidit\u00e9s et l&#8217;activit\u00e9 de la maladie dans les essais cliniques sur les th\u00e9rapies de modification de la maladie (DMT) [2]. Une m\u00e9ta-analyse en deux \u00e9tapes des donn\u00e9es individuelles des participants aux essais cliniques de phase III sur les DMT de la SEP a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. Les \u00e9tudes de 2006 \u00e0 2020 avec un suivi d&#8217;au moins deux ans ont \u00e9t\u00e9 incluses. Les comorbidit\u00e9s individuelles prises en compte \u00e9taient l&#8217;hypertension, l&#8217;hyperlipid\u00e9mie, les cardiopathies fonctionnelles, les cardiopathies isch\u00e9miques, les maladies c\u00e9r\u00e9brovasculaires, les maladies vasculaires p\u00e9riph\u00e9riques, le diab\u00e8te, les maladies auto-immunes de la thyro\u00efde, diverses maladies auto-immunes, la migraine, les maladies pulmonaires et cutan\u00e9es, la d\u00e9pression, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et d&#8217;autres troubles psychologiques. L&#8217;analyse a port\u00e9 sur 16794 patients issus de 17 essais cliniques.        <\/p>\n\n<p>La pr\u00e9sence de comorbidit\u00e9s \u22653 \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une augmentation de 13% du risque d&#8217;activit\u00e9 de la maladie par rapport aux personnes sans comorbidit\u00e9. Chez les personnes souffrant de \u22652 maladies cardiom\u00e9taboliques, on a observ\u00e9 une augmentation de 20% du risque d&#8217;activit\u00e9 de la maladie par rapport aux personnes ne souffrant pas de maladies cardiom\u00e9taboliques. Un risque accru d&#8217;activit\u00e9 pathologique a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 un nombre croissant de troubles mentaux et chez les personnes souffrant de d\u00e9pression par rapport aux personnes ne souffrant pas de d\u00e9pression. Ces r\u00e9sultats soulignent l&#8217;impact n\u00e9gatif des comorbidit\u00e9s \u00e9tudi\u00e9es sur l&#8217;activit\u00e9 de la maladie dans la SEP et font de la pr\u00e9vention et du traitement des comorbidit\u00e9s une pr\u00e9occupation clinique urgente.   <\/p>\n\n<h3 id=\"ne-pas-negliger-la-depression\" class=\"wp-block-heading\">Ne pas n\u00e9gliger la d\u00e9pression<\/h3>\n\n<p>La pr\u00e9valence de la d\u00e9pression chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques (SP) est trois fois plus \u00e9lev\u00e9e que dans la population g\u00e9n\u00e9rale. Des \u00e9tudes r\u00e9centes ont montr\u00e9 que la d\u00e9pression comorbide chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques peut entra\u00eener de moins bons r\u00e9sultats cliniques, y compris un risque accru de pouss\u00e9es et une neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. Ces r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que la d\u00e9pression peut avoir une pathogen\u00e8se commune avec la SEP, qui va au-del\u00e0 du simple fardeau psychologique d&#8217;une maladie chronique. En outre, des recherches r\u00e9centes soutiennent un m\u00e9canisme immunologique de la d\u00e9pression, \u00e9tay\u00e9 par des d\u00e9couvertes selon lesquelles des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;interleukine-17A (IL-17A) p\u00e9riph\u00e9rique peuvent affecter la synth\u00e8se de la s\u00e9rotonine. Cependant, la contribution de l&#8217;immunod\u00e9ficience \u00e0 la d\u00e9pression comorbide chez les personnes atteintes de SEP doit encore \u00eatre clarifi\u00e9e. C&#8217;est ce qu&#8217;a cherch\u00e9 \u00e0 faire une \u00e9tude r\u00e9cente [3]. Elle a permis d&#8217;\u00e9tablir une corr\u00e9lation g\u00e9n\u00e9tique significative entre la d\u00e9pression et la SEP, bien qu&#8217;aucun lien de cause \u00e0 effet n&#8217;ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 entre les deux maladies. Plusieurs loci de risque communs li\u00e9s \u00e0 l&#8217;activation des cellules T ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, associ\u00e9s \u00e0 HLA-B, CFB et SLC12A5. Le lien entre la d\u00e9pression et la scl\u00e9rose en plaques par l&#8217;activation des cellules T a \u00e9t\u00e9 encore renforc\u00e9 par l&#8217;analyse MTAG et l&#8217;analyse d&#8217;enrichissement de la voie. Gr\u00e2ce \u00e0 scRNA-seq, les chercheurs ont d\u00e9couvert un groupe de lymphocytes T CD8+ chez les pwMS pr\u00e9sentant une d\u00e9pression comorbide, capables de reconna\u00eetre \u00e0 la fois la prot\u00e9ine de base de la my\u00e9line (MBP) et les peptides glutamate d\u00e9carboxylase-2 (GAD2) lors de la pr\u00e9sentation de la mol\u00e9cule HLA-B. Les lymphocytes T CD8+ sont capables de reconna\u00eetre la prot\u00e9ine de base de la my\u00e9line (MBP). Ce groupe de cellules T CD8+ pr\u00e9sentait une expression \u00e9lev\u00e9e d&#8217;IL-17A et de RORC. Les r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que les troubles immunitaires communs peuvent contribuer \u00e0 la d\u00e9pression comorbide de la SEP.           <\/p>\n\n<p><em>Congr\u00e8s : ECTRIMS 2024<\/em><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Panayiota P, et al. : Prediction of MS activity and progression with the use of a combination of objective biomarkers (levels of serum neurofilaments, cognitive testing, and quantitative MRI measurements) ; suggestions for building a risk-calculator. O002\/1829. ECTRIMS 2024 &#8211; Pr\u00e9sentations orales.<\/li>\n\n\n\n<li>Salter A, et al : The Association of Comorbidities and Disease Activity in Phase III Clinical Trials for Disease-Modifying Therapies in Multiple Sclerosis. O005\/1392. ECTRIMS 2024 &#8211; Pr\u00e9sentations orales.<\/li>\n\n\n\n<li>Wang X, et al : Le dysfonctionnement immunitaire contribue \u00e0 la d\u00e9pression comorbide chez les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques. O034\/1580. ECTRIMS 2024 &#8211; Pr\u00e9sentations orales.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2024 ; 22(6) : 24 (publi\u00e9 le 5.12.24, ahead of print)<\/em><\/p>\n\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette ann\u00e9e encore, la plus grande r\u00e9union mondiale consacr\u00e9e \u00e0 la recherche sur la scl\u00e9rose en plaques a r\u00e9uni des experts de premier plan dans le domaine de la neurologie.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":391408,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Scl\u00e9rose en plaques","footnotes":""},"category":[11549,11527,11383,11489,11535],"tags":[13703,15599,12371],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-391407","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-rx-fr","category-etudes","category-neurologie-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","tag-biomarqueurs","tag-ms-fr","tag-sclerose-en-plaques","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-15 17:50:20","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":391432,"slug":"prevedere-e-ridurre-lattivita-della-malattia-qual-e-lo-stato-attuale","post_title":"Prevedere e ridurre l'attivit\u00e0 della malattia: qual \u00e8 lo stato attuale?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/prevedere-e-ridurre-lattivita-della-malattia-qual-e-lo-stato-attuale\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":391425,"slug":"prever-e-reduzir-a-atividade-da-doenca-qual-e-a-situacao-atual","post_title":"Prever e reduzir a atividade da doen\u00e7a - qual \u00e9 a situa\u00e7\u00e3o atual?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/prever-e-reduzir-a-atividade-da-doenca-qual-e-a-situacao-atual\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":391419,"slug":"prediccion-y-reduccion-de-la-actividad-de-la-enfermedad-cual-es-la-situacion-actual","post_title":"Predicci\u00f3n y reducci\u00f3n de la actividad de la enfermedad: \u00bfcu\u00e1l es la situaci\u00f3n actual?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/prediccion-y-reduccion-de-la-actividad-de-la-enfermedad-cual-es-la-situacion-actual\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/391407","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=391407"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/391407\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":391411,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/391407\/revisions\/391411"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/391408"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=391407"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=391407"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=391407"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=391407"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}