{"id":392212,"date":"2025-01-03T14:00:00","date_gmt":"2025-01-03T13:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=392212"},"modified":"2024-12-11T16:05:42","modified_gmt":"2024-12-11T15:05:42","slug":"un-danger-encore-sous-estime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/un-danger-encore-sous-estime\/","title":{"rendered":"Un danger encore sous-estim\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Bien que le virus respiratoire syncytial (VRS) soit l&#8217;une des infections les plus courantes chez les enfants, avec un taux de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9 chez les nouveau-n\u00e9s et les jeunes enfants, la maladie peut survenir dans tous les groupes d&#8217;\u00e2ge et est largement sous-estim\u00e9e chez les adultes. Pourtant, c&#8217;est chez les personnes \u00e2g\u00e9es que l&#8217;infection peut avoir des cons\u00e9quences importantes. <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Le VRS n&#8217;est plus uniquement consid\u00e9r\u00e9 comme une maladie des plus jeunes, mais il reste \u00e0 ce jour une cause sous-estim\u00e9e de morbidit\u00e9 et d&#8217;hospitalisation dans le monde entier chez les personnes \u00e2g\u00e9es et les personnes immunod\u00e9prim\u00e9es. Le diagnostic pr\u00e9coce est difficile, en particulier chez les patients \u00e2g\u00e9s ou fragiles, chez qui le virus peut entra\u00eener des sympt\u00f4mes cliniques plus graves. Actuellement, le test de diagnostic le plus pr\u00e9cis et le plus rapide pour la d\u00e9tection du VRS est l&#8217;amplification RT-PCR sur des pr\u00e9l\u00e8vements nasaux ou des NP.  <\/p>\n\n<p>Un groupe de chercheurs italiens, dirig\u00e9 par Franco Alfano de l&#8217;Unit\u00e9 respiratoire, D\u00e9partement de m\u00e9decine translationnelle, \u00c9cole de m\u00e9decine de l&#8217;Universit\u00e9 de Ferrare, H\u00f4pital universitaire Sant&#8217;Anna, Italie, a r\u00e9alis\u00e9 une revue syst\u00e9matique portant notamment sur l&#8217;exposition au VRS chez les personnes \u00e2g\u00e9es et les personnes souffrant de comorbidit\u00e9s [1].  <\/p>\n\n<p>Le fardeau le plus lourd des infections \u00e0 VRS est observ\u00e9 chez les enfants de moins de cinq ans (avec une incidence mondiale de 17 pour 1000 personnes) et les adultes \u00e2g\u00e9s de plus de 70 ans (incidence de 6,3 pour 1000 personnes). Selon les auteurs, les donn\u00e9es sur les infections \u00e0 VRS chez les personnes \u00e2g\u00e9es et les personnes souffrant de comorbidit\u00e9s sont en retard de quelques d\u00e9cennies sur la r\u00e9silience des preuves p\u00e9diatriques, bien qu&#8217;elles aient r\u00e9cemment augment\u00e9 de mani\u00e8re exponentielle. Les donn\u00e9es sur les adultes des pays en d\u00e9veloppement sont \u00e9galement rares. Les infections <em> respiratoires <\/em>aigu\u00ebs (IRA) \u00e0 VRS sont la troisi\u00e8me cause virale d&#8217;hospitalisation, principalement chez les adultes de plus de 65 ans, avec moins de 1% des adultes infect\u00e9s par le VRS n\u00e9cessitant une hospitalisation. Dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9, on s&#8217;attend \u00e0 ce qu&#8217;en 2025, le nombre d&#8217;infections respiratoires li\u00e9es au VRS chez les personnes \u00e2g\u00e9es &gt;65 ans puisse atteindre 10 millions de cas, 800 000 hospitalisations et 74 000 d\u00e9c\u00e8s en milieu hospitalier. Une m\u00e9ta-analyse r\u00e9cente a analys\u00e9 21 \u00e9tudes diff\u00e9rentes sur les infections \u00e0 VRS chez les personnes \u00e2g\u00e9es de 60 ans et plus dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9 et a soulign\u00e9 que le taux d&#8217;attaque du VRS-ARI \u00e9tait de 1,62% en 2019. Le taux d&#8217;hospitalisation RSV-ARI a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 \u00e0 0,15%, tandis que le taux de mortalit\u00e9 hospitali\u00e8re RSV-ARI (hCFR) \u00e9tait de 7,13%.      <\/p>\n\n<h3 id=\"le-vrs-expose-les-personnes-agees-a-un-risque-accru-dinfections-graves\" class=\"wp-block-heading\">Le VRS expose les personnes \u00e2g\u00e9es \u00e0 un risque accru d&#8217;infections graves<\/h3>\n\n<p>L&#8217;infection \u00e0 VRS est de plus en plus identifi\u00e9e comme une cause de maladie respiratoire virale chez les adultes pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s, y compris des maladies cardiovasculaires. Dans une m\u00e9ta-analyse comprenant 20 \u00e9tudes sur les IRA \u00e0 VRS chez les adultes pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s, 18 dans des pays d\u00e9velopp\u00e9s et deux dans des pays en d\u00e9veloppement, le taux d&#8217;incidence des IRA \u00e0 VRS chez les adultes pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s \u00e9tait de 30,3 pour 1000 personnes par an\/saison. Il s&#8217;agissait par exemple de patients atteints de mucoviscidose, d&#8217;insuffisance cardiaque chronique (IC), de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et d&#8217;un syst\u00e8me immunitaire affaibli. Le taux d&#8217;hospitalisation des adultes de plus de 65 ans souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque chronique ou de bronchopneumopathie chronique obstructive \u00e9tait de 13,2 pour 1000 personnes par an, avec un hCFR de 11%. En fait, il a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 que les pays \u00e0 haut revenu sont plus expos\u00e9s au risque de d\u00e9velopper des \u00e9pid\u00e9mies de VRS en raison d&#8217;une combinaison de vieillissement de la population, d&#8217;immunos\u00e9nescence et d&#8217;un fardeau accru de comorbidit\u00e9s qui en d\u00e9coule.    <\/p>\n\n<p>Les chercheurs soulignent que pendant longtemps, les m\u00e9decins n&#8217;ont pas consid\u00e9r\u00e9 l&#8217;infection \u00e0 VRS comme une cause potentielle d&#8217;hospitalisation et de morbidit\u00e9 importante chez les adultes. Ceci, combin\u00e9 au manque de traitements antiviraux sp\u00e9cifiques, a dissuad\u00e9 les m\u00e9decins de r\u00e9aliser des tests de diagnostic du VRS et a contribu\u00e9 \u00e0 la sous-d\u00e9tection ou \u00e0 la sous-estimation de l&#8217;impact r\u00e9el du VRS (en particulier dans les groupes \u00e0 risque). En fait, il existe encore peu de syst\u00e8mes de surveillance ad hoc du VRS permettant d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;impact r\u00e9el des infections \u00e0 VRS et de sensibiliser les populations \u00e0 risque aux risques d&#8217;infection par le VRS. Cependant, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le d\u00e9pistage du VRS a consid\u00e9rablement augment\u00e9 dans le contexte de m\u00e9thodes de d\u00e9tection plus efficaces et plus abordables, telles que l&#8217;amplification en cha\u00eene par polym\u00e9rase (PCR) mol\u00e9culaire, selon Franco Alfano et son \u00e9quipe.   <\/p>\n\n<h3 id=\"adultes-%e2%89%a574-ans-avec-les-taux-dhospitalisation-les-plus-eleves-pour-le-vrs\" class=\"wp-block-heading\">Adultes \u226574 ans avec les taux d&#8217;hospitalisation les plus \u00e9lev\u00e9s pour le VRS<\/h3>\n\n<p>Dans une \u00e9tude europ\u00e9enne r\u00e9cente, pr\u00e8s de 40% des hospitalisations li\u00e9es au VRS ont eu lieu chez des patients \u00e2g\u00e9s de 65 ans et plus. Sur les 158 000 hospitalisations li\u00e9es au VRS chez les adultes de plus de 18 ans, 92% (145 000) concernaient des patients de plus de 65 ans. <\/p>\n\n<p>Les adultes \u00e2g\u00e9s de 75 \u00e0 84 ans pr\u00e9sentaient le taux d&#8217;hospitalisation annuel le plus \u00e9lev\u00e9 pour cause de VRS, avec 75 000 cas par an, soit un taux de 2,24 pour 1000 adultes par an, le taux le plus \u00e9lev\u00e9 \u00e9tant observ\u00e9 chez les adultes \u00e2g\u00e9s de plus de 85 ans. Des donn\u00e9es comparables ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 159 000 hospitalisations li\u00e9es au VRS ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es chez les adultes de plus de 65 ans. La mortalit\u00e9 totale chez les patients admis pour le VRS est de 6-8% et repr\u00e9sente 25% de la surmortalit\u00e9 hivernale. Les chercheurs italiens soulignent qu&#8217;il existe encore peu de donn\u00e9es en provenance d&#8217;Europe du Sud et de l&#8217;Est. En outre, si les donn\u00e9es disponibles sur les hospitalisations dues au VRS refl\u00e8tent probablement le fardeau global de l&#8217;infection, l&#8217;estimation du fardeau de la maladie dans la population g\u00e9n\u00e9rale reste \u00e0 ce jour incertaine. Entre 10% et 31% des adultes hospitalis\u00e9s pour une infection \u00e0 VRS ont besoin d&#8217;une assistance en soins intensifs, tandis que 3 \u00e0 17% d&#8217;entre eux doivent \u00eatre plac\u00e9s sous ventilation m\u00e9canique. Parmi tous les patients \u00e0 haut risque (atteints de maladies cardio-pulmonaires ou d&#8217;immunod\u00e9ficience) infect\u00e9s par le VRS, 32% doivent \u00eatre hospitalis\u00e9s et 26% ont besoin d&#8217;une assistance en unit\u00e9 de soins intensifs. Les donn\u00e9es montrent que les taux de mortalit\u00e9 \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital chez les adultes de 65 ans et plus infect\u00e9s par le VRS varient entre 11 et 18%, avec un taux de mortalit\u00e9 estim\u00e9 \u00e0 13% chez les patients atteints de maladies cardio-pulmonaires parmi les patients europ\u00e9ens \u00e0 haut risque.       <\/p>\n\n<p>Les sympt\u00f4mes cliniques d&#8217;une infection par le VRS chez les personnes \u00e2g\u00e9es ne sont gu\u00e8re diff\u00e9rents de ceux de la grippe ou d&#8217;autres virus respiratoires, mais certains sympt\u00f4mes peuvent \u00eatre plus \u00e9vocateurs de l&#8217;un des agents pathog\u00e8nes. Une forte fi\u00e8vre est plus souvent associ\u00e9e \u00e0 la grippe. De m\u00eame, les malaises, la faiblesse et les douleurs musculaires ainsi que les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux sont moins fr\u00e9quents en cas d&#8217;infection par le VRS qu&#8217;en cas de grippe.  <\/p>\n\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, il existe une grande vari\u00e9t\u00e9 de manifestations cliniques, allant des maladies asymptomatiques \u00e0 la pneumonie aigu\u00eb et \u00e0 la d\u00e9tresse respiratoire grave mettant en jeu le pronostic vital <strong>(tableau 1). <\/strong>Chez les adultes, les infections asymptomatiques sont moins fr\u00e9quentes que chez les patients plus jeunes (&lt;5%). La plupart des adultes d\u00e9veloppent des signes de maladie des voies respiratoires sup\u00e9rieures dans les cinq jours suivant l&#8217;infection, comme la rhinorrh\u00e9e, la congestion nasale (22-78%) ou la pharyngodynie (16-64%). Les infections des voies respiratoires inf\u00e9rieures<em> ( <\/em>LRTI) peuvent provoquer une toux (85-95% des cas), une respiration sifflante\/un sifflement (33-90%) et une dyspn\u00e9e (51-93%), ce qui indique une atteinte directe ou indirecte des voies respiratoires inf\u00e9rieures par le VRS. Les sympt\u00f4mes syst\u00e9miques non sp\u00e9cifiques comprennent la fi\u00e8vre, la faiblesse et la perte d&#8217;app\u00e9tit (48-56%), dont l&#8217;intensit\u00e9 et la gravit\u00e9 peuvent varier, bien qu&#8217;ils soient moins fr\u00e9quents que dans le cas d&#8217;une infection grippale. Contrairement aux infections par le virus de la grippe, dont l&#8217;expression clinique atteint son apog\u00e9e 2 \u00e0 3 jours apr\u00e8s l&#8217;apparition du premier sympt\u00f4me, une infection par le VRS d\u00e9veloppe g\u00e9n\u00e9ralement des sympt\u00f4mes 4 \u00e0 7 jours apr\u00e8s l&#8217;exposition, avec un pic entre les jours 7 et 13.    <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/tab1_RH2_s20.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1463\" height=\"721\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/tab1_RH2_s20.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-392168\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/tab1_RH2_s20.png 1463w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/tab1_RH2_s20-800x394.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/tab1_RH2_s20-1160x572.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/tab1_RH2_s20-1120x552.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1463px) 100vw, 1463px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"mesures-dhygiene-pour-la-prevention-du-vrs\" class=\"wp-block-heading\">Mesures d&#8217;hygi\u00e8ne pour la pr\u00e9vention du VRS<\/h3>\n\n<p>Plusieurs \u00e9tudes ont mis en \u00e9vidence un risque accru d&#8217;exacerbation des maladies respiratoires chroniques (telles que l&#8217;asthme et la BPCO) et un risque cardiovasculaire accru \u00e0 la fois chez les personnes \u00e2g\u00e9es immunocomp\u00e9tentes et chez les personnes pr\u00e9sentant plusieurs comorbidit\u00e9s. Ainsi, l&#8217;infection \u00e0 VRS est une cause importante d&#8217;exacerbation de la BPCO ; elle a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e avec des fr\u00e9quences variables allant de 0,8 \u00e0 22% des cas aigus selon le diagnostic. <\/p>\n\n<p>Le lien entre les maladies cardiopulmonaires et la gravit\u00e9 d&#8217;une maladie respiratoire associ\u00e9e au VRS est probablement multifactoriel et comprend des modifications de la fonction immunitaire, l&#8217;hypoxie et le stress f\u00e9brile, ainsi que d&#8217;\u00e9ventuelles modifications prothrombotiques caus\u00e9es par l&#8217;infection et l&#8217;inflammation associ\u00e9e. Dans une grande \u00e9tude multicentrique portant sur 607 patients hospitalis\u00e9s \u00e0 Hong Kong pour un VRS, des complications cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, fibrillation auriculaire, \u00e9v\u00e9nement coronarien aigu) sont survenues chez 19,4% des adultes (18-65 ans) infect\u00e9s par le VRS, ainsi que chez 21,3% des personnes \u00e2g\u00e9es immunocomp\u00e9tentes (&gt;65 ans) et 25,6% des patients atteints de BPCO. Dans une \u00e9tude canadienne portant sur des patients hospitalis\u00e9s pour une infection par le VRS et pr\u00e9sentant des complications cardiovasculaires (14% d&#8217;exacerbation d&#8217;insuffisance cardiaque, 8% de nouvelle arythmie, 2% d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral et 1% d&#8217;infarctus du myocarde), 52% des patients avaient des ant\u00e9c\u00e9dents de maladie cardiaque. Les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires aigus ont \u00e9t\u00e9 la cause directe du d\u00e9c\u00e8s de 16,7% des 72 patients atteints de VRS qui sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dans les 60 jours suivant leur hospitalisation.   <\/p>\n\n<p>Un certain nombre de facteurs de risque d&#8217;infection par le VRS ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s dans les greffes de cellules souches h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques, notamment le sexe masculin, le type de greffe (c&#8217;est-\u00e0-dire allog\u00e9nique), la s\u00e9ropositivit\u00e9 au cytom\u00e9galovirus et le statut d&#8217;implantation. L&#8217;infection par le VRS est \u00e9galement particuli\u00e8rement importante chez les receveurs de transplantation pulmonaire. L&#8217;incidence estim\u00e9e des infections respiratoires virales acquises en ambulatoire chez les receveurs de greffes pulmonaires est de 15 \u00e0 50 cas pour 100 patients-ann\u00e9es et le VRS est responsable de 19% de ces infections (c&#8217;est-\u00e0-dire 2 \u00e0 10 pour 100 patients-ann\u00e9es.  <\/p>\n\n<p>Comme d&#8217;autres virus respiratoires, le VRS se transmet classiquement par l&#8217;inhalation de gouttelettes d&#8217;a\u00e9rosol et, en particulier chez les enfants, par le contact avec des porteurs d&#8217;infection. De bonnes pratiques d&#8217;hygi\u00e8ne jouent donc un r\u00f4le fondamental dans la r\u00e9duction de la transmission de cette infection. C&#8217;est pourquoi la prophylaxie est rapidement devenue le moyen le plus efficace de r\u00e9duire la propagation du VRS et ses effets cliniques dans la population, en particulier chez les patients les plus vuln\u00e9rables, tels que les personnes \u00e2g\u00e9es, les patients souffrant de maladies multiorganiques ou les patients vivant dans des \u00e9tablissements de soins. Les mesures d&#8217;hygi\u00e8ne, telles que les interventions proc\u00e9durales ou structurelles, ont consid\u00e9rablement r\u00e9duit la transmission des virus respiratoires, mais une prophylaxie active reste indispensable et doit \u00eatre poursuivie, en se concentrant sur les personnes pr\u00e9sentant un risque plus \u00e9lev\u00e9 de maladie grave, concluent les auteurs italiens.   <\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Alfano F, et al : Respiratory Syncytial Virus Infection in Older Adults : An Update. Drugs Aging 2024 ; 41 : 487-505 ; doi : 10.1007\/s40266-024-01118-9.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo RHEUMATOLOGIE 2024 ; 6(2) : 20-21<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien que le virus respiratoire syncytial (VRS) soit l&#8217;une des infections les plus courantes chez les enfants, avec un taux de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9 chez les nouveau-n\u00e9s et&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":392213,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Virus respiratoire syncytial chez les personnes \u00e2g\u00e9es","footnotes":""},"category":[11527,11531,11368,11428,11477,11549],"tags":[22370,80304,38722,80302,20199,80305,80303,22756,69542],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-392212","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-formation-continue","category-geriatrie-fr","category-infectiologie","category-pneumologie-fr","category-rx-fr","tag-anorexie-fr","tag-asthenie-fr","tag-geriatrie-fr","tag-hospitalisation-fr","tag-infection-fr","tag-pharyngodynie-fr","tag-rhinorrhee","tag-rsv-fr","tag-virus-respiratoire-syncytial-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-08 16:26:51","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":392209,"slug":"un-pericolo-ancora-sottovalutato","post_title":"Un pericolo ancora sottovalutato","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/un-pericolo-ancora-sottovalutato\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":392206,"slug":"um-perigo-que-continua-a-ser-subestimado","post_title":"Um perigo que continua a ser subestimado","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/um-perigo-que-continua-a-ser-subestimado\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":392203,"slug":"un-peligro-que-aun-se-subestima","post_title":"Un peligro que a\u00fan se subestima","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/un-peligro-que-aun-se-subestima\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/392212","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=392212"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/392212\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":392214,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/392212\/revisions\/392214"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/392213"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=392212"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=392212"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=392212"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=392212"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}